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Écrit par : Jacques CHAILLEY, François JOUAN
Parmi les créations les plus remarquables de la Grèce figure celle du genre théâtral, tragique et comique. Les premiers, les Grecs ont imaginé de produire devant le peuple assemblé, dans un dialogue réglé, des acteurs incarnant des héros des anciens mythes ou de simples hommes de la société contemporaine et de les introduire dans une intrigue… Lire la suiteÉcrit par : Dominique PAQUET
Dans le chapitre "De l'acteur au comédien" : … *La figure réelle ou mythique de Thespis structure la naissance de l'acteur au vie siècle avant J.-C. L'« hypocrite » – celui qui réplique – sort du groupe des officiants des cortèges religieux pour entamer un jeu de réponses, encore ritualisé, avec le chœur dont il est issu. Thespis crée donc le protagoniste, acteur… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Substantif grec correspondant au verbe agô, « mener », qui désigne l'assemblée, puis le concours, en particulier sportif (Agôn personnifié — cf. Pausanias, Description de la Grèce, V, xxvi, 3 — avait sa statue à Olympie, tenant des haltères) et, plus généralement, toutes sortes de luttes et de combats. En rhétorique, le… Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
Écrit par : Daniel CHARLES
Dans le chapitre "Les interférences entre structures sonores et espaces structurés" : … ce qui a précipité les conjonctions entre les deux arts. Si l'on aborde maintenant le théâtre *grec, il est clair que le rond de l'orchestre, même à moitié encerclé par les gradins, manquait de surfaces de réflexion susceptibles d'assurer une réverbération efficace. Les subterfuges – « vases sonores » de Vitruve, panneaux verticaux du… Lire la suiteÉcrit par : Jean DEFRADAS
Aristophane est le plus grand poète comique *grec. Ses comédies, qui peuvent paraître, avec leur fantaisie verbale et leurs outrances grossières, destinées à faire rire la populace, témoignent d'une attitude franche et réfléchie en face des problèmes qui se posaient à ses contemporains : elles expriment les… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Directeur de la bibliothèque d'Alexandrie vers ~ 195, Aristophane de Byzance publia une version d'Homère, la Théogonie d'Hésiode, Alcée, Pindare, Euripide, Aristophane et peut-être Anacréon. Un grand nombre des « arguments » qui figurent au début des manuscrits de comédies et de tragédies grecques sont attribués à Aristophane de Byzance :… Lire la suiteÉcrit par : Guy BURGEL, Pierre LÉVÊQUE
Dans le chapitre "La littérature et la pensée" : … *C'est surtout le théâtre qui connaît son apogée : art populaire et démocratique qui vise à l'instruction du démos, tout en célébrant le culte d'un des dieux qui lui sont particulièrement chers, Dionysos. L'essor de la tragédie, associée dans des tétralogies au drame satyrique, est le plus rapide. D'une production considérable subsiste une… Lire la suiteÉcrit par : Denis THOUARD
Dans le chapitre "L'art de lire" : … *À partir des années 1980, Jean Bollack consacre une part importante de son activité à la tragédie antique avec des commentaires de l'Agamemnon d'Eschyle (avec Pierre Judet de La Combe, 3 vol., 1981), le monumental commentaire d'Œdipe roi (L'Œdipe roi de Sophocle, 4 vol., 1990), des interprétations (La Naissance d'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques CHAILLEY, Universalis
Dans le chapitre "Des origines à l'époque classique" : … différente à la musique chorale : la tragédie et l'instauration des grands concours musicaux. *Le chœur des grandes tragédies de l'époque classique grecque marque en quelque sorte une transition. Il remplit encore une fonction religieuse, ses membres sont recrutés selon des critères sociaux et non uniquement artistiques. Même s'il représente… Lire la suiteÉcrit par : Robert ABIRACHED
Dans le chapitre "La comédie antique" : … La comédie européenne est née en *Grèce, dans le cadre des fêtes traditionnelles en l'honneur de Dionysos. Au milieu des réjouissances populaires qui suivaient les cérémonies religieuses, un cortège burlesque se formait dans une explosion de plaisanteries et de chansons : ce théâtre quasi spontané engendra dès le vie siècle avant… Lire la suiteÉcrit par : Alain LABROUSSE
… *Contemporain de Périclès — qui fut l'une de ses cibles favorites —, Cratinos était considéré dans l'Antiquité comme l'un des trois plus grands auteurs, avec Eupolis et Aristophane, de l'ancienne comédie athénienne. On ne possède que des fragments des vingt et une pièces qui lui sont attribuées, et dont la plus ancienne doit remonter à ~ 450. Ses… Lire la suiteÉcrit par : Dominique PAQUET
… *Issue directement de la rhétorique latine, telle que Cicéron et Quintilien l'ont recueillie des Grecs, la déclamation relève de la pronunciatio, moment ou partie du discours qui enseigne à l'orateur l'usage efficace de sa voix en fonction de la forme et du style, du but à atteindre et du public à convaincre. Les tragédiens grecs et romains… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT
Dans le chapitre "Destin : mythe et concept" : … interférence de trois modèles culturels : le modèle judaïque, le modèle chrétien et le modèle grec. *Le tragique ancien, celui d'Agamemnon mais aussi d'Antigone, est à la fois un tragique de spectacle et le nœud d'une union avec la douleur : « C'est ainsi que notre Antigone est l'épouse de la peine. Elle voue sa vie à pleurer le destin de… Lire la suiteÉcrit par : Robert DAVREU
… *Les grandes dionysies ou dionysies urbaines sont les plus imposantes des trois grandes fêtes de Dionysos (les deux autres sont les lénéennes et les petites dionysies champêtres). Apparues à Athènes au ~ vie siècle, elles seront vite célébrées avec éclat dans toutes les cités de quelque importance, l'origine religieuse s'effaçant… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Genre lyrique consacré à Dionysos et, comme tel, caractéristique de tout un aspect du monde hellénique. Le mot est d'origine incertaine, probablement non grecque, comme en témoignerait la légende rapportée notamment par Hérodote : Arion de Méthymne (fin ~ viie s.), transporté par un dauphin au cap Ténare, en Grande-Grèce, aurait… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Nous savons peu de choses du drame satyrique, genre théâtral dont la plupart des œuvres ont été perdues. Sa structure chorale en est l'élément essentiel. Pour les Grecs anciens, un dieu unique, Dionysos, est à l'origine de la vigne et du théâtre. Une même ivresse du vin et du verbe, accompagnée de musique, mettait en relation la divinité et le… Lire la suiteÉcrit par : Robert DAVREU
… *Celle en qui des psychanalystes épris de symétrie ont voulu voir la petite sœur d'Œdipe est en réalité la sœur d'Oreste, et la fille d'Agamemnon et de Clytemnestre. Dans L'Iliade, son père ne l'évoque que sous le nom de Laodice, entre ses deux sœurs, Chrysothémis et Iphianassa (Iphigénie). Si ce nom disparaît complètement chez les poètes… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "Giraudoux et le mythe d'Électre" : … *Héritière d'une tradition qui remonte à Homère et, pour le théâtre, au moins, au ve siècle avant J.-C., la pièce de Giraudoux constitue l'une des variantes les plus récentes d'un mythe extrêmement fécond, surtout si on le rapporte à la légende des Atrides. Eschyle a consacré Les Choéphores, deuxième partie de sa… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline de ROMILLY
… qu'il fascine et intimide. La profondeur des problèmes qu'il a su lire dans les vieux mythes *grecs, l'acuité avec laquelle se traduit chez lui la crainte constante des dieux, la richesse de son lyrisme, aux formes âpres et mystérieuses, tout cela peut y contribuer. Mais ces mérites correspondent aussi à la place qu'occupe Eschyle dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Olivier NEVEUX
Dans le chapitre "Une scène mythique : le théâtre grec" : … Le* théâtre athénien (ve siècle avant J.-C.) agit ici comme une référence, parfois mythifiée. L'hémicycle grec permettrait en effet de révéler « l'essence du théâtre », son origine et son modèle. Théâtre de plein air, espace commémoratif, chargé d'un sens autre que le seul moment théâtral, et démocratique, lié de manière… Lire la suiteÉcrit par : Alain LABROUSSE
… *Considéré dans l'Antiquité comme l'un des plus grands poètes athéniens de l'ancienne comédie — mélange de verve et de satire — et comme un rival d'Aristophane. Né à Athènes, il grandit durant la guerre du Péloponnèse entre Athènes et Sparte, et sa première pièce fut présentée en ~ 429. On conserve de son œuvre dix-neuf titres et plus de quatre cent… Lire la suiteÉcrit par : Édouard DELEBECQUE
