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Écrit par : Catherine NAUGRETTE
Le Théâtre et le Prince, de Robert Abirached, a paru aux éditions Actes Sud (Arles) en mars 2005. Il se compose de deux volumes. Le premier, sous-titré L'Embellie 1981-1992 et publié pour la première fois en 1992 chez Plon, a été réédité à l'occasion de la parution du second, Un système fatigué 1993-2004. Il s'agit donc… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Écrit par : Robert MANUEL
… *Né à Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône), Marcel Achard passe toute sa jeunesse à Lyon et fait ses études à Calluire. Il écrit sa première pièce à l'âge de dix ans, pièce de cape et d'épée d'une violence inouïe. En 1917, il écrit une parodie de Tartuffe qu'il intitule Tartuffe pour le théâtre Guignol. C'est un succès. Il écrit alors une… Lire la suiteÉcrit par : Dominique PAQUET
Dans le chapitre "Vers une psychologie de l'acteur" : … absent de scène, mais présent à la mémoire émotive commune de l'acteur et de son personnage. » *Toutes les pédagogies de l'acteur du xxe siècle, toutes les théories de l'interprétation naîtront du creuset stanislavskien, soit qu'elles y puisent une nouvelle rigueur, soit qu'elles en récusent les fondements. L'influence de la… Lire la suiteÉcrit par : Jacques POULET
*Auteur dramatique français d'origine russo-arménienne, Arthur Adamov a vécu une enfance entre deux mondes. Né à Kislovotsk (Caucase), il passe ses premières années à Bakou ; ses parents possèdent « une bonne partie des pétroles de la Caspienne ». Surprise en Allemagne par la déclaration de la Première Guerre… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Né en 1939 à Savignies, dans l'Oise, Philippe Adrien se fait d'abord connaître comme auteur dramatique. Après En passant par la Lorraine (1965), La Baye (1967) lui vaut son plus grand succès. Mise en scène au théâtre de Chaillot par Antoine Bourseiller, avec Suzanne Flon et Jean-Pierre Léaud, la pièce raconte un déjeuner dominical… Lire la suiteÉcrit par : Jean JOURDHEUIL
… « contribue à anesthésier la sensibilité plutôt qu'à stimuler les pouvoirs d'action de l'esprit ». *Ces prises de position sont la forme initiale d'une activité littéraire qui prendra un tour philosophique et politique, au temps de sa participation au Salon de la jeune peinture (de 1966 à 1971), avant de s'épanouir sur le mode du poème et de l'… Lire la suiteÉcrit par : Marc BLOCH
… *Peintre, sculpteur, imprimeur, romancier, poète, Pierre Albert-Birot est un esprit original et l'un des grands poètes du xxe siècle. Son père était un homme d'affaires qui réussissait mal et qui quitta bientôt le domicile conjugal. Pierre Albert-Birot passa son enfance à Angoulême, où il était né, dans une semi-pauvreté, tandis… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
*Pièces noires, pièces roses, pièces brillantes, pièces grinçantes : Anouilh a lui-même défini ainsi les différentes facettes de son œuvre théâtrale. Ce classement marque aussi une évolution. Anouilh a commencé par des comédies cocasses à la fois cruelles et tendres ou par la modernisation des grands… Lire la suiteÉcrit par : Bernard DORT, Universalis
*Cet homme de théâtre né, qui croyait avec ferveur à la « vérité » de la scène – exigeant de ses comédiens un jeu « naturel », dans des vêtements faits pour la ville et la rue – n'a pas seulement balayé les conventions devenues fossiles qui régnaient dans les théâtres de son temps. La révolution qu'il a opérée concerne… Lire la suiteÉcrit par : Raymond CHIRAT
Dans le chapitre "L'école de l'opérette" : … dans l'intelligence de sa protégée, affine son goût, lui apprend ce qu'est la beauté. L'autre,* Paul Guillaume, lui ouvre le théâtre avec deux recommandations : la première pour l'Odéon, la seconde pour les Capucines. Elle choisit par hasard les Capucines. Le directeur, Armand Berthez, la jauge et l'engage. Dans ce théâtre bonbonnière… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Arrabal est né à Melilla, dans le Maroc espagnol, sous la république. Son père, officier de carrière, est du reste connu pour ses opinions républicaines. Dès le début du soulèvement de l'armée d'Afrique, en 1936, ce dernier est arrêté puis condamné à mort. Sa peine sera commuée en trente ans de prison, mais il mourra en 1942, lors d'« une tentative… Lire la suiteÉcrit par : Paule THÉVENIN
Écrit par : Emmanuel WALLON
Dans le chapitre "La ville comme théâtre " : … À bien des égards, la* France offre un climat propice à son essor depuis les années 1970. La base de données de HorsLesMurs, Centre national de ressources des arts de la rue et de la piste, comptait plus d'un millier de compagnies en 2007, contre 760 en 2000 et 399 en 1990. 47 p. 100 d'entre elles avouaient en 2005 un budget inférieur à 50 000 euros… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
Dans le chapitre "Un Antibois à Paris" : … se succèdent alors avec une grande régularité : un ou deux volumes par an jusqu'à la fin de sa vie. *En 1945, Audiberti se met à écrire pour le théâtre, sans abandonner pour autant prose et poésie. Mais c'est le théâtre qui lui apporte la notoriété : Quoat-Quoat (1946, Gaîté-Montparnasse) connaît un médiocre succès, ainsi que Le mal… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
Dans le chapitre "L'auteur dramatique" : … *En 1947, Douking fit représenter, au théâtre du Vieux-Colombier, Lucienne et le Boucher, une pièce écrite au début des années trente. Trois ans plus tard, Clérambard connaissait un durable succès. Dès lors, Marcel Aymé se consacra presque entièrement au théâtre. On retrouve, dans son œuvre dramatique, la plupart de ses personnages… Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Né* le 8 septembre 1910 au Vésinet, mort à Paris le 22 janvier 1994, Jean-Louis Barrault a traversé le siècle. Passionné de théâtre, vibrant, intuitif, sachant l'un des premiers que le spectacle vivant engage l'être corps et âme, il marqua son époque en mettant le premier en scène Le Soulier de satin… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Décorateur et metteur en scène français, André Barsacq, après avoir fondé en 1937 le théâtre des Quatre-Saisons avec Jean Dasté, prend la succession de Dullin à la tête du théâtre de l'Atelier en 1940. En trente années intenses de théâtre, la plupart du temps de création, il aura à l'affiche de nombreuses pièces d'Anouilh (Le Bal des voleurs… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Poète et dramaturge, né à Nîmes, fils de Léopold Bataille, un austère magistrat du Second Empire, Henry Bataille vient faire ses études à Paris. Il croit d'abord se sentir une vocation de peintre et fréquente l'académie Jullian. Mais, féru de théâtre, il écrit un drame fortement inspiré par le romantisme dont Sully Prudhomme a fait l'éloge.… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Homme* de théâtre français. Après s'être formé aux cours de René Simon et de Solange Sicard, Nicolas Bataille fait la connaissance de Jacques Prévert, qui l'engage comme figurant dans Les Enfants du paradis, de Marcel Carné (1945). En 1948, il porte à la scène Une saison en enfer, de Rimbaud. L'année suivante, avec la complicité d'… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Troisième homme du « Cartel », Gaston Baty fut un technicien sensible et intelligent de cette machine à jouer qu'est le théâtre. Il débute en 1919 au cirque d'Hiver en assistant Firmin Gémier dans une de ses mises en scène populaires. En 1921, il crée sans grand succès L'Annonce faite à Marie de Paul Claudel. Il fonde alors les Compagnons… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Né en 1950 à Paris, Bruno Bayen entre à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Sous la direction de Bernard Dort, il présente une maîtrise consacrée à Homme pour homme de Brecht. Il s'essaie déjà à l'écriture dramatique. Au musée ce soir évoque Mai-68 par le biais du théâtre dans le théâtre, et intéresse Jean-Marie Serreau,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre SARRAZAC
… ces langues (en 1928, il est lecteur d'anglais à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm), *en choisissant de vivre en France l'essentiel de sa vie d'adulte et d'écrire en français une grande part de ses œuvres ; enfin en fuyant autant qu'il lui fut possible, jusqu'à sa mort en 1989, la gloire qui avait fondu sur lui à la suite de ses… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
… dans le Roussillon. Publication de Molloy et Malone meurt aux éditions de Minuit. * Première à Paris de En attendant Godot au théâtre de Babylone, dans une mise en scène de Roger Blin. Publication de L’Innommable. Publication du Voyeur, d’Alain Robbe-Grillet, que suivra bientôt La Modification,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… on improvise de Pirandello, et participe à la création du Balcon de Genet en 1960. *Puis elle commence à écrire pour le théâtre : Les Dames du jeudi, créé en 1976 au Studio des Champs-Élysées, Changement à vue (1978), Une absence (1988), La Chambre d'amis (1995) – autant d'œuvres où le sentiment… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… Acteur, *auteur dramatique, metteur en scène, directeur de théâtre, André Benedetto est également considéré comme le fondateur du festival « off » d'Avignon. Né à Marseille le 14 juillet 1934, il se lance dans l'aventure du théâtre à la fin des années 1950. Instituteur, il fait la rencontre de Gabriel Monnet lors de « stages d'été » avant de « … Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Ami de Jules Renard, d'Alphonse Allais, de Courteline, de Lucien et Sacha Guitry, Tristan Bernard fait partie de ces figures qui ont marqué la vie parisienne durant toute la première moitié du xxe siècle. Plus que par son œuvre, qui a remporté cependant un grand succès en son temps, il est connu par ses bons mots. On ne relit… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
