Moine et écrivain byzantin, né à Constantinople, au cours de la querelle de l'iconoclasme, dans une caste de fonctionnaires des finances fort attachée aux traditions. Son œuvre témoigne d'une culture générale remarquable pour cette époque d'ordinaire taxée d'obscurantisme : Théodore connaît la grammaire et la poétique, mais aussi la logique aristotélicienne et la théologie. Très jeune, il subit l'ascendant d'un oncle maternel, Platon, ancien trésorier-payeur impérial, retiré au monastère de Saccoudion dans l'Olympe de Bithynie, une propriété familiale. En 781, il l'y rejoint avec son père et ses deux frères — le futur archevêque de Thessalonique, Joseph, et Euthyme —, cependant que sa mère et une de ses sœurs prennent le voile dans la capitale. En 787, il est ordonné prêtre par le patriarche Taraise et, bientôt après, succède à Platon dans la charge d'higoumène, qu'il partageait avec lui depuis quelque temps.
L'attitude libérale, concertée entre le Palais et Taraise, à l'égard des évêques iconoclastes résipiscents (concile de Nicée, 787), avait déçu l'oncle autant que le neveu, l'un et l'autre enclins à dénoncer dans ces prélats des simoniaques. L'affaire « moechienne » (< […]
