Peintres français. Formé chez Simon Vouet à Paris, Louis Testelin (1615-1655) ne fait pas le voyage d'Italie et restera lié avec Sébastien Bourdon et Le Brun. On sait qu'il a exécuté de nombreux décors pour des couvents, des hôtels ou des châteaux. Il se spécialise dans le genre des grisailles imitant les bas-reliefs ou bien fait des dessins satiriques sur les événements de son temps comme la feuille du musée de Dijon, L'Orgueil espagnol surmonté par le luxe français. À deux reprises, en 1652 et 1653, Louis Testelin peint le Maypour Notre-Dame de Paris, toile traditionnellement offerte à la cathédrale par la corporation des orfèvres (au musée d'Arras et à Notre-Dame de Paris). On y trouve de fortes réminiscences de Le Sueur dans l'ordonnance, avec toutefois plus d'effort, moins de poésie. C'est que le peintre — un des fondateurs de l'Académie royale de peinture et de sculpture — a besoin de règles pour traduire ce « grand goût » auquel il aspire. Ses moyens sont simples : une rigoureuse construction, un sentiment de sévérité, de calme qui neutralise l'émotion. Plus qu'un autre, il ressent le besoin d'établir les principes d'une doctrine esthétique. Il meurt av […]