*« Sarah est morte, la voix d'or s'est tue. On l'aurait presque crue – ou voulue immortelle. » C'est par ces phrases que Liane de Pougy salua la disparition de Sarah Bernhardt. « Immortelle », Sarah Bernhardt l'était alors depuis longtemps. La comédienne à la « voix d'or » était entrée dans la légende de son… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Auteur dramatique français, fils d'un banquier israélite, Henry Bernstein connut un très vif succès dans la décennie qui précéda la Première Guerre mondiale. Découvert par Antoine, directeur du Théâtre-Libre, il débute avec une comédie : Le Marché (1905). Avec beaucoup de brutalité et une puissance d'effets qui est de toute évidence l'… Lire la suiteÉcrit par : Robert de LAROCHE
… immobilier à l'occasion, Simone Berriau fut pendant des années un « personnage » parisien. *Mais c'est avant tout comme directrice du Théâtre-Antoine (à partir de 1943) qu'elle passera à la postérité, pour avoir révélé au public Jean-Paul Sartre dramaturge et avoir su pressentir en Peter Brook et Claude Régy deux metteurs en scène… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MARCABRU
… *Né à Paris en 1927, François Billetdoux fut un élève de Charles Dullin et suivit les cours de l'Institut des hautes études cinématographiques avant de travailler, à partir de 1946, à la Radiodiffusion française. Dans l'univers confus du théâtre de l'après-guerre, son œuvre bouscule les règles sans pour autant brouiller le jeu. Dès À la nuit, la… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Metteur en scène exemplaire d'un théâtre difficile, dont le nom est attaché à la réalisation des grandes œuvres de Genet et de Beckett. Élève de Dullin, lié à Artaud, proche de Prévert et du groupe Octobre, Blin se fait connaître comme acteur avant la Seconde Guerre mondiale. En 1949, il se révélait metteur en scène en présentant La Sonate des… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… théâtral. Son œuvre postule l'articulation d'une parole poétique et d'un discours sur le monde. *Le destin de Bond, qui répugne depuis de nombreuses années à confier ses pièces aux institutions théâtrales anglaises, passe depuis plus d'une décennie par la France. Le metteur en scène Alain Françon est devenu son interlocuteur privilégié, après… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Écrit par : Daniel ZERKI
Dans le chapitre "L'âge mûr (1850-1914)" : … vers, et, en 1899 dans un genre tout à fait différent, La Dame de chez Maxim, de Feydeau. *Pourtant, le réalisme bourgeois, de plus en plus teinté de psychologisme, ne cesse de gagner du terrain. Ainsi, en 1907, on verra le Samson de Bernstein à la Renaissance et, en 1908, dans le même théâtre, La Femme nue de Bataille,… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Auteur dramatique français, Édouard Bourdet fait ses débuts, en 1910, avec Le Rubicon. Mais pas plus cette pièce que L'Homme enchaîné (1923) ne connaissent le succès. La Prisonnière (1926) aborde un sujet difficile, la souffrance d'une femme damnée, et l'auteur le traite avec beaucoup d'habileté et l'audace qu'il s'est… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Né et élevé au Havre, d'abord attiré par la peinture et la scénographie (il signe ou cosigne le plus souvent les décors de ses spectacles), Gildas Bourdet se tourne rapidement vers la mise en scène. Les premières réalisations de sa troupe, le théâtre de la Salamandre, fondée en 1974, se font sur le mode de l'adaptation et de l'écriture collective… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Acteur, metteur en scène et animateur de théâtre, Antoine Bourseiller se fait connaître par la présentation d'œuvres oubliées du xviie siècle, telles la Marianne de Tristan l'Hermite et La Mort d'Agrippine de Cyrano de Bergerac. En 1960, il remporte le premier prix du concours des jeunes compagnies dramatiques… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… Né à Lyon,* à la fois acteur rare et metteur en scène, Jean-Luc Boutté commence son apprentissage au théâtre de Villeurbanne, au côté de Roger Planchon qui l'engage comme figurant dans ses mises en scène d'Henri IV et de Falstaff. Entré au Conservatoire national supérieur d'art dramatique à Paris en 1968, il en sort trois ans plus… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Après l'École normale supérieure et des études de philosophie, Stéphane Braunschweig entreprend sa formation théâtrale auprès d'Antoine Vitez, à l'École de Chaillot. Avec sa jeune troupe du Théâtre-Machine, il met en scène Woyzeck de Büchner en 1988, spectacle remarqué au festival du Jeune Théâtre d'Alès. Il inclut la pièce trois ans plus… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… De Bruno Boeglin,* qu'il avait invité en 1979 au Centre dramatique national des Alpes, Georges Lavaudant disait alors : « Il est l'un des rares poètes de la scène. » La phrase a conservé sa pertinence. Hors du temps, hors des modes, Bruno Boeglin est l'homme d'un théâtre qui ne ressemble qu'à lui-même. S'il s'est peu confronté aux classiques (… Lire la suiteÉcrit par : Christian CAUJOLLE
… de l'âge de quinze ans. Il se lie d'amitié avec Claude Gaspari, photographe à L'Humanité. *À vingt-sept ans, il décide de se consacrer à la photographie de théâtre. Gabriel Garran l'engage à Aubervilliers, puis Bernard Sobel à Gennevilliers. Il s'intéresse, avec une acuité rare, à tout ce qui change dans le théâtre, le rôle du metteur en… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *En des œuvres quelque peu didactiques, Brieux s'est attaqué aux plaies sociales de son époque. Les pièces de Brieux appartenaient au répertoire du célèbre Théâtre-Libre d'Antoine, qui eut une grande influence sur le développement du nouveau style naturaliste. La réputation de Brieux a cependant bien baissé depuis l'époque où G. B. Shaw disait de… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline LÉVI-VALENSI
Dans le chapitre "De l'absurde à la révolte" : … L'histoire, selon lui, ne peut donner un sens à la vie, qui n'en a pas d'autre qu'elle-même. *Caligula, dont une première version romantique et lyrique est achevée en 1941, mais qui ne sera joué qu'en 1945, dans un texte à la fois plus amer et plus politisé, L'Étranger et Le Mythe de Sisyphe, publiés en 1942, Le… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
… * Naissance d'Albert Camus à Mondovi, en Algérie. Première atteinte de la tuberculose. Étudiant à la faculté d'Alger, il se lie avec René Poirier et Jean Grenier. Adhésion au Parti communiste algérien. Crée le Théâtre du travail. Travaille à La Mort heureuse (posthume, 1971) et publie L'Envers et l'Endroit. Il est exclu du Parti… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Écrit par : Pierre-Aimé TOUCHARD
*Le mot « cartel », ressuscité en 1924 par le Cartel des gauches, ne s'utilisait plus qu'en économie et en politique, quand les quatre principaux animateurs de théâtre du Paris de cette époque décidèrent, le 6 juillet 1927, de fonder une association pour la défense de leurs intérêts… Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
… Actrice française d'origine espagnole, *Maria Casarès est née à La Corogne (Galice) le 21 novembre 1922. Elle appartient par son père à une famille fortunée, cultivée, ardemment républicaine et francophile, ce qui vaut à Santiago Casarès Quiroga des séjours en prison. La république, proclamée en 1931, le fait ministre, puis président du Conseil,… Lire la suiteÉcrit par : Anne Françoise BENHAMOU
*Artiste précoce, Patrice Chéreau s'impose rapidement en Europe comme un des plus grands metteurs en scène de théâtre de son temps par la puissance et l'originalité de ses points de vue critiques, par la force de son univers plastique (sur lequel vient se greffer très tôt celui du scénographe Richard… Lire la suiteÉcrit par : Bertrand LECLAIR
Dans le chapitre "L'Histoire en scène" : … *Ce n'est évidemment pas un hasard si la première pièce d'Hélène Cixous, Le Portrait de Dora, créée en 1976 par la Compagnie Renaud-Barrault, s'emparait d'un cas de référence de la théorie psychanalytique, invitant Freud sur la scène. Ce n'est qu'en 1985 pourtant que l'écriture dramatique d'Hélène Cixous a pris une dimension d'exception,… Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GADOFFRE
Dans le chapitre "L'égocentrisme lyrique de la jeunesse" : … *L'Arbre, ce sont les pièces de jeunesse : Tête d'or (1889), La Ville (1890), L'Échange (1894), Le Repos du septième jour (1896), La Jeune Fille Violaine (1893, modifiée en 1898, puis en 1910 sous le nom de L'Annonce faite à Marie). Drames lyriques encore très proches de leurs origines… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
… * Naissance de Paul Claudel à Villeneuve-sur-Fère, près de Soissons. Installation de la famille à Paris. Claudel est élève au lycée Louis-le-Grand. Découverte de Rimbaud. Le 25 décembre, conversion à Notre-Dame. Claudel fréquente les Mardis de Mallarmé. Reçu au concours des Affaires étrangères. Publie Tête d'or (première version). Nommé… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… *L'acteur Philippe Clévenot fut l'une des figures les plus représentatives du théâtre contestataire des années 1960-1970, politique et civique, marqué au double sceau de la création collective et de la conquête d'un nouveau public. C'est en applaudissant Jean Vilar et Gérard Philipe que Philippe Clévenot se prend de passion pour le théâtre. Sa mère… Lire la suiteÉcrit par : Christian DOUMET
Dans le chapitre "La passion du spectacle" : … et sa langue est musicale. Tout l'amenait naturellement au théâtre, et plus tard, au cinéma. *Après la mort de Radiguet, en 1923, s'ouvre, avec Roméo et Juliette, la longue série des œuvres théâtrales. Œdipe roi, Antigone adaptés de Sophocle, et Orphée se succèdent. Autant qu'au goût du théâtre, ils correspondent… Lire la suiteÉcrit par : Robert ABIRACHED
Dans le chapitre "Renaissance de la comédie" : … pas échappé au cours du xxe siècle à la nécessité d'un certain rajeunissement. *Bourdet, Vildrac, puis Anouilh ont, chacun à sa manière, assoupli et enrichi les données reçues du dialogue et de l'intrigue. Romains et Pagnol ont revigoré la satire traditionnelle. Giraudoux, surtout, a créé un univers dramatique en consonance avec… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Dans le chapitre "« La Maison Molière »" : … techniques et améliorer les conditions d'accueil des spectateurs, la « Salle Richelieu« sera* reconstruite après l'incendie du 8 mars 1900 par l'architecte Julien Gadet. Tout en restant fidèle aux conceptions de Victor Louis, Gadet améliore la sécurité du bâtiment et le confort du public, notamment avec une réduction du nombre de spectateurs… Lire la suiteÉcrit par : Georges LERMINIER
*Ce qu'on a appelé la réforme de Jacques Copeau, c'est d'abord le retour délibéré aux sources traditionnelles les plus pures (tragédie grecque, commedia dell'arte, théâtre élisabéthain, etc.) ; c'est aussi une volonté de resserrer les liens du théâtre et de la poésie, entre lesquels s'étaient développés… Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
… *Après s'être essayé à plusieurs genres littéraires, c'est en tant qu'auteur de petites comédies gaies que Georges Courteline a connu le plus de succès et qu'il a dominé le théâtre comique des années 1900. Il doit peut-être à son père, le chroniqueur humoriste de La Gazette des tribunaux, Jules Moinaux, ses dons innés pour l'observation et… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Écrit par : Didier MÉREUZE
… Alain *Crombecque avait tout de l'honnête homme au sens du xviie siècle. Courtois, affable mais secret, il ne se livrait guère que dans le cercle de ses intimes. Pourtant, s'il demeurait silencieux, il portait un regard perçant tant sur les hommes et les artistes que sur les œuvres. Directeur général du festival d'Automne depuis… Lire la suiteÉcrit par : Alfred SIMON
… Alain Cuny *est monté pour la dernière fois sur une scène de théâtre en 1972 au théâtre de Chaillot, où il jouait La Danse de mort avec Maria Casarès. Au cinéma, il fit une plus longue carrière puisque les cinéphiles ont pu l'admirer jusqu'au bout dans des films importants de Francesco Rosi (Les Hommes contre, 1970, Cadavres… Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
… *Héritier d'une ancienne famille industrielle lorraine, diplômé de l'École centrale des arts et manufactures, ayant dû renoncer après la guerre de 1870 à une carrière d'ingénieur, François de Curel vit en gentilhomme campagnard une semi-retraite sur ses terres ardennaises et partage son temps entre la lecture, la méditation et la chasse. Son goût… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… Fantôme *tout habillé de noir, le geste las, le pas lent, elle apparaît, comme surgie d'outre-tombe, dans l'encadrement d'une porte. Son visage se dévoile. Dans la salle, chacun retient son souffle. Le regard perdu, elle esquisse une moue, comme si sa bouche n'était pleine que du goût de la mort, puis s'en va... Isabelle Adjani joue La Dame aux… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… En *signant la mise en scène de Danse de mort (1900), Matthias Langhoff a fait en avril 1996 son entrée à la Comédie-Française, inscrivant du même coup la pièce d'August Strindberg au répertoire de la Maison de Molière. Double irruption, donc, fracassante et spectaculaire, placée à plus d'un titre sous le signe de la destruction. Et puisqu'… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Écrit par : Armel MARIN
… *Acteur et metteur en scène, Jean Dasté est un peu le pivot et le fil conducteur de trois générations qui ébranlèrent et continuent de révolutionner la tradition théâtrale française. Disciple et gendre de Jacques Copeau (sa compagne Marie-Hélène Dasté est une comédienne réputée), il réalisa, à force de courage, de ténacité et de talent, le vieux… Lire la suiteÉcrit par : Raymond CHIRAT
… Jacqueline Delubac le charme par sa beauté, mais aussi par sa timidité. Il sera son Pygmalion. *Le 5 avril 1933, Jacqueline fait ses débuts officiels dans Châteaux en Espagne. Le Tout-Paris lui accorde son examen de passage avec mention honorable. Durant cinq ans, elle passe d'un rôle à l'autre. C'est une période euphorique pour Guitry… Lire la suiteÉcrit par : Yves KIRCHNER
… Gérard* Desarthe est né en 1945 à Paris. À dix-sept ans, il trouve un exutoire à ses passions d'adolescent dans le théâtre. « J'étais en cavale, je fuyais la maison de correction, la cellule familiale, je traînais à Paris, je ne savais pas où bouffer, où dormir. » Des gens l'ont hébergé et aidé. Après différents petits boulots, puis quelques… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
… À *travers sa mise en scène d'Elvire Jouvet 40, d'après les carnets de travail de Louis Jouvet, Brigitte Jaques s'était intéressée au Dom Juan de Molière, aux rôles et à la manière de les dire. Cette fois, sans abandonner le travail de l'acteur, elle se tourne aussi vers Le Festin de pierre. C'est en effet, le premier nom… Lire la suiteÉcrit par : René POMEAU
Dans le chapitre "Prolongements contemporains" : … *D'autres prolongements sont discernables dans le théâtre du xxe siècle. Jean Anouilh fait défiler de grotesques figures dans la tradition du drame antibourgeois. Selon l'esprit du genre, la caricature fréquemment suggère ou dégage des idées. Le Voyageur sans bagages (1936) traite à ce niveau un sujet abordé sur un autre… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre SARRAZAC
Dans le chapitre "Deuxième paradoxe : le personnage divisé" : … et l'autodissolution, de disserter sur lui-même. Ainsi de ce qu'on peut appeler le « pirandellisme *français » : Cocteau, Giraudoux, Sartre, Anouilh, bien d'autres encore, sans doute pour rompre avec les drames psychologiques insipides qui encombraient la scène à l'époque de leurs débuts d'auteurs dramatiques, furent saisis par ce que Bernard Dort… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Comédien, Roland Dubillard improvise en duo, à la radio, dans les années cinquante, des sketches où il met en évidence l'absurdité du langage. Son partenaire a pris pour pseudonyme le prénom d'Amédée et Dubillard lui-même se fait appeler Grégoire. À leur manière, Grégoire et Amédée vulgarisent le Ionesco de La Leçon et de La Cantatrice… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… titre de son livre de souvenirs (Vive le théâtre, 1984), seule la scène est sa vraie vie. *Et plus encore la Comédie-Française. Engagé en 1929 (il a vingt et un ans), sociétaire six ans plus tard, il y joue Molière et propose de grandes interprétations des rôles d'Alceste, Arnolphe, Argan. Il y crée aussi l'adaptation théâtrale de … Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : David LESCOT
Écrit par : Jean CHOLLET
… * Premier festival d'Avignon, sous le nom de « Semaine d'art ». Trois spectacles sont présentés : La Tragédie du roi Richard II, de Shakespeare, La Terrasse de midi, de Maurice Clavel, et Tobie et Sara, de Claudel. La seconde manifestation prend le nom de Festival d'art dramatique en Avignon, avec trois mises en scène de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel BREQUE, Matthieu CHÉREAU, Jean CHOLLET, Philippe DULAC, Christian MERLIN, Nicole QUENTIN-MAURER, Universalis
Dans le chapitre "Le festival d'Avignon" : … Lorsque, *du 4 au 10 septembre 1947, se déroule dans la cité des Papes « Une semaine d'Art en Avignon », nul ne peut prévoir que cette modeste manifestation sera à l'origine du plus grand festival de théâtre du monde. Metteur en scène et comédien, Jean Vilar a été invité par le poète René Char et le critique d'art Christian Zervos à s'associer à une… Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
… *Fils du romancier Ernest Feydeau, Georges Feydeau prend la relève de Labiche et porte à sa perfection le vaudeville. Il est pris très tôt par le démon d'écrire et, dès la fin de ses études, il entre dans une double carrière mondaine et théâtrale. Il écrit d'abord des monologues que des acteurs célèbres récitent dans les salons, et deux courtes… Lire la suiteÉcrit par : Christophe TRIAU
… *Frédéric Fisbach a été nommé en 2001 à la direction du Studio-Théâtre de Vitry. Il s'affirme comme l'un des metteurs en scène les plus singuliers du nouveau paysage théâtral français. C'est comme acteur qu'il commence sa carrière, en particulier dans les mises en scène de Stanislas Nordey. Après avoir rencontré celui-ci au Conservatoire (dont il… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… hall et interpréter des sketches comiques à L'ABC ou à Bobino à Paris, et en tournée en France. *Bientôt, elle joue « une fille à soldats ». dans Le Survivant de Jean-François Noël, mis en scène par Raymond Rouleau. On est en 1943. Le soir de la première, Jean Anouilh est dans la salle. Elle va être l'Ismène de son Antigone, en… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Écrit par : Christian BIET
… Les Fourberies a une fois pour toutes installé Scapin dans la catégorie des pièces mineures. *Or bien des comédiens et des metteurs en scène du xxe siècle, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault, Jean-Paul Roussillon et plus récemment Daniel Auteuil, se sont battus contre l'image simpliste d'un valet sans profondeur, propre à… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *C'est à Saint-Étienne, sa ville natale, qu'Alain Françon s'initie au théâtre dans les années 1960. Élevé par ses grands-parents, tenanciers de bistrot dans un quartier minier, il suit d'abord des études d'histoire de l'art, avant de constituer un groupe de théâtre dépendant de la Comédie de Saint-Étienne. Jean Dasté en est alors le directeur. Il… Lire la suiteÉcrit par : Jacques SICLIER
… *Pierre Laudenbach, connu sous le pseudonyme de Pierre Fresnay, fait ses débuts au théâtre, en 1911, avec Réjane. Admis au Conservatoire, il est l'élève de Paul Mounet et de Georges Berr. Il entre à la Comédie-Française en 1915 où il joue Molière, Marivaux et Musset, devient un jeune premier romantique, acquiert le fameux phrasé ponctué de pauses… Lire la suiteÉcrit par : Olivier NEVEUX
Rien *ne prédestinait Dante Sauveur Gatti (dit Armand), fils de prolétaires, à l'écriture théâtrale, pas plus qu'à la poésie. Il naît en 1924, à Monaco, d'un père, Auguste, immigré italien, éboueur, et d'une mère, Laetitia, femme de ménage. Sa vie se confond très tôt avec les « batailles du siècle », celles… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *En 1903, Péguy publie dans ses Cahiers une série d'articles de Romain Rolland sous le titre : « Le théâtre du peuple, essai d'esthétique d'un théâtre nouveau ». C'est le temps de Gémier. Ancien comédien d'Antoine et de Lugné-Poe, grand animateur qui se situe entre Antoine et Copeau, il rêve, en précurseur, d'un théâtre populaire dont la… Lire la suiteÉcrit par : René de CECCATTY
Dans le chapitre "Un théâtre de la transgression" : … En avril 1947, Genet devient un auteur de *théâtre. Les Bonnes, inspirées du crime des sœurs Papin, sont créées à l'Athénée dans une mise en scène de Louis Jouvet. La romancière Violette Leduc, révélée simultanément par les mêmes protecteurs – Sartre, Beauvoir, Cocteau, Jouhandeau –, bâtarde elle aussi et si profondément admirée par Genet… Lire la suiteÉcrit par : Marcelle BILON
… à qui il dédie Petites Âmes (1908) et d'Edmond Rostand à qui il rend hommage dans la* Préface de Noces d'argent (écrites en 1914 et présentées pour la première fois à la Comédie-Française le 5 mai 1917). Ainsi lancé, Géraldy produit régulièrement pièces de théâtre, recueils de poèmes – dont le très célèbre Toi et Moi… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… L'histoire *d'Hubert Gignoux, c'est celle des Jean Vilar, Jean Dasté, Roger Planchon. Celle des pionniers de la décentralisation, hérauts d'un « théâtre service public » qui, pour se vouloir populaire, s'est toujours montré d'une exigence et d'une éthique exemplaire. Né à Lyon en 1915, cet acteur, metteur en scène et chef de troupe, s'est engagé… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BODY
Dans le chapitre "Giraudoux dramaturge ou l'illusionniste engagé" : … *Sa troisième carrière est la plus brillante, et s'ouvre par un coup d'éclat : la générale de Siegfried (pièce tirée en 1928 du roman de 1922) marque la restauration en France de ce théâtre littéraire si vainement souhaité par Copeau. Chaque soir, pendant plus de dix ans, Giraudoux, interprété par Jouvet, régnera sur les théâtres parisiens… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… Auteur, acteur,* metteur en scène et chef de troupe, scénographe, directeur du Centre dramatique national (Orléans), Olivier Py poursuit depuis plus les années 1980 un parcours qui embrasse tous les genres et tous les styles, du cabaret à l'opéra, des formes brèves au poème dramatique, des contes pour enfants aux sagas épiques. Il n'hésite pas à… Lire la suiteÉcrit par : Noël SIMSOLO
Dans le chapitre "Une jeunesse singulière" : … décide de suivre les traces de son père et devient comédien sous le pseudonyme de Jacques Lorcey. *Mais ce sont ses pièces qui lui apportent la célébrité à vingt ans. Il y fait déjà preuve de beaucoup d'esprit et de virtuosité technique, libérant ainsi le vaudeville traditionnel des conventions de son époque et assurant la succession de Courteline… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
Dans le chapitre "La guerre sans nom" : … depuis Artaud. Le flux des violences sado-masochistes, l'homosexualité et la prostitution dans *Tombeau pour cinq cent mille soldats, dont Antoine Vitez donnera une adaptation pour le théâtre en 1981, désignent un point de non-retour étranger à toute conception chrétienne ou humaniste du Mal. En même temps qu'une lutte contre la censure, s… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
… Qui est là ? ». C'est *la première réplique d'Hamlet. C'était aussi le titre du travail de recherche présenté, il y a trois ans, par Peter Brook. « Qui est là », sur cette scène ? Et qu'est-ce qui est là ? Du théâtre, des corps, un corps en mouvement surtout, des mots proférés, une langue, un souffle, une intrigue. Et, comme le soulignait… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : David LESCOT
Écrit par : Philippe SELLIER
*Vers les années 1950, la tragédie ressuscite avec Eugène Ionesco, Samuel Beckett, Jean Genet. Presque inconnu jusqu'en 1956, Ionesco a vu, dix ans plus tard, au cours de la saison 1966-1967, cinq au moins de ses pièces jouées à Paris, dont une au Théâtre de France et une autre à la Comédie-Française. … Lire la suiteÉcrit par : Vincent BOUNOURE
Dans le chapitre "Mélusine était souillarde de cuisine, Pertinax eschalleur de noix" : … d'en présenter l'exemplaire au tableau. La mythologie ubuesque est, au départ, un fait collectif. *À Jarry appartient d'avoir dressé sur la place publique la statue du personnage et de l'avoir mise en marche. Ubu est victime de Jarry, collégien. Mais ce plastron se met à plastronner, prend à son tour des allures martiales à mesure que Jarry se… Lire la suiteÉcrit par : Robert de LAROCHE
… *Il y a deux Louis Jouvet : l'homme de théâtre, un des plus importants animateurs de compagnie et metteurs en scène du siècle ; et la vedette de cinéma — malgré lui, pourrait-on dire — dont une quarantaine de films conservent pour la postérité la silhouette dégingandée, le visage en lame de couteau et la diction unique. « Le théâtre, disait Jouvet,… Lire la suiteÉcrit par : Pascale ROGER
… *Auteur dramatique français, théoricien et critique de théâtre, Jean Jullien fut un observateur exigeant de la vie théâtrale du tournant du xixe siècle. De lui on ne retient souvent que sa définition de la pièce de théâtre comme une « tranche de vie », expression célèbre mais mal comprise : en effet, en voulant qualifier son… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… par Dominique Pitoiset, l'atteste), et ses romans ont souvent fait l'objet d'une adaptation. *La référence à Kafka, même si elle emprunte des formes diverses, fut en tout cas un phénomène notable de la rentrée théâtrale 1996. On ne saurait pourtant parler d'adaptation au sujet de La Bataille du Tagliamento, le spectacle mis en scène… Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
… *Né le 9 avril 1948 à Metz dans une famille catholique pratiquante, Bernard-Marie Koltès poursuit ses études chez les jésuites ; sans crise et sans agressivité, il prendra ses distances avec la religion. Avec des camarades, il monte sa première œuvre, Les Amertumes (1971), inspirée d'Enfance de Gorki, et fonde aussitôt après sa… Lire la suiteÉcrit par : Gaëlle GLIN
Jean-Luc *Lagarce est actuellement l'auteur contemporain le plus joué en France. Si, en moins de vingt-cinq ans, il a écrit une vingtaine de pièces de théâtre, seules quelques-unes d'entre elles furent montrées de son vivant par d'autres metteurs en scène. Parti d'une forme proche du théâtre de l'absurde, il a… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Ancien élève de Fernand Ledoux au Conservatoire de Paris, Jacques Lassalle n'embrasse pas une carrière traditionnelle de comédien. En 1967, il fonde le Studio-Théâtre de Vitry-sur-Scène, inaugurant à la tête d'une jeune compagnie aux moyens limités un parcours de metteur en scène exigeant et préoccupé par la dimension esthétique et sociologique de… Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
… *Jusqu'en 1959 (date de création d'un ministère chargé des Affaires culturelles et attribué à Malraux), le sous-secrétariat d'État des Beaux-Arts dépendit du ministère de l'Éducation nationale. Le théâtre y relevait d'une sous-direction des spectacles et de la musique. À la tête de cette sous-direction, se trouva placée en 1946 Jeanne Laurent. Née… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *L'activité théâtrale de Georges Lavaudant commence à Grenoble, sa ville natale. Au cours de stages organisés par le secrétariat d'État à la Jeunesse et aux Sports, il fait la connaissance des comédiens Philippe Morier-Genoud, Ariel Garcia-Valdes, Annie Perret, ses futurs compagnons de route. Sans autre formation théâtrale, il rejoint la jeune… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Né à Buenos Aires, formé à l'université du Théâtre des Nations, à Paris. Lavelli est un des metteurs en scène les plus originaux de ces quelques dernières années. Premier prix au concours des Jeunes Compagnies dramatiques en 1963, il révèle en France Witold Gombrowicz avec la pièce Le Mariage (1963), puis avec Yvonne, princesse de… Lire la suiteÉcrit par : Robert ABIRACHED
… *Avec Meyerhold, Copeau, Decroux, Jacques Lecoq est l'un des grands découvreurs, au xxe siècle, des capacités créatrices du corps humain. Au commencement du théâtre, il a toujours placé l'observation du monde et de son mouvement, dans une défiance absolue, cependant, de toute exagération mimétique à l'approche des êtres, des… Lire la suiteÉcrit par : Paul MORELLE
… *Né à Paris, Maurice Lehmann fait ses classes au conservatoire ; sorti avec un premier prix de comédie, il est tout d'abord engagé à la Comédie-Française. Mais très vite Henri Hertz l'appelle au théâtre de la Porte-Saint-Martin, où il est notamment partenaire de Mistinguett dans Madame Sans-Gêne. La mort de Hertz, survenue en 1924, le place… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… le soudoient et se plient à ses caprices grandissants, avant que ne survienne le véritable révizor. *Jean-Louis Benoit à la Comédie-Française et Matthias Langhoff au T.N.B. de Rennes, puis aux Amandiers de Nanterre, ont donné de l'œuvre de Gogol deux visions contrastées, illustrant leur conception du grotesque : la première privilégiant la charge… Lire la suiteÉcrit par : Raymond CHIRAT
… poétique, mais qui surprend l'auditeur et l'irrite avant de l'engourdir à la façon d'une mélopée. *Au théâtre, Jean Cocteau, son auteur de prédilection, l'a installé dès 1938 dans les scandales bien parisiens des Parents terribles, pièce qui réactualise les outrances de certains mélodrames de la Belle Époque. Entre excès et réserve, Jean… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Comédienne *française. Née à Paris, Madeleine Marion apprend l'art dramatique au Conservatoire avec Béatrix Dussane. Au début des années 1960, elle travaille notamment avec Sacha Pitoëff (Les Trois Sœurs, de Tchekhov) et Roger Planchon (Edouard II, de Marlowe). Elle interprète aussi des pièces de Claudel, La Jeune Fille… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… *Comédien, metteur en scène, découvreur de textes et auteur dramatique, Jacques Mauclair est né en 1919 à Paris. Fils d'un commerçant aux Halles et d'une mère au passé de comédienne, il découvre le théâtre à travers Baty, Dullin, Pitoëff. Prisonnier en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale, il suit les cours de Jouvet dans le Paris de la… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Né à Alger en 1952, installé avec sa famille à Marseille dix ans plus tard, dans des conditions matérielles difficiles, Daniel Mesguich rejoint Paris après Mai-68 et intègre le Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1970, après avoir débuté un cursus universitaire de philosophie. Son apprentissage intellectuel est celui d'un passionné… Lire la suiteÉcrit par : Jean BELLEMIN-NOEL
Dans le chapitre "Du souvenir à l'initiation" : … amère, d'une langue désuète et de la technique moderne du monologue passionnel a un charme réel. *Ensuite, deux pièces de théâtre annoncent l'imminence de la métamorphose : Miguel Mañara (1912) ou la résipiscence de don Juan, Méphiboseth (1914) ou la pénitence du roi David ; un troisième drame, inédit jusqu'en 1971, Saul de… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
… *Comédien, metteur en scène, pédagogue, directeur de compagnies et d'institutions, Jean-Pierre Miquel est né le 22 janvier 1937, à Neuilly-sur-Seine. C'est en 1957, au cours de ses études, que ce licencié en lettres et en droit public, diplômé en sciences politiques, aborde le théâtre. Il rejoint le Groupe de théâtre antique de la Sorbonne. Au sein… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Auteur de romans et de pièces de théâtre, Mirbeau dressa un réquisitoire impitoyable contre le clergé ainsi que contre les inégalités sociales de son époque. Il fut l'un des dix premiers membres de l'Académie Goncourt, fondée en 1903. Ayant commencé sa carrière comme journaliste dans la presse bonapartiste et royaliste, il établit sa réputation de… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
*Indissociable d'Ariane Mnouchkine, l'histoire du Théâtre du Soleil est celle de toute une génération : celle des années 1960 qui, dans la lignée des Vilar, Dasté, Gignoux, Monnet, Planchon, part à la recherche d'un public nouveau et revendique un théâtre qui soit à la fois politique et populaire, civique et… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Acteur, *metteur en scène et directeur de théâtre français, Gabriel Monnet fut, avec Jean Vilar, Hubert Gignoux, Jean Dasté, Roger Planchon, une des grandes figures de la décentralisation théâtrale. Né en 1921 à Montmédy (Meuse), il passe son enfance au Meynard, en Ardèche. Il se destine à l'enseignement lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale.… Lire la suiteÉcrit par : Pierre SIPRIOT
Dans le chapitre "Un théâtre de la sensibilité" : … *En 1942, Jean-Louis Vaudoyer eut la bonne idée de commander à Montherlant une pièce « espagnole » pour la Comédie-Française. Le théâtre est le lieu de la grande feinte, donc de l'irresponsabilité. Tout y est interprété. Se défendant de la force obscure et vague des idéologies, ne faisant chanter à ses personnages que le chant mystérieux qui a… Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
… Comment expliquer l'insistante présence de Büchner sur* les scènes françaises, notamment lors de la saison 2001-2002 ? Comment expliquer par ailleurs la transposition à la scène de Lenz, ce récit de l'errance du poète allemand dans les vallées vosgiennes ? Pour le dire autrement : à quoi tient la modernité de Büchner ? Quelle réflexion sur… Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
… Engel en 1973. La création de Napoléon, ou les Cent-Jours eut lieu à Francfort en 1895. *Traduite une première fois en français en 1969, la pièce l'est de nouveau en 1996, en version allégée – quatre heures quand même –, par Bernard Pautrat, à la demande de Bernard Sobel, germaniste découvreur de textes, directeur du Théâtre de… Lire la suiteÉcrit par : Christine GENIN
Dans le chapitre "« Jouer avec la cruauté »" : … au jour le substrat de conduites magiques et primitives qui continuent d'habiter notre société. *L'écrivain délaisse ensuite la veine fantastique pour porter au théâtre l'exploitation de l'homme par l'homme (Hilda, 1999). Rosie Carpe (prix Femina 2001) transporte la cruauté des rapports amoureux et familiaux de Brive-la-… Lire la suiteÉcrit par : Raymond CHIRAT
… Philippe Noiret est né à Lille le 1er octobre 1930.* Le théâtre l'attire dès sa jeunesse. Bien conseillé, il s'affirme rapidement. Acteur de belle stature, passionné par son travail, il explore le monde de la scène avec la plus éclectique curiosité. Il est et restera d'une sincère modestie, conscient de sa valeur mais attentif à rendre à… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Fils de la comédienne Véronique Nordey et du cinéaste Jean-Pierre Mocky, Stanislas Nordey se tourne vers la scène après avoir entrepris des études d'histoire. Il entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, constituant dès cette époque une partie de l'équipe avec laquelle il ne cessera de travailler. On touche là à l'essentiel de la… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
« Le *théâtre témoigne de la vérité et non du mensonge, il n'est pas le lieu du simulacre mais le lieu de l'accord juste entre l'acteur, le texte et l'endroit de la représentation.[...] Il n'y a qu'un seul endroit où le croisement est juste entre le corps de l'acteur et le texte qui est dit. Il n'y a qu'une… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ÉNARD
… *Auteur discret, René de Obaldia sème derrière lui livres et pièces avec un air de désinvolture qui lui vaut une place marginale dans les lettres contemporaines. Cet humoriste refuse de se prendre au sérieux, même comme écrivain. Il n'empêche qu'il est l'un des auteurs de théâtre les plus joués dans le monde entier. Obaldia est né en Chine, à Hong… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie CHEVALLEY
… *Né à Douai dans le Nord et mort à Montsoreau en Touraine, André Obey écrit ses deux premières pièces en collaboration avec Denys Amiel : La Souriante Madame Beudet, créée en 1921 par le groupe du Canard sauvage, connaît le succès public, mais le ton satirique de La Carcasse, créée à la Comédie-Française en 1926, suscite une… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
… du premier Théâtre national populaire, qui s'ouvre notamment aux grandes œuvres étrangères. *Après la guerre, en 1946, l'Odéon est concédé à la Comédie-Française, et porte le nom de Salle du Luxembourg pour être distingué de la Salle Richelieu. Durant treize ans les Comédiens-Français y interprètent des auteurs contemporains, de Cocteau et… Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
… L'œuvre *de Valère Novarina se signale par son inventivité. L'écrivain possède une langue débordante de sève, fluide mais musclée, ressassante mais protéiforme, obsessionnelle mais inlassablement réinventée. On peut y entendre l'écho des créations verbales chères à Artaud, Tardieu ou Joyce, et de vertigineuses généalogies de la Bible. Cette langue,… Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
… mémoire », qui l'initient à l'enseignement du maître, répondant à son aspiration à la spiritualité. *C'est aussi le temps des premières grandes mises en scène parisiennes, d'abord en 1958 avec Vu du pont d'Arthur Miller, au théâtre Antoine de Simone Berriau, puis, en 1960, avec le Balcon de Jean Genêt au théâtre du Gymnase de Marie… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BENS
Dans le chapitre "De Marseille à Paris" : … singulier, haut en couleur, manifeste un talent déjà sûr, plein de malice et de tendresse. *L'année 1924 voit à la fois les premières tentatives de Marcel Pagnol comme auteur dramatique et ses débuts dans la vie parisienne. Ses deux premières pièces représentées, Les Marchands de gloire (1925) et Jazz (1926), reflètent une… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… C'est *avec La Cagnotte, de Labiche, en 1994, que la troupe des Compagnons de jeu, fondée par Julie Brochen, avait signé son acte de naissance théâtral. Après J. P. Vincent et J. Jourdheuil, après Klaus Michael Grüber, on trouvait là ravivées les vertus subversives, antibourgeoises et si peu boulevardières de l'auteur du Chapeau de… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
… En 2002-2003,* le sable de Trézène, trop souvent foulé, a donné lieu à deux nouvelles et grandes mises en scène. À partir d'un dispositif scénique semblable, la perspective bi-frontale, les choix de Christian Rist (Maison de la culture de Bourges et théâtre de la Tempête de la Cartoucherie de Vincennes, 2002) et de Patrice Chéreau (théâtre de l'… Lire la suiteÉcrit par : Micheline SERVIN
… *Dix-sept ans de carrière. Trente rôles au cinéma, dix-neuf au théâtre. Une vie bannissant le scandale. Un métier exercé avec rigueur. La volonté d'être à la fois un homme et un comédien et de ne jamais céder à la facilité. Pour digne de respect que soit une telle éthique, elle ne suffit pas à expliquer l'audience que connut Gérard Philipe de son… Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
… », où l'efficace de la parole prend source dans la glorification du réel et dans l'incarnation. *En 1947, on joue au théâtre des Noctambules, à Paris, la première pièce de cet auteur de vingt-trois ans, Les Épiphanies, dans une mise en scène de Georges Vitaly servie par trois comédiens d'importance : Gérard Philipe, Maria Casarès et… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude LIÉBER, Madeleine RENOUARD, Universalis
Dans le chapitre "L'œuvre théâtrale" : … *Comme Nathalie Sarraute, Robert Pinget a su transposer à la scène son univers romanesque. Lettre morte (1959) est une adaptation du Fiston, montée au Théâtre Récamier en 1960 ; Architruc (1961), un doublon de Baga, créé par Olivier Hussenot en 1962 et repris à la Comédie-Française en 1971 ; La Manivelle… Lire la suiteÉcrit par : Georges COHEN
… choisit naturellement le métier d'acteur, qu'il servit tout à la fois avec passion et modestie.* Ses parents, Georges (1884-1939) et Ludmilla (1895-1951) Pitoëff, ont marqué le théâtre français de l'entre-deux-guerres. La vocation de Sacha Pitoëff était toute tracée : après des cours suivis auprès de Louis Jouvet, il fera ses débuts sur scène à… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Comédien, metteur en scène, auteur dramatique et réalisateur de films, *Roger Planchon a marqué l'univers du théâtre, tant par le rôle qu'il a joué dans la décentralisation, à travers l'aventure du Théâtre de Villeurbanne, que par ses lectures du répertoire classique qui inventent un nouveau réalisme en insistant sur les… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… Le *théâtre de Joël Pommerat est celui des mots qui se cherchent, des phrases qui s'élancent et se brisent et s'enroulent jusqu'à faire surgir, du plus profond des silences, les non-dits, les secrets inavoués. Faussement réaliste, réellement poétique, son verbe n'en obéit pas moins à des règles savantes. Inscrit dans le concret des existences en… Lire la suiteÉcrit par : Imre FABIAN
… *Oscar Fritz Schuh, le grand homme du théâtre allemand de l'après-guerre, voyait dans la poétique le seul élément véritablement provocateur du théâtre contemporain. En ce sens, Jean-Pierre Ponnelle a été un provocateur, un metteur en scène qui, au-delà d'une pénétration analytique des chefs-d'œuvre, tenait la poésie et la sensualité pour les… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… Signe *d'une volonté de remettre le texte, l'intime et l'infime au centre de la représentation théâtrale, aux antipodes du spectaculaire, la pièce de Nathalie Sarraute, Pour un oui ou pour un non, a fait l'objet de deux mises en scène différentes à l'automne 1998. Simone Benmussa reprenait à la Comédie des Champs-Élysées, avec ses… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… Surgi* dans la France théâtrale en même temps qu'Adamov ou Beckett, Roland Dubillard aurait dû connaître le même succès, lorsqu'il donna Naïves Hirondelles, en 1961, immédiatement suivi de La Maison d'os (1962). Ce ne fut pas le cas. Trop souvent relégué au rang d'auteur mineur, conduit à créer et à interpréter lui-même ses pièces… Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
… Jean* Vilar l'appelait affectueusement « mon évêque ». Car Paul Puaux était bien le fidèle entre les fidèles. Protestant des Cévennes – né le 25 août 1920 à La Voulte-sur-Rhône (Ardèche) –, instituteur communiste, résistant membre des F.F.I., devenu dans la foulée militant du théâtre populaire, il apporte son concours, en prenant en charge le… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
… Acteur,* dramaturge, metteur en scène, Olivier Py est né à Grasse le 24 juillet 1965. Après des études de lettres au lycée Fénelon à Paris, il entre à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (E.N.S.A.T.T.), puis au Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1987. Parallèlement, il entreprend des études de philosophie… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… La *compagnie de Claude Régy, Les Ateliers contemporains, a pour vocation de créer en France les œuvres de jeunes auteurs dramatiques. On sait que Régy a toujours privilégié une telle recherche, lui qui aida à découvrir en France Harold Pinter, John Osborne, Peter Handke, Botho Strauss ou, plus récemment, Gregory Motton. Il poursuivait durant la… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *De son éducation dans une famille bourgeoise protestante des Cévennes, Claude Régy dit avoir rejeté le puritanisme mais gardé un attachement au Texte, à la Bible, constamment citée. Ce spiritualisme sans dogme, ce mysticisme sans religion, annonce l'une des orientations de sa démarche théâtrale. Interrompant Sciences-Po et ses études en droit,… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Écrit par : Raymonde TEMKINE
… L'année même de la disparition de Jean-Louis Barrault est morte Madeleine Renaud,* la comédienne qui a formé avec lui le couple de théâtre le plus célèbre. Lui était la fougue et l'esprit d'aventure, elle tout ensemble le charme et la solidité. Bien que d'apparence fragile, elle a tout autant que lui du ressort, du courage, et accepte les aléas d'… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Né dans le quartier de Ménilmontant, à Paris, Guy Rétoré y fonde en 1954 une compagnie dramatique, la Guilde, avec laquelle il remporte le premier prix au concours des Jeunes Compagnies, en 1957. En 1963, il est nommé à la direction du Théâtre de l'Est parisien (T.E.P.) qui obtient le statut de théâtre national en 1972 et à la tête duquel il… Lire la suiteÉcrit par : Denis GUÉNOUN
… *L'insolent succès de Yasmina Reza lance un défi aux observateurs de la vie théâtrale et littéraire. Car cette jeune femme écrivain, fêtée sur les scènes du monde entier par un public très vaste – et donc tenue pour commerciale –, reste absente des plateaux de télévision, ne livre qu'avec mesure quelques propos réservés. Cette faiseuse de comédies,… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Écrit par : Marc BLOCH
… *Né à Montpellier dans une famille bourgeoise, Georges Ribemont-Dessaignes fit le désespoir des siens par ses conceptions artistiques d'avant-garde. Peintre, musicien, romancier, poète et dramaturge, il fut un des précurseurs du mouvement dada en France. Sans lui pas de théâtre dada, pas de musique dada (son Pas de la chicorée frisée et … Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… a dit enfants de Tadeusz Kantor. On les a comparés à Bob Wilson. Ils n'ont été jamais qu'eux-mêmes. *Depuis trois décennies, le Théâtre du Radeau et François Tanguy sont les grands ordonnateurs d'un théâtre à nul autre pareil. Devenus une référence pour les nouvelles générations, le parcours de ces francs-tireurs de la scène est ponctué de créations… Lire la suiteÉcrit par : Renée SAUREL
… *Les premières années de la vie d'André de Richaud, qui naît en 1909 à Perpignan, se passent à Nîmes, où son père enseigne l'histoire. La guerre éclate. M. de Richaud, mobilisé, est tué peu après. Sa veuve vient alors vivre avec André à Althen-les-Paluds, village du comtat Venaissin. Non loin de là se trouve la poudrerie nationale de Sorgues, où des… Lire la suiteÉcrit par : Jacques ROBICHEZ
Dans le chapitre "Rolland et le théâtre" : … refuges, où des personnages fraternels dressent dans une ambiance corrompue leur idéal de foi. *En 1898, Rolland écrit en quelques jours Les Loups, drame qui transpose l'affaire Dreyfus en 1793. C'est le premier de ses drames révolutionnaires. Il publiera le dernier, Robespierre, en 1939. L'ensemble, composé de huit pièces,… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Né dans le Velay, venu enfant à Paris, Jules Romains est reçu à l'École normale supérieure en 1905 et à l'agrégation de philosophie en 1909. Il enseigne pendant dix ans, mais depuis 1903 il a parallèlement une activité littéraire importante et il devient vite le représentant le plus brillant de l'unanimisme, doctrine qui marque toute son œuvre. Il… Lire la suiteÉcrit par : Jacques SICLIER
… *Élève au conservatoire de Bruxelles, sa ville natale, Raymond Rouleau remporte, très jeune, les prix de comédie, de tragédie, de mimique et d'excellence. Il vient, vite, à Paris, où il participe aux côtés d'Antonin Artaud, au théâtre surréaliste Alfred Jarry. Il écrit une pièce, L'Admirable Visite, qui est montée à l'Atelier, par Charles… Lire la suiteÉcrit par : Patrick BESNIER
Dans le chapitre "Théâtre" : … Le *théâtre tient une place exceptionnelle chez Roussel, comme si chez lui tout y ramenait. Michel Leiris a dit quel spectateur boulimique et singulier il fut, retournant “douze ou quinze fois de suite” voir tel mélodrame ou tel drame historique. Les deux pièces qu'il publia, L'Étoile au front et La Poussière de soleils, forment,… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… Metteur* en scène et interprète de plus d'une centaine de pièces, Jean-Paul Roussillon, sociétaire honoraire de la Comédie-Française, est décédé le 31 juillet 2009 à Auxerre, à l'âge de soixante-dix-huit ans, au terme d'une vie qui se confond avec le théâtre. Né à Paris, Jean-Paul Roussillon est le fils d'un chanteur de caf'conc' à Bordeaux devenu… Lire la suiteÉcrit par : Pierre MARCABRU
… Par *son appartenance à une famille de magistrats et d'industriels marseillais, André Roussin, lorsqu'il naquit le 22 janvier 1911, n'avait aucune attache avec le monde changeant du théâtre. Pourtant, ses études (une licence de lettres) rapidement abandonnées, il fonda avec André Ducreux la compagnie du Rideau gris qu'il devait diriger pendant plus… Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
… *Acteur et metteur en scène français qui appartient à la lignée de Copeau dont il est le neveu, Michel Saint-Denis fait partie de la compagnie des jeunes comédiens, connue sous le nom des Copiaux, dirigée par Copeau et qui travaille en Bourgogne de 1925 à 1929. C'est alors qu'il prend la direction de ceux qui reviennent à Paris pour les regrouper… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
… *Auteur dramatique français, Armand Salacrou fait des études de médecine puis de philosophie. Il s'intéresse aux problèmes sociaux et fréquente les milieux socialistes et communistes ; il collabore à L'Humanité. Mais, s'il garde une conscience politique aiguë qui se manifestera dans toute son œuvre, il quitte le Parti communiste et se lie… Lire la suiteÉcrit par : Marianne ALPHANT
Dans le chapitre "« Quelque chose d'anodin, de familier au possible »" : … cette parole qui est « l'arme quotidienne, insidieuse et efficace, d'innombrables petits crimes ». *Dans l'œuvre écrite pour la scène, la recherche est identique. Nathalie Sarraute vient au théâtre en 1965, à la suite d'une commande de la radio allemande de Stuttgart. Ce seront Le Silence puis Le Mensonge, créés deux ans plus tard… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME, Juliette SIMONT
Dans le chapitre "Sartre « polygraphe »" : … et abandonné, mais un grand roman malade, auquel le lecteur prodigue ses soins et sa collaboration. *Depuis 1943, Sartre, qui se souvenait avoir tout enfant séduit les petites filles au jardin du Luxembourg avec un théâtre de marionnettes, s'est voué au théâtre pour son plus grand bonheur, pour celui de ses actrices, et pour celui du public. Peu de… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
… * Naissance, à Paris, de Jean-Paul Sartre. Mort de son père, Jean-Baptiste Sartre. Première Guerre mondiale. Sartre entre au lycée Henri-IV. Entre à l'École normale supérieure, avec Paul Nizan et Raymond Aron. Fait la connaissance de Simone de Beauvoir. Professeur de philosophie au Havre. Boursier à l'Institut français de Berlin, il découvre la… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Né à Buenos Aires d'un père écrivain et d'une mère qui est la petite-fille d'un ancien gouverneur de New York, Jérôme Savary, entré en France à l'issue de la guerre, vient très jeune à Paris pour y suivre des cours de solfège et de musique. Les spectacles de Jean Dasté puis de Jean Vilar au T.N.P. constituent ses premiers éblouissements théâtraux.… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Dans le chapitre "La tradition du Vieux-Colombier" : … *Mais le bouleversement le plus marquant de l'espace scénique en France, au début du xxe siècle, coïncide avec la fondation à Paris du théâtre du Vieux-Colombier par Jacques Copeau (1879-1949) en 1913. Pour rendre au théâtre sa grandeur, en le dépouillant de ses artifices, celui-ci s'efforce de retrouver la simplicité du tréteau… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ROBIN
… *L'écrivain libanais d'expression française, Georges Schéhadé est né à Alexandrie. Après des études de droit à Beyrouth, il commence une carrière administrative dans les services culturels du haut-commissariat de France. Il fait de nombreux voyages en France et en Europe, y noue des liens avec Bounoure, Supervielle, Saint-John Perse, Breton :… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Philosophe de formation, le metteur en scène Christian Schiaretti est de ceux qui placent l'exigence politique au cœur de la pratique théâtrale. Revendiquant une position de créateur-artisan étranger au sérail, il tente de concilier ses choix esthétiques avec des prises de position vigoureuses sur le devenir de l'institution. De 1975 à 1983, il se… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… Elle aimait* jouer les gardiennes du temple, dénonçant tout ce qui pouvait porter atteinte aux règles du classicisme et du répertoire de la « maison ». Elle appréciait les aventures, mais, disait-elle, à condition qu'elles soient de qualité. Elle avait d'ailleurs défendu des auteurs contemporains comme Jean Audureau avec Félicité, en 1983.… Lire la suiteÉcrit par : Nadine VASSEUR
… *Fille de pasteur, Geneviève Serreau naît le 13 août 1915 à Oléron, où elle passe son enfance, baignée dans la lecture assidue de la Bible et un climat d'étude qui stimuleront très tôt son attirance profonde pour la littérature. Agrégative de lettres, elle part pour Lyon pendant la guerre, où elle devient l'élève de Charles Dullin et rencontre, en… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… ses débuts en langue française) dans l'Hedda Gabler d'Ibsen, et il a trouvé sa vocation. *Après la guerre, Michel Simon rejoint les Pitoëff et fait en 1920 ses débuts d'acteur : trois répliques de Mesure pour mesure de Shakespeare. Pour vivre il se fait, avec un certain talent, photographe. En 1922, il suit la troupe Pitoëff à… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
… La première mise *en scène de Jean-François Sivadier, en 1996, révèle avec éclat l'originalité d'une démarche théâtrale dont l'écriture, la réflexion et la portée artistique se colorent d'une séduction ludique. Italienne avec orchestre évoque avec humour une répétition de La Traviata de Giuseppe Verdi à laquelle le public est… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Détenteur d'une licence d'allemand, le jeune Bernard Rothstein, qui adoptera plus tard le nom de sa mère dans le cadre de ses activités théâtrales, obtient à la fin des années 1950 une bourse pour poursuivre ses études en R.D.A. Il restera quatre ans au Berliner Ensemble dirigé par la veuve de Bertolt Brecht, Hélène Weigel. Là, il met en scène … Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Écrit par : Monique LE ROUX
… L'or et le rire », c'est* sous ce double signe qu'Olivier Py a placé sa mise en scène du Soulier de satin de Paul Claudel, créée en 2003 au Centre dramatique d'Orléans dont il est directeur, puis jouée en tournée et à Paris au Théâtre de la Ville. La dernière grande pièce profane de Paul Claudel, écrite de 1919 à 1924, semble constituer un… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… des rôles de composition, son physique ne correspondant pas à celui d'une ingénue ou d'une coquette.* À Paris, elle joue avec Georges Pitoëff dans Six Personnages en quête d'auteur de Pirandello, puis dans Maison de poupée d'Ibsen. Suivront nombre de collaborations avec André Barsacq, Marcel Herrand (Écrit par : Didier MÉREUZE
… Située dans *l'Orient extrême d'il y a mille ou cinq cents ans, évoquant aussi bien l'Empire du Milieu que celui du Soleil levant, Tambours sur la digue (1999) – création du théâtre du Soleil et d'Ariane Mnouchkine – a été inspiré par les récentes inondations qui ont endeuillé la Chine. Le spectacle raconte les atermoiements d'un prince… Lire la suiteÉcrit par : Christophe TRIAU
… Le nom de François Tanguy est indissociable de celui du *théâtre du Radeau, créé au Mans à la fin des années 1970 et dont il devient le metteur en scène à partir de 1982. À ces deux noms, il faudrait également associer celui du lieu, La Fonderie, que la compagnie investit à partir du milieu des années 1980, en s'installant dans un ancien garage… Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
… Qui souhaite la reconnaissance officielle* et la légitimation universitaire doit bannir l'humour, qui classe dans la catégorie des amuseurs, mal venus au panthéon littéraire. C'est à bon droit que Tardieu s'irrite, dans On vient chercher M. Jean (1990), de ne voir associer son nom qu'à sa pochade Un mot pour un autre (1951), ce qui… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