*Euripide occupa la scène athénienne en même temps que Sophocle, son aîné de quinze ans, pendant un demi-siècle, depuis l'année 455 (où il prend le relais d'Eschyle qui vient de mourir à soixante-dix ans) jusqu'à sa propre mort en 406 – et même au-delà puisque ses succès furent surtout posthumes. Si, en… Lire la suiteÉcrit par : André-Jean FESTUGIÈRE, Pierre LÉVÊQUE
Dans le chapitre "Les formes cultuelles" : … sans le secours d'un médium et généralement par le bruissement des feuilles d'un chêne sacré. *Enfin l'apparition des formes théâtrales est un des faits essentiels de l'archaïsme mûr. Elle aboutit à la création de genres littéraires, à partir de liturgies qui contenaient des éléments dramatiques, mais ne comportaient pas de textes écrits. La… Lire la suiteÉcrit par : Joseph MOGENET, Jacqueline de ROMILLY
Dans le chapitre "Le théâtre" : … *Issu des traditions populaires en relation avec le culte de Dionysos, le théâtre athénien naît et se développe à travers tout le ve siècle, illustré d'abord par la tragédie, puis par la comédie dont l'évolution ne s'achèvera qu'à la fin du siècle suivant. Les représentations étaient organisées par la ville sous forme de concours… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DEVAMBEZ, Agnès ROUVERET
Dans le chapitre " Le classicisme" : … aussi jouait volontiers du pathétique, et l'influence du théâtre sur l'art est alors indéniable. *Le théâtre se constitue précisément alors, non seulement sous sa forme littéraire, mais encore architecturalement, et c'est là l'une des créations les plus géniales de l'héllénisme. Trois éléments sans lien matériel entre eux sont groupés dans la… Lire la suiteÉcrit par : Alain LABROUSSE
… *Poète grec, probablement originaire de l'île de Cos, dans la mer Égée, ce contemporain de Callimaque et de Théocrite est célèbre par ses Mimes — courtes scènes dramatiques en vers, évoquant des scènes de la vie populaire dans le style de la « nouvelle comédie ». Son œuvre — qui constitue l'ensemble le plus important de textes appartenant à… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Dans la mythologie grecque, fille aînée d'Agamemnon et de Clytemnestre. Lors de la guerre de Troie, son père dut la sacrifier à Artémis pour obtenir de la déesse qu'elle fît cesser le calme (ou les vents contraires) qui retenait en Aulide la flotte des Achéens. Dans certains endroits, on l'identifiait à Artémis, et quelques auteurs anciens… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Didier MÉREUZE
… Unique* trilogie héritée d'Eschyle, L'Orestie, œuvre fondatrice du théâtre, ne cesse d'interroger le théâtre et ses metteurs en scène. On se souvient, en France, de Bernard Sobel, célébrant à travers elle la naissance de la démocratie dans les années 1980. On n'a pas oublié la fête somptueuse et sauvage qu'en avaient tirée Ariane Mnouchkine… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BORNE
Dans le chapitre "La tragédie et le destin" : … et irréelle. L'art dramatique de tous les temps, et d'abord dans ses modèles originels de la *Grèce antique, vise à ce paradoxe, passablement scandaleux en son fond, de faire supporter à l'homme, dans une sorte de joie que les puritains et les jansénistes de toutes obédiences n'ont pas eu tort de juger suspecte, ce qu'il y a de plus… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MOURLON
… *Auteur dramatique athénien que les critiques de l'Antiquité considéraient comme le plus grand poète de la nouvelle comédie attique — c'est-à-dire la dernière floraison de la comédie scénique athénienne. Il ne connut durant sa vie qu'un succès limité ; bien qu'il eût écrit plus de cent pièces, il ne remporta que huit fois la victoire aux fêtes… Lire la suiteÉcrit par : Tristan RÉMY
Dans le chapitre "Origines antiques" : … les époques et les circonstances. Bien qu'on attribue l'invention de cette forme théâtrale au poète *grec Sophron de Syracuse (ve s.), on peut soutenir qu'elle existait bien avant lui. De tout temps, l'acteur placé dans un cadre de grande dimension doit multiplier ses gestes pour être compris ; il recourait parfois à un masque… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Universalis
