2. Détection active
La détection active est surtout utilisée, d'une part, dans l'ultraviolet avec des lasers, d'autre part, dans le domaine des ondes millimétriques et centimétriques avec les radars. Les lasers ne sont pas ici d'un emploi très courant ; on les utilise pour exciter la fluorescence de certains corps, et l'on peut ainsi déterminer leur nature (nappes d'huile sur la mer). Quant aux « radars latéraux » (side looking radars), ils sont d'un intérêt capital et d'un emploi très répandu, car ils permettent, grâce à la grande longueur d'onde qu'ils émettent, d'obtenir des images de la Terre à partir d'avions et aussi de satellites, même lorsque la couverture nuageuse est très épaisse. Le principe consiste à émettre une impulsion de courte durée (20 ns) et à enregistrer au cours du temps l'énergie rétrodiffusée par les terrains. Ce principe est très semblable à celui du « sonar latéral ». Avec un avion volant à 6 000 m d'altitude, on peut réaliser des images à l'échelle du 1 : 250 000 avec une résolution de l'ordre de 15 m. Un radar latéral à synthèse d'ouverture a été pour la première fois mis en orbite autour de la Terre avec Seasat en 1978 et a permis d'obtenir de magnifiques images des continents et des océans avec une résolution de 25 m. Depuis lors, d'autres satellites ont été équipés de radars (Geosat, E.R.S., Topex-Poséidon...). L'énergie rétrodiffusée vers l'antenne est fonction de l'angle d'incidence, mais aussi de la constante diélectrique des corps et de leur résistivité. L'onde émise, qu'elle soit polarisée horizontalement ou verticalement, est dépolarisée en partie par la rétrodiffusion. La comparaison des images que l'on obtient dans les deux composantes donne des renseignements sur la structure du matériau.
D'autres « radars » ne fournissent pas d'image, mais donnent simplement un enregistrement suivant un profil (altimètres, radiomètres...).
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