Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

BOULEVARD THÉÂTRE DE

Page précédente Page suivante

1.  Histoire

  Le premier âge (1759-1789)

Dans la seconde moitié du xviiie siècle, le boulevard du Temple, en ses larges avenues, offre au promeneur les attractions les plus diverses : feux d'artifice des frères Ruggieri, pantomimes, figures de cire de Curtius, et, dès 1759, dans le petit théâtre de Jean-Baptiste Nicolet (un transfuge de la foire Saint-Germain), de courtes comédies (parades, farces ou vaudevilles) alternant avec des tours d'acrobates ou d'animaux savants. Le succès de Nicolet appelle la concurrence ; en 1769, Nicolas-Ménard Audinot crée, sur le même boulevard, le Théâtre-Audinot (futur Ambigu-Comique) ; en 1774, Sallé et l'aboyeur Beauvisage fondent les Associés ; puis, ce seront les Variétés-Amusantes, les Bluettes-Comiques-et-Lyriques, les Délassements-Comiques et, au Palais-Royal, les Variétés.

Ainsi naquirent les théâtres des boulevards, au cours des trois décennies qui précédèrent la Révolution. Prolongeant la tradition des théâtres de la foire (SaintGermain et Saint-Laurent), ils en reprirent le répertoire et le public et en héritèrent surtout une longue habitude de lutte contre les privilèges des grands théâtres. La Comédie-Française, l'Opéra, l'Opéra-Comique détenaient, à Paris, depuis la fin du xviie siècle, l'exclusivité, des représentations théâtrales. Ils cédaient parfois – chèrement – une part de ce privilège à quelque concurrent, mais le plus souvent le défendaient avec âpreté contre les empiétements des petits théâtres.

Cette guerre, toujours recommencée, se prolongera jusqu'à la Restauration, avec, d'une part, procès, appels pressants aux autorités, discours vertueux contre l'immoralité et l'anarchie des petits théâtres ; et, d'autre part – arme des faibles –, la patience, la ruse, une grande soumission envers les autorités de police et, bien entendu, les nécessaires pots-de-vin. Nicolet en fit un très large usage. Aussi, malgré les règlements qui lui interdisaient la comédie, dès 1767, il dirigeait trente auteurs, soixante danseurs et disposaient d' […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 9 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« BOULEVARD THÉÂTRE DE » est également traité dans :

ANOUILH JEAN (1910-1987)

Écrit par :  Jean-Pierre ÉNARD

Dans le chapitre "Vers un théâtre politique ?"  : …  incontestable. Habile constructeur, il fait parler à ses personnages une langue simple et vraie. *Cette virtuosité technique passe souvent pour de la facilité et apparente son théâtre au théâtre de boulevard. Lui-même se qualifie de « vieux boulevardier ». Cela est vrai, certainement, pour une bonne part de sa production. Mais quelques pièces se… Lire la suite
AUGIER ÉMILE (1820-1889)

Écrit par :  Hélène LACAS

… *Représentant avec Dumas fils de la comédie sérieuse, Émile Augier est de ceux qui analysent avec lucidité les mœurs de leur époque. Après avoir passé son baccalauréat en philosophie, il entre chez un avoué mais sent que sa vocation est ailleurs. Admirateur et disciple de François Ponsard, partisan de « l'école du bon sens » en réaction contre le… Lire la suite
BATAILLE HENRY (1872-1922)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Poète et dramaturge, né à Nîmes, fils de Léopold Bataille, un austère magistrat du Second Empire, Henry Bataille vient faire ses études à Paris. Il croit d'abord se sentir une vocation de peintre et fréquente l'académie Jullian. Mais, féru de théâtre, il écrit un drame fortement inspiré par le romantisme dont Sully Prudhomme a fait l'éloge.… Lire la suite
BECQUE HENRI FRANÇOIS (1837-1899)

Écrit par :  Hélène LACAS

… *Auteur dramatique français qui passe pour être à la fois le dernier des dramaturges de l'ancienne école et le premier des écrivains naturalistes au théâtre, l'un des pères du Théâtre-Libre. Successivement employé dans les bureaux du Chemin de fer du Nord, à la chancellerie de la Légion d'honneur, commis d'agent de change, Becque débute à l'Opéra… Lire la suite
BERNARD PAUL dit TRISTAN (1866-1947)

Écrit par :  Jean-Pierre ÉNARD

… *Ami de Jules Renard, d'Alphonse Allais, de Courteline, de Lucien et Sacha Guitry, Tristan Bernard fait partie de ces figures qui ont marqué la vie parisienne durant toute la première moitié du xxe siècle. Plus que par son œuvre, qui a remporté cependant un grand succès en son temps, il est connu par ses bons mots. On ne relit… Lire la suite
BERNSTEIN HENRY (1876-1953)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Auteur dramatique français, fils d'un banquier israélite, Henry Bernstein connut un très vif succès dans la décennie qui précéda la Première Guerre mondiale. Découvert par Antoine, directeur du Théâtre-Libre, il débute avec une comédie : Le Marché (1905). Avec beaucoup de brutalité et une puissance d'effets qui est de toute évidence l'… Lire la suite
BOURDET ÉDOUARD (1887-1945)

