Wisigoth d'Espagne réfugié en France, Théodulf, avant de devenir évêque d'Orléans, fut, avec Pierre de Pise, Paul Diacre, Paulin d'Aquilée, Agobard et le grand Alcuin, l'un des hommes d'Église sur lesquels Charlemagne s'appuya pour réorganiser l'enseignement dans ses États et pour y rétablir la discipline ecclésiastique. Mais, comme son compatriote Agobard, devenu archevêque de Lyon, et à la différence d'Alcuin, Théodulf, poète et théologien, passa la plus grande partie de sa vie en dehors de la cour franque et eut, de ce fait, une influence plus restreinte que ce dernier. Nommé évêque d'Orléans en 775 et abbé de Fleury (Saint-Benoît-sur-Loire) en 781, il travailla à la réforme de son clergé, pour lequel il rédigea des Capitulaires en 46 articles, et fonda dans son diocèse un hospice. Il assista en 800 à Rome au couronnement de Charlemagne. En 804, il succéda à Alcuin comme conseiller théologique de l'empereur, qui le chargea d'étudier la question du Filioque face aux objections des Orientaux. Ainsi composa-t-il son traité De Spiritu sancto, qu'il fit suivre, sur la demande de Charlemagne, d'un De ordine baptismi. En 816, le pape Étienne IV lu […]
