1. Auteur
Luthiste, chanteur et compositeur, l'Anglais John Dowland est, de 1580 à 1584, au service de l'ambassadeur d'Angleterre à Paris. Déçu de ne pas obtenir en 1594 le poste de luthiste à la cour d'Élisabeth Ire (probablement parce qu'il s'est converti au catholicisme), il décide de quitter l'Angleterre ; il réside en Allemagne et en Italie avant d'être engagé en 1598 comme luthiste du roi Christian IV de Danemark. Il rejoint Londres en 1606 et il est, de 1612 à sa mort, un des luthistes des rois Jacques Ier et Charles Ier. Ses compositions les plus remarquables sont des recueils d'«ayres» pour le luth.
2. Genre - Consort
Du latin consortium, «communauté», ce genre, spécifiquement anglais, désigne aux XVIe et XVIIe siècles un ensemble instrumental avec ou sans voix, ainsi que les pièces qui sont exécutées. Le whole consort (consort «complet») ne comprend que des instruments d'une même famille (luths, violes, flûtes à bec...), de tailles et donc de sonorités différentes ; le broken consort (consort «brisé» ou, selon certains musicologues, «désordonné») mélange diverses familles, un ensemble élisabéthain typique comportant un dessus de viole, une basse de viole, deux luths, un cistre et une flûte à bec.
3. Forme - Ayre
L'ayre, qui s'appelle aussi en anglais air, est une forme musicale de l'Angleterre de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle. Il est généralement composé pour une voix (ou deux voix qui dialoguent) avec accompagnement instrumental. L'ayre peut aussi être joué par un ensemble (consort) de luths ou de violes ou par un quatuor vocal avec ou sans accompagnement instrumental. Le plus souvent, il suit une forme strophique, la mélodie étant la même pour toutes les strophes du texte. L'ayre présente certaines analogies avec l'air de cour français.
4. Esthétique
Luthiste - le plus grand de son époque - et […]
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