… *Dans la mythologie grecque, fils d'Agamemnon et de Clytemnestre. D'après Homère, Oreste était absent lorsque son père rentra de Troie et fut assassiné par Égisthe, l'amant de Clytemnestre. Lorsqu'il arriva à l'âge d'homme, Oreste vengea son père en tuant Égisthe et Clytemnestre, conduite que l'on tenait pour exemplaire, conformément au code moral… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Véronique KLAUBER
… *La parabase est une partie de la comédie grecque où l'auteur s'adresse directement au public, par la bouche du coryphée qui interpelle les spectateurs, pendant que le chœur se range au bord de la scène. Le sujet de la parabase n'a rien à voir avec l'intrigue qui, ainsi interrompue, reprendra son cours après l'exposé du coryphée. Cette digression… Lire la suiteÉcrit par : Dominique RICHARD
… *Poète comique né à Cassandrée en Macédoine. Il réside à Athènes et devient célèbre comme auteur de comédies. Il continue la tradition de Ménandre et de la nouvelle comédie : intrigues sentimentales, peintures familières, études psychologiques composent son théâtre. Nous n'en avons que des fragments, mais nous possédons vingt-deux épigrammes de… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Dans le chapitre "Naissance de l'illusion scénique" : … Cette pratique artistique trouve sa source dans l'Antiquité et le théâtre grec. *Elle prend la forme de panneaux peints appliqués sur la façade de la maison des acteurs, ou skênê, élevée lors des fêtes en l'honneur de Dionysos, et devant laquelle se déroulait le drame. À partir du ve siècle avant J.-C., son expression… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline de ROMILLY
*Plus jeune qu'Eschyle, dont l'œuvre garde une majesté un peu archaïque, mais plus âgé qu'Euripide, qui tente déjà des innovations parfois à la limite du tragique, Sophocle représente, au ve siècle avant J.-C., l'équilibre et comme la perfection du genre tragique. Par là, il… Lire la suiteÉcrit par : Robert PIGNARRE
Dans le chapitre "L'Antiquité gréco-latine" : … *Le théâtre occidental a pour berceau le bassin méditerranéen. Il s'est affirmé, dès l'Antiquité, comme l'expression d'une civilisation de type humaniste, c'est-à-dire caractérisée par la volonté d'assurer la promotion de l'homme, de reconnaître sa situation dans l'univers, de définir ses rapports avec le surnaturel et d'instaurer un ordre rationnel… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Marie PRADIER
Dans le chapitre "Un art de la distance" : … *Le théâtre pour les Grecs de l'époque classique est explicitement le lieu du visible. Le mot qui désigne l'édifice, les spectateurs et l'objet de leur perception – teatron – appartient au champ lexical de la vision. Cependant, rien n'est plus trompeur que la référence à un item lexical extrait de son contexte. Un siècle après l'époque… Lire la suiteÉcrit par : Bernard DORT, Jacques MOREL, Jean-Pierre VERNANT
Dans le chapitre "Est-il une tragédie au XXe siècle ?" : … Dès la fin du xixe siècle, la tragédie *grecque sort des livres et des universités ; elle occupe de nouveau non seulement les scènes mais encore des arènes ou des théâtres antiques. À la Comédie-Française, Mounet-Sully fait un Œdipe tonitruant et superbe, tandis que De Max s'exhibe non sans complaisance sur le rocher de Prométhée… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARLIER
Dans le chapitre "La figure du tyran" : … Même dans la courte période pendant laquelle la tyrannie a disparu de la réalité politique grecque, *la figure du tyran occupe une place centrale dans la pensée et la littérature, comme le montre en particulier la tragédie attique du ve siècle. Dans le Prométhée enchaîné, Eschyle présente Zeus comme un « jeune tyran »… Lire la suiteÉcrit par : Pierre JUDET DE LA COMBE
Dans le chapitre "La pensée et ses représentations" : … qui sont le lieu d'une activité symbolique changeante. Cela est particulièrement frappant pour *la tragédie, qu'il traite non comme l'expression d'un concept (« le tragique »), mais comme une problématisation des tensions au sein de la culture athénienne, entre la tradition mythique faite du récit de crimes héréditaires et l'institution de… Lire la suite
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