Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Marie MATHELIN, Madeleine PAUL-DAVID, Jean RUDEL, Pierre RYCKMANS
Il existe une technique de la peinture, dans la mesure où l'on utilise certains types de matériaux associés dans un rapport exact d'interdépendance. L'expression « technique de la peinture » peut néanmoins prêter à confusion, car elle désigne à la fois la pratique des matériaux utilisés et le faire de l'artiste – expression matérielle propre à sa… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Jacques MAFFRE
… *Le décorateur de vases attiques que l'on désigne ainsi, d'après le nom du héros qu'il a magnifiquement campé sur une amphore du musée du Vatican considérée comme un de ses chefs-d'œuvre, est un des meilleurs représentants du premier style classique dans la peinture grecque sur vases. Élève du Peintre de Berlin, l'un des grands maîtres du début du… Lire la suiteÉcrit par : Rita RÉGNIER
Dans le chapitre "Les peintures murales classiques" : … chargés de résonances symbolico-magiques favorisait et soutenait la méditation des religieux. *La troisième dimension n'est introduite ni par des jeux d'éclairage ni par le rapetissement et l'effacement des formes lointaines. Le relief est donné par le modelé des chairs, obtenu tantôt par des gradations de valeurs, tantôt par des contrastes de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Jacques MAFFRE
… *L'artiste athénien désigné comme « Peintre d'Andokidès », d'après le nom du potier qui fabriqua et signa cinq des vases par lui décorés, occupe une place privilégiée dans l'histoire de la peinture grecque sur céramique : il fut, semble-t-il, l'inventeur, ou du moins le premier utilisateur connu, vers ~ 530, de la technique dite de la (ou des)… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *Terme qualifiant à la fois une manière de poser la couleur et une technique picturale : l'aplat (« à plat ») est la plus simple expression de la peinture, que représentent parfaitement les peintures antiques et les images d'Épinal. La forme délimitée par un contour constitue une surface que l'on remplit de couleurs différentes selon les parties à… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOHEN
Dans le chapitre "Quelques exemples d'études et de recherches réalisées en laboratoire" : … pas. Les rayons X, émis par un tube de 30 à 100 kilovolts, traversent le tableau et apportent des *informations sur la couche picturale visible plus ou moins restaurée, sur d'éventuelles superpositions de couches picturales, sur la couche de préparation et enfin sur le support. Celui-ci peut être caractéristique d'un artiste, qui choisit, par… Lire la suiteÉcrit par : François DURAND-DASTÈS, Alain LAMBALLE, Chantal MASSONAUD, Universalis
Dans le chapitre "Peinture" : … Les murs des rDzong, lhakhang, chapelles de demeures privées, en sont entièrement couvertes. *La technique consