Chimiste suédois né à Valbo (Suède) et mort à Örebro. En 1907, Svedberg soutient à Uppsala une thèse de doctorat concernant l'étude des structures colloïdales, qui va constituer le grand sujet de son activité scientifique future. En 1912, il est nommé professeur dans la première chaire de chimie physique créée en Suède, à Uppsala où il fera toute sa carrière. Il s'intéresse au mouvement brownien qui entraîne des chocs incessants des particules colloïdales avec les molécules d'eau, ce qui empêche les particules colloïdales de sédimenter. La modification directe du champ de gravitation permettrait de diminuer ces collisions, mais cela n'était pas réalisable, Svedberg se tourne alors vers les techniques de centrifugation qui servaient déjà à séparer la crème du lait ou le plasma des autres éléments du sang. Cependant la très petite taille des particules colloïdales impose de mettre en œuvre des effets de centrifugation beaucoup plus importants. C'est en 1923 que Svedberg met au point une ultracentrifugeuse qui, après quelques années de perfectionnement, lui permet d'obtenir une force centrifuge 100 000 fois plus élevée que la force de gravitation terrestre. Svedberg peut ainsi réaliser la sédimentation de différents systèmes colloïdaux. La détermination de la vitesse de sédimentation lui permet de calculer la taille des particules. En 1926, Svedberg applique la technique de l’ultracentrifugation à l'étude des protéines ; ces macromolécules biologiques appartiennent par leurs tailles au domaine colloïdal et Svedberg peut ainsi obtenir la valeur des masses molaires de très nombreuses d'entre elles. Sa technique va se révéler un peu plus tard extrêmement féconde pour déterminer les masses molaires des polymères synthétiques. Svedberg reçoit le prix Nobel de chimie en 1926.
Georges BRAM
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