Groupe britannique de pop-rock très influent durant les années 1960, The Kinks (que l'on pourrait traduire par « Les Tordus ») apporta au rhythm and blues de ses débuts un regard pénétrant sur la société tout en affichant une théâtralité digne du music-hall britannique, devenant ainsi une figure emblématique du monde musical anglais. Ses principaux membres furent Ray Davies (Raymond Douglas Davies, né le 21 juin 1944), chanteur, guitariste et harmoniciste, Dave Davies (David Russell Gordon Davies né le 3 février 1947), guitariste soliste, Pete Quaife (Peter Alexander Greenlaw Quaife, né le 31 décembre 1943, mort le 23 juin 2010), bassiste, et Mick Avory (Michael Charles Avory, né le 15 février 1944), batteur.
Les frères Ray et Dave Davies montent en 1963, dans le quartier populaire de Muswell Hill, dans la banlieue nord de Londres, un groupe de rhythm and blues, The Kinks. Construit sur de puissants accords, leur troisième single, You Really Got Me (1964), connaît un succès fulgurant. À l'instar des premières chansons des Rolling Stones, il devient un morceau fondateur dans l'exploration créative du rhythm and blues par des musiciens blancs. Il exercera ainsi une immense influence sur les Who à leurs débuts, sur la musique punk apparue dans les garages américains au milieu des années 1960 et sur le heavy metal qui émerge à l'aube de la décennie suivante. Les Kinks amplifient par ailleurs l'image androgyne que cultivent les Rolling Stones, apparaissant sur scène en dandys aux cheveux extrêmement longs, tandis que Ray Davies multiplie les gestes efféminés. Après deux nouveaux tubes internationaux, All Day and All of the Night (1964) et Tired of Waiting for You (1965), les Kinks diversifient rapidement leur approche en signant le remarquable morceau See My Friends (1965), relatant une relation ambiguë entre deux hommes, et qui constitue la première fusion réussie entre la pop occidentale et les formes musicales indiennes. Lorsque leur succès sur le marché américain décroît après une tournée désastreuse […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…



