Mot dont l'acception comporte une équivoque. Le terme italien signifie littéralement « tremper » ou « détremper » des pigments de couleur dans un liquide qui les véhiculera et les liera entre eux et au support. Dans les textes anciens, Cennini (Libro dell'arte) ou Vasari (Le Vite de' più eccellenti pittori scultori ed architetti), le verbe temperare est utilisé pour désigner toutes sortes de liants — de l'eau à l'huile. Mais on constate que le nom de tempera a parfois chez le même Vasari un sens plus restrictif. Il parle de dipignere a tempera, ovvero a uovo et de dipingere a olio, tout en utilisant le verbe temperare dans l'acception signalée ci-dessus.
On distingue habituellement (plus ou moins clairement) la détrempe — peinture à la colle — de la tempera — peinture à l'œuf ou parfois en émulsion (gouttes d'un liquide en suspension dans un liquide de toute autre nature par l'intermédiaire d'un corps émulsif, l'œuf en l'occurrence). D'où la différence notée parfois en Italie, entre tempera magra (colle à l'œuf) et tempera grassa (émulsion en général). À la […]
