2. Méthodes d'observation sur l'affleurement
L'observation du terrain se fait essentiellement sur les parties de la surface du globe où le « sous-sol » rocheux est directement apparent, en l'absence de couverture végétale, de sol, de constructions et de tout matériau superficiel ; cela pose parfois le problème de la distinction des objets géologiques en place et de ceux dont la position est simplement le résultat de phénomènes récents, de signification toute différente (blocs éboulés, par exemple). L'expérience, souvent aidée par une prospection préliminaire à échelle mégascopique, sur photographies aériennes notamment, guide la découverte des aires d'affleurement ; leur fréquence et leur étendue sont largement fonction des particularités du climat et de la topographie ; l'homme peut concourir à les créer, soit à l'occasion de travaux de génie civil (tranchées, fondations), soit pour l'observation géologique elle-même (galeries, forages).
Une fois localisé l'affleurement (par relevé topographique ou par le biais de documents cartographiques), l'investigation géologique consiste en une sorte d'inventaire. Pour évoquer ce dernier, on peut retenir quelques thèmes d'observation dans le cadre d'un affleurement de terrains sédimentaires plissés.
• Caractéristiques primaires
Constituants
Un thème d'observation consiste à identifier des constituants décelables à l'échelle de l'affleurement : identification sommaire du (ou des) type(s) de roches (lithologie), pouvant mettre en évidence l'existence de différentes unités lithologiques correspondant à divers épisodes d'accumulation sédimentaire ; identification, généralement partielle et imprécise, parfois quantifiée, des constituants élémentaires de ces roches, ou encore des organismes qui y sont fossilisés. Ce travail s'effectue le plus souvent avec des moyens réduits (loupe, réactifs simples) et appelle nécessairement un prolongement au laboratoire : les techniques d'observation y sont mieux appropriées à l'étude d'objets de très faibles dimensions, et, en outre, c'est là seulement que […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 7 pages…



