5. Vers de nouveaux instruments
On demande aux instruments astronomiques de déceler des astres aussi faibles que possible et de révéler des détails angulaires aussi fins que possible.
L'efficacité énergétique dépend du rendement quantique du récepteur employé et de la surface collectrice. Or, le rendement des meilleurs récepteurs approche désormais l'unité. Quant à la dimension de la surface collectrice, elle se heurte à des considérations technologiques.
Mais la résolution angulaire aidera, en outre (peut-être plus que jusqu'à présent), à mieux utiliser les photons. En effet, si l'image d'une étoile est plus concentrée sur une surface réceptrice ou sur la fente d'un spectrographe, elle impressionnera le récepteur plus vite que si elle était diffuse.
Ainsi, l'amélioration des récepteurs mise à part, le progrès des observations astronomiques repose sur le perfectionnement de grands instruments dans le sens d'une résolution aussi élevée que possible. Il importe donc de recenser les obstacles à cette résolution et les moyens d'y faire face. Ils se classent en trois étapes : l'objectif doit être exécuté avec une précision telle que la résolution théorique soit atteinte ; la réalisation de l'instrument ne doit pas altérer, dans les conditions d'emploi, la résolution obtenue en laboratoire ; l'instrument doit être placé en un lieu où l'atmosphère terrestre permette de tirer parti effectivement de cette résolution.
La technique du polissage des matières dures, tel le verre, a atteint un très haut degré de perfection : on peut approcher la forme théorique d'une surface optique au centième de micromètre près, c'est-à-dire plusieurs fois moins que la limite au-dessus de laquelle la figure de diffraction serait affectée sensiblement.
L'optique supposée aussi parfaite que possible, il faut que l'instrument permette de profiter de sa qualité. Pour cela, le montage mécanique doit être tel que l'objectif ne se déforme ni en fonction de la direction variable de son axe optique, ni en fonction de […]
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