3. Les sandiwara
Tous ces types de représentation (sauf le potehi et les wayang balinais) sont donnés en javanais. Parallèlement à cette tradition javanaise qui est de loin la plus riche et la plus ancienne, il faut signaler, à partir d'une date beaucoup plus récente (xixe s.), le développement de théâtres en malais-indonésien (connus sous le terme générique de sandiwara) : au niveau le plus élémentaire, le lenong, sorte de tabarinade sur tréteaux, propre à la région de Jakarta ; à un niveau plus perfectionné, les troupes itinérantes de komedi stambul qui, surtout entre les deux guerres, présentèrent dans les principales villes des « Indes néerlandaises » des spectacles qui tenaient à la fois du music-hall et de la « comédie » européenne ; au niveau le plus élaboré, un théâtre d'auteurs, en indonésien moderne (en vers ou en prose), dont le succès ne dépassa toutefois jamais un petit cercle limité d'intellectuels (parmi les principaux écrivains de théâtre : Sanusi Pané, Rustam Effendi, M. Yamin, U. T. Sontani, El Hakim, Usmar Ismail). Depuis quelque temps, cette création théâtrale originale semble s'assécher et les efforts les plus remarquables concernent l'adaptation et la mise en scène (à signaler ici les noms de trois metteurs en scène importants : W. S. Rendra, Arifin C. Noer et Teguh Karya, qui travaillent aussi pour le cinéma).
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