5. Tests uniformément les plus puissants
Soit (Ω, B, Pθ), θ ∈ Θ ⊂ ℝ, un modèle statistique, où Ω est un espace d'échantillonnage, B est une tribu sur Ω, Pθ est une loi de probabilité sur B paramétrisée par un paramètre réel θ, Θ est un espace paramétrique inclus dans ℝ.
Nous avons vu que le problème consistant à construire un test ϕ uniformément le plus puissant pour tester l'hypothèse statistique H0 : θ ∈ Θ0 contre l'hypothèse alternative H1 : θ ∈ Θ1, où Θ1 est le complémentaire de Θ0 dans Θ, se réduit au problème de maximisation de la puissance(11)


Le problème résumé par les conditions 11 et 12 n'admet une solution que pour certaines familles de lois Pθ, que nous allons considérer.
Sans perte de généralité, supposons que sur (Ω, B) il existe une mesure σ-finie dominante μ, et notons la densité dPθ/dμ(ω) = pθ(ω). Supposons que, pour θ ≠ θ', on ait Pθ ≠ Pθ'. Supposons encore que les hypothèses soient unilatérales, c'est-à-dire que :(13) H0 : θ ≤ θ0 contre H1 : θ > θ0.On dit que la famille de densités (pθ)θ ∈ Θ possède un rapport de vraisemblance monotone si, pour tout θ et tout θ', il existe une statistique T à valeurs T(ω), ω ∈ Ω, telle que le rapport pθ'(ω)/pθ(ω) soit une fonction croissante de T. Dans ce cas, un test UPP existe et sa structure est donnée par le théorème suiva […]
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