11. Une nécessaire collaboration internationale
Il faut noter que les bénéficiaires de ces nouveaux outils ne sont pas seulement ceux qui ont le plus investi en capital et en moyens humains, mais aussi ceux qui ont ouvert des sites d'observation uniques sur leur territoire. Ainsi le Chili, qui met à disposition les sites du Cerro Paranal pour le V.L.T. et du Cerro Pachón pour Gemini South (ainsi que celui de Las Campanas pour le télescope Magellan de 6,5 m), reçoit en retour pour ses astronomes plus de 10 p. 100 des nuits d'observation. Les astronomes chiliens se voient ainsi octroyer l'accès à l'équivalent de deux tiers d'un télescope de 8 mètres, ce qui donne un formidable élan à la recherche au Chili et stimule l'éducation scientifique. L'université d'Hawaii, qui gère le site du Mauna Kea, est elle aussi rémunérée par un temps garanti de 10 à 15 p. 100 sur chacun des télescopes installés sur son site, et se voit ainsi allouer l'équivalent de 50 p. 100 d'un télescope de 8 mètres.
La gestion opérationnelle de ces télescopes est lourde et complexe. Le traitement des demandes d'observation pour ne sélectionner que les meilleures est suivi de l'élaboration minutée de la séquence d'observation, exécutée par l'ordinateur de contrôle. La quantité de données générées par les instruments au foyer est simplement astronomique ! En une nuit d'observation sur un télescope du V.L.T., plus de 100 milliards d'octets d'information peuvent être enregistrés. Le traitement de ces données s'effectue en mode semi-automatique au travers de véritables « pipelines » conçus pour livrer à l'astronome des données prêtes pour l'analyse astrophysique.
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