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

… *Auteur dramatique français, Édouard Bourdet fait ses débuts, en 1910, avec Le Rubicon. Mais pas plus cette pièce que L'Homme enchaîné (1923) ne connaissent le succès. La Prisonnière (1926) aborde un sujet difficile, la souffrance d'une femme damnée, et l'auteur le traite avec beaucoup d'habileté et l'audace qu'il s'est… Lire la suite
COMÉDIE

Écrit par :  Robert ABIRACHED

Dans le chapitre "L'âge bourgeois"  : …  dans un monde de plus en plus soumis aux lois du commerce et de l'industrie. Non que le *Boulevard manque d'auteurs de talent (Feydeau, en particulier, atteindra à une sorte de grandeur en faisant jouer à nu, pour le plaisir, la mécanique du vaudeville), mais il est devenu l'otage de la société qu'il reflète. Le succès de Rostand lui-même est… Lire la suite
DRAME - Drame bourgeois

Écrit par :  René POMEAU

Dans le chapitre "Consolidation et critique au XIXe siècle"  : …  à sujets historiques exprime une volonté de poésie. Parallèlement se perpétue une tradition de *pièces à idées, sur des problèmes familiaux, professionnels, sociaux... Le Gendre de Monsieur Poirier, d'Émile Augier (1854), répète l'inévitable confrontation du roturier enrichi par son travail (dans le commerce, selon l'habitude) avec le… Lire la suite
DUMAS ALEXANDRE, dit DUMAS FILS (1824-1895)

Écrit par :  Universalis

… *Un des fondateurs de la pièce à thèse, c'est-à-dire d'un drame bourgeois réaliste mettant en scène quelque problème social et suggérant des solutions, Dumas fils, enfant illégitime d'Alexandre Dumas père, avait hérité de ce dernier, mais dans un genre totalement différent, une grande fécondité littéraire. Son premier succès fut un roman, LaLire la suite
FEYDEAU GEORGES (1862-1921)

Écrit par :  Hélène LACAS

… *Fils du romancier Ernest Feydeau, Georges Feydeau prend la relève de Labiche et porte à sa perfection le vaudeville. Il est pris très tôt par le démon d'écrire et, dès la fin de ses études, il entre dans une double carrière mondaine et théâtrale. Il écrit d'abord des monologues que des acteurs célèbres récitent dans les salons, et deux courtes… Lire la suite
GUITRY SACHA (1885-1957)

Écrit par :  Noël SIMSOLO

Dans le chapitre "Le roi du théâtre"  : …  comme des comédies musicales ou comme des drames, des revues historiques ou des opéras-bouffes, *elles s'assimilent généralement au théâtre de boulevard ; mais, derrière les apparences futiles de toutes ces histoires de cocus inconnus et célèbres, c'est une véritable modernité qui vient s'inscrire en force, même si le classicisme n'en est pas… Lire la suite
HALÉVY LUDOVIC (1834-1908)

Écrit par :  Hélène LACAS

… *Au sortir du collège, Ludovic Halévy, fils de l'écrivain Léon Halévy (1802-1883), entre dans l'administration. Tout en remplissant ses fonctions, il commence à écrire pour le théâtre des livrets d'opérettes. Après avoir donné au théâtre des Bouffes-Parisiens, sous le pseudonyme de Jules Servières, des opérettes en un acte (Une pleine eau … Lire la suite
LABICHE EUGÈNE (1815-1888)

Écrit par :  Hélène LACAS

… *Successeur direct de Scribe dans la tradition du vaudeville et dans les faveurs du public parisien, Eugène Labiche a régné en maître sur le théâtre comique durant le second Empire. Cette célébrité ne déteint pas sur sa vie (« trop heureuse pour que [sa] biographie soit intéressante », dit-il lui-même), où le succès ne s'est pas fait attendre : « Je… Lire la suite
MAILLAN JACQUELINE (1923-1992)

Écrit par :  Pierre MARCABRU

…  devient triomphe, et elle jouera mille sept cents fois Croque Monsieur de Marcel Mithois. *Dès lors, elle règne sans partage sur le théâtre de boulevard, où sa fantaisie fait merveille. Jacqueline Maillan entrait en scène en fanfare, vive comme la poudre, et dans le simple élan du naturel. D'autres avant de brûler les planches battent le… Lire la suite
MEILHAC HENRI (1831-1897)

Écrit par :  Hélène LACAS

… *Après des études à Louis-le-Grand, Henri Meilhac est employé dans une librairie. Il acquiert vite une réputation d'humoriste doué d'un esprit caustique et d'une imagination quelque peu fantasque, grâce à des dessins et articles parus au Journal pour rire où il collabore de 1852 à 1855 sous le pseudonyme de Talin. En 1855, il débute au… Lire la suite
MÉLODRAME

Écrit par :  Anne UBERSFELD

Dans le chapitre "Mélodrame et Révolution"  : …   diable (1792) ou La Forêt périlleuse (1797). Après quoi ce sont toutes les scènes du *Boulevard du crime qui abriteront les mélodrames, et tout particulièrement la Gaîté, théâtre attitré de Pixérécourt. Un des traits frappants est sans doute le succès du mélodrame dans toutes les couches de la société ; Guilbert de Pixérécourt est,… Lire la suite
MIME ET PANTOMIME