… Tartuffe *ne serait-il pas, aussi, l'image insinuante et sombre d'une France malade ? Tartuffe ne pourrait-il point être l'une de nos constantes nationales : l'appétit de fausseté, le plaisir de vaincre par la force du calcul sordide ? Dès lors, ne peut-on pas trouver Tartuffe parmi les « collabos » vertueux et, un moment, triomphants ? Pour sa… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… En* 2003, Stéphane Braunschweig se confrontait à Molière avec une mise en scène mémorable du Misanthrope. Alceste, tyran et victime des autres mais surtout de lui-même, réactionnaire dans son dégoût de tout ce qui est « moderne ». Cinq ans après, à l'occasion de ses adieux au Théâtre national de Strasbourg dont il quittait la direction (il… Lire la suiteÉcrit par : Yves KIRCHNER
… classique. Né d'un père russe sculpteur et d'une mère céramiste, il rencontre à quinze ans *Roger Blin dont il a vu la mise en scène de La Sonate des spectres de Strindberg. Il découvrira de la même façon En attendant Godot (1953) et Fin de partie (1957) de Beckett, Les Nègres (1959) et Les Paravents… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine MERVANT-ROUX
L'image* du théâtre amateur en France est en pleine transformation. Parce qu'il a beaucoup évolué, mais surtout, paradoxalement, parce qu'il s'est retrouvé lui-même. Après avoir été très longtemps ignoré, en effet, ce théâtre est désormais sur le devant de la scène. En 1996 paraissait une grande… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… L'œuvre *de Maurice Maeterlinck connaît un intérêt de la part de metteurs en scène de théâtre et d'opéra aux options esthétiques pourtant différentes. Ses pièces ont ainsi fait l'objet de deux spectacles montés simultanément à Paris en février 1997, La Mort de Tintagiles, mise en scène par Claude Régy au théâtre Gérard-Philipe de Saint-… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
… * Le 29 mai, fondation de la compagnie autour d'Ariane Mnouchkine (née en 1939) et de comédiens et techniciens issus de l'Association théâtrale des étudiants. Le Théâtre du Soleil est constitué en société ouvrière de production. Premier spectacle : Les Petits-bourgeois, de Maxime Gorki. Le Capitaine Fracasse d'après Théophile… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
… * En avril, à la recherche d'un lieu théâtral à Paris, Jacques Copeau découvre au 21 rue du Vieux-Colombier, au cœur du quartier Latin, une salle de 500 places baptisée Athénée Saint-Germain. Le théâtre réaménagé est ouvert le 23 octobre 1913, avec une œuvre élisabéthaine : Une femme tuée par la douceur, de Thomas Heywood. Dans les… Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit par : Robert PIGNARRE
Dans le chapitre "Le théâtre au XXe siècle" : … *À partir des années 1920, deux facteurs ont commandé l'évolution de l'art théâtral : le triomphe de la révolution bolchevique, entraînant en Europe occidentale une crise des valeurs bourgeoises, liées à l'économie capitaliste, et l'essor de la création cinématographique. Le cinéma a longtemps tenu, avant d'entrer en concurrence avec d'autres médias… Lire la suiteÉcrit par : Bernard DORT
Écrit par : Alfred SIMON
Dans le chapitre "L'avènement du metteur en scène" : … *Premier metteur en scène moderne, André Antoine (1858-1943) a vu son œuvre confisquée par l'esthétique naturaliste. On a vite vu en lui le Zola de la mise en scène. Pourtant, dans ses premiers spectacles, il avait fait une place aux poètes, au théâtre en vers ; L'Évasion de Villiers de L'Isle-Adam, Le Baiser de Théodore de… Lire la suiteÉcrit par : Alfred SIMON, Universalis
Dans le chapitre "Après Brecht" : … Restée en retrait de ce mouvement, *la jeune génération de metteurs en scène français avait été au début fortement marquée par l'influence de Brecht à travers ses deux parrains, Roger Planchon et Giorgio Strehler, et ses chefs de file Ariane Mnouchkine, Patrice Chéreau et Antoine Vitez, ce dernier seul ayant marqué tôt sa distance par rapport au… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
… que les théâtres actuels sont avant tout « immobiles » et qu'ils répètent plus qu'ils n'innovent ? *Outre le fait que les pièces contemporaines apparaissent fort souvent sur la scène et que des théâtres comme la Colline à Paris soient assujettis au répertoire moderne, il semble aussi évident que le théâtre ait tout à gagner à relire et représenter… Lire la suiteÉcrit par : Robert ABIRACHED
Dans le chapitre "Premières esquisses" : … *C'est le gouvernement du Front populaire, de 1936 à 1938, qui a sans doute jeté les bases d'une politique de la culture, en s'intéressant aux pratiques artistiques des amateurs, en se souciant de l'éducation populaire et en mettant en place quelques aides indirectes à des metteurs en scène, sans oublier l'attention qu'il a portée à la… Lire la suiteÉcrit par : Colette GODARD
… *Alors que, sur la rive droite, le Boulevard visait et obtenait les grosses recettes, alors que prenait forme, avec éclat au T.N.P., plus difficilement en province, un théâtre à vocation populaire, quelques pauvres petites salles, presque toutes situées sur la rive gauche de la Seine, démunies de soutien financier public comme privé, se sont payé le… Lire la suiteÉcrit par : Noël ARNAUD
… *Ni homme de lettres ni poète (c'est lui qui s'en défend), aventurier, un peu voyou, cynique, à l'instar de Rimbaud qu'il admire et dont le rapprochent d'autres penchants, Julien Torma laisse une œuvre écrite nombreuse pour une si brève existence, et des plus hétéroclites au double sens du mot : diverse et anomale. On le sait né à Cambrai, d'un père… Lire la suiteÉcrit par : Bernard DORT, Jacques MOREL, Jean-Pierre VERNANT
Dans le chapitre "Est-il une tragédie au XXe siècle ?" : … ensemble l'antique et le moderne. » Pareil ajustement est l'une des grandes préoccupations du *théâtre français de l'entre-deux-guerres. Cocteau, Giraudoux et Anouilh (qui, en 1972 encore, essayait une x-ième fois de raconter l'histoire d'Oreste dans Tu étais si gentil quand tu étais petit) ne cessent de flirter avec la… Lire la suiteÉcrit par : Noël ARNAUD
Dans le chapitre "De Dada au surréalisme" : … celui qu'il se donne à lui-même et, davantage, celui que le public outré, vociférant lui procure. *La Première... (1916) et La Deuxième Aventure céleste de M. Antipyrine (1921) affirment la volonté de Dada d'être spectacle par l'échange, dans une complète incohérence, de mots... ou de projectiles entre la salle et la scène,… Lire la suiteÉcrit par : Bernadette BOST
… *Né en Belgique le 20 septembre 1910, Jean Vauthier, fils d'un ingénieur français d'origine belge, vit à Bordeaux depuis son enfance. Il étudie d'abord la peinture et exerce diverses fonctions dans la presse régionale avant d'être pris de passion pour l'écriture. En 1949, il abandonne tout emploi pour se consacrer exclusivement à la dramaturgie.… Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Comédien, *metteur en scène, cofondateur du festival d'Avignon en 1947 puis maître d'œuvre du Théâtre national populaire (T.N.P.) de 1951 à 1963, Jean Vilar est l'une des grandes figures françaises du théâtre du xxe siècle. Associant ses convictions morales, civiques et politiques à des… Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
… *Né à Orléans en 1937, élève de l'École normale supérieure, Jean-Marie Villégier fait partie au début des années 1960, avec François Regnault, du groupe de la rue d'Ulm, qui participe aux rencontres organisées par Louis Althusser, avec Bernard Dort, autour de la révolution brechtienne et de l'idée d'un théâtre compris comme objet philosophique. Ce n… Lire la suiteÉcrit par : Monique LE ROUX
Michel Vinaver *occupe une place singulière dans la vie théâtrale française, dont il s'est longtemps tenu éloigné. À l'écart des plateaux, il a élaboré une œuvre majeure et, novatrice, qui a dès 1986 fait l'objet d'une publication complète en et inspiré de grands dramaturges : Roger Planchon, Antoine Vitez,… Lire la suiteÉcrit par : Colette GODARD
… *Né à Paris, Jean-Pierre Vincent fait ses débuts avec Patrice Chéreau en participant au groupe théâtral du lycée Louis-le-Grand. Dès 1966 éclate L'Affaire de la rue de Lourcine, un Labiche iconoclaste. Lorsque la municipalité de Sartrouville souhaite s'attacher une troupe permanente, elle fait appel à Chéreau. Jean-Pierre Vincent le suit. L… Lire la suiteÉcrit par : Georges BANU
*Né en 1930, autodidacte, formé à travers des expériences personnelles mais surtout par son propre appétit de culture, Antoine Vitez est issu d'une famille très « IIIe République » : sa mère est institutrice et son père photographe, animé de sympathies anarchistes. Vitez ne fait pas d'études… Lire la suiteÉcrit par : Mireille LOSCO
… *Roger Vitrac est considéré comme le grand dramaturge surréaliste alors même qu'il fut exclu du mouvement dès 1925, son œuvre théâtrale à peine commencée. Cette situation est une conséquence directe du mépris dans lequel André Breton tint le théâtre, pratique sociale à ses yeux compromettante et indigne des recherches artistiques modernes. Vitrac,… Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
… Un temps,* on a rattaché Romain Weingarten au « théâtre de l'absurde ». Lui se voulait « réaliste » dans la mesure où, précisait-il, « je tiens que les événements dits réels ne relèvent point des catégories fictives du hasard et de la nécessité mais du sens, comme il en va, dit-on aujourd'hui, de ceux du rêve ». À la rigueur, concédait-il, une « … Lire la suite
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