4. Géophysique appliquée à la mégatectonique
À l'échelle du globe, la géophysique donne des informations sur les rapports de continent à continent, de continent à océan, de continent à océan et ceintures orogéniques.
• La notion de croûte océanique et de croûte continentale
Les premières données sont venues de la gravimétrie et de la sismologie. Les océans montrent une anomalie gravimétrique positive généralement forte (jusqu'à 200 mGal en correction de Bouguer). À la traversée des océans, les ondes sismiques longues, superficielles, cheminent plus rapidement ; les études sismiques en mer ont montré que les ondes P et S avaient aussi une vitesse plus grande dans une croûte océanique, épaisse d'environ 5 kilomètres et qui plonge, en s'épaississant, sous la croûte des continents à vitesse plus lente. Ainsi sont nées les notions de croûte continentale et de croûte océanique, de composition granitique moyenne pour la première, basaltique moyenne pour la seconde, en fonction de vitesses expérimentales reconnues, l'ensemble formant la croûte (ou « écorce ») terrestre limitée vers le bas par la discontinuité de Mohorovičić. La différence entre continent et océan vient du fait qu'au niveau des continents les deux croûtes sont superposées (en gros, 17 et 13 km d'épaisseur, soit 30 au total), tandis qu'au niveau des océans seule la croûte océanique, amincie (5 km en moyenne), est représentée.
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