Écrit par :  Tristan RÉMY

Dans le chapitre "La pantomime romantique"  : …  à Bobino. Tous se disent « artistes pantomimes », quels que soient leur répertoire et son contenu. *Sur les scènes des théâtres, les polichinelles disputent leur place aux pierrots venus des spectacles d'acrobatie. En 1825, Mazurier, un Français, triomphe à la Porte-Saint-Martin. On voit Pitrot au Vaudeville et au théâtre royal de l'Opéra-Comique… Lire la suite
OPÉRETTE

Écrit par :  Sylvie FÉVRIER

Dans le chapitre "Les Années folles"  : …  trente frôle la grivoiserie... et la comédie musicale. Maurice Yvain obtient de bons succès de *boulevard avec Ta Bouche (1922), Là-Haut (1923), Pas sur la bouche (1925) ; Henri Christiné également avec Dédé (1921) mais c'est Phi-Phi qui, juste au lendemain de l'armistice, va lui assurer la gloire.… Lire la suite
POPESCO ELVIRE (1894?-1993)

Écrit par :  Didier MÉREUZE

…  tout en paradoxe et en force de vie, Elvire Popesco s'était imposée très vite comme la reine d'un* théâtre de boulevard brillant de tous ses feux, comme pour mieux nier les nuages qui s'amoncelaient sur la France et l'Europe d'alors... Mieux, elle était devenue la « Parisienne » par excellence, bouleversant les cœurs avec son accent roumain… Lire la suite
PORTO-RICHE GEORGES DE (1849-1930)

Écrit par :  Claude BURGELIN

… *Auteur dramatique, dont les pièces ont pour thème majeur les difficultés et les conflits amoureux. Georges de Porto-Riche a été l'un des premiers auteurs à évoquer la vie sexuelle des couples qu'il mettait en scène. Avec Amoureuse (1891), interprétée par Réjane, et Le Passé (1897), il obtint de grands succès. Son théâtre savait en… Lire la suite
PROVERBE DRAMATIQUE

Écrit par :  Hélène LACAS

… *Plutôt qu'un genre littéraire, le proverbe est, à l'origine, un divertissement de salon dont la naissance a été favorisée par la brillante vie mondaine de la fin du règne de Louis XIII. C'est « une scène en plusieurs scènes qu'on écrivait ou que souvent on improvisait entre soi sur un simple canevas et qui renfermait un petit secret [...]. Le… Lire la suite
ROUSSIN ANDRÉ (1911-1987)

Écrit par :  Pierre MARCABRU

…  ce qu'il sait déjà. Car son génie n'est pas de facilité, comme tant d'autres, mais de légèreté. *Il y entre une gaieté vive et naturelle, méridionale dans son humeur, et qui lui donnera des ailes. De Suzanne Flon (La Petite Hutte, 1947) à Pierre Fresnay (Les Œufs de l'autruche, 1948), d'Elvire Popesco (La Mamma, 1957)… Lire la suite
SARDOU VICTORIEN (1831-1908)

Écrit par :  Jacques PRÉVOT

… *Né dans une famille d'origine niçoise, d'un père professeur et passionné de lexicographie, Victorien Sardou fait lui-même de solides études et se consacrera sa vie durant à des recherches d'histoire érudites, en particulier sur Paris, ses monuments et ses musées. Ce goût secret illustre la diversité des talents de celui qu'on prendrait à tort pour… Lire la suite
SCRIBE EUGÈNE (1791-1861)

Écrit par :  Hélène LACAS

… *Fils d'un marchand drapier de la rue Saint-Denis, Eugène Scribe ne vient au théâtre que par goût du vaudeville, qui le détourne d'une carrière d'avocat où le poussent ses parents. Il débute au théâtre des Variétés avec une piécette qui ne recueille aucun succès, Le Prétendu sans le savoir ou l'Occasion fait le larron (1810). Il reste dans… Lire la suite
THÉÂTRE OCCIDENTAL - Histoire

Écrit par :  Robert PIGNARRE

Dans le chapitre "Du siècle des Lumières à l'ère industrielle"  : …  dans le jeu de la société industrielle, passa de la critique à la défense de l'ordre régnant, *tandis que le boulevard du Crime, prolongé vers les beaux quartiers, devenait tout simplement le Boulevard. Seul de sa génération, Musset avait compris quel champ ouvrait au dramaturge une psychologie sincère de la névrose romantique. On sait que,… Lire la suite
VAUDEVILLE

Écrit par :  Hélène LACAS

… *A l'origine, au xve siècle, le vaudeville, ou vaudevire, du nom du lieu où il a pris naissance, est une chanson gaie et maligne. Jusqu'à la fin du xviiie siècle, moment où il se fond avec le courant de la chanson française, le vaudeville se présente sous deux aspects : un aspect satirique inspiré des… Lire la suite

Afficher la liste complète (27 références)

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média