2. La téléphonie sans fil s'ouvre aux données
Les commodités qui firent le succès des petits téléphones mobiles (compacité, facilité d'utilisation, taux de couverture important, mobilité durant les communications) devaient vite déborder le seul domaine de la téléphonie grâce aux SMS (Short Message Service), ces messages courts – ou « textos » – qui, à partir de la fin des années 1990, ont fini par constituer, à côté du téléphone, une source importante de revenu pour les opérateurs. En 1999, le succès du i-Mode au Japon (des services multimédias spécialement ciblés pour les mobiles) convainc opérateurs et industriels du monde entier que la transmission/commutation de données sur les réseaux de mobiles, soit directement de mobile à mobile (dans le cadre d'un service de SMS enrichis du multimédia), soit pour accéder à Internet, voire à la télévision, est appelée à se développer et représenterait à terme un marché potentiel plus important que le simple téléphone.
Or les réseaux 2G, qui établissent des circuits permanents entre abonnés en communication, sont mal adaptés à la commutation de données par paquets. D'où le lancement des systèmes 3G, spécialement étudiés pour pouvoir commuter à volonté des circuits (voix) ou des paquets (données), selon les besoins. Prévus pour 2002, ils n'ont en fait été déployés qu'à partir de 2005. Ce retard amena à faire évoluer les réseaux 2G pour y greffer la commutation de données.
Une première évolution, dite 2,5G, apparaît en 2001. C'est le GPRS (General Packet Radio System), une technique qui, par une simple évolution logicielle des commutateurs de services mobiles et des stations de base des réseaux GSM (cf. Télécommunications-Les transmissions radio) permet d'agréger de un à huit canaux d'une cellule, selon les besoins (priorité étant cependant laissée au trafic téléphonique) pour la commutation/transmission de données en mode paquets, et de partager cette ressource entre tous les mobiles d'une même cellule radio. En parallèle, plusieurs protocoles – notamment le WAP ( […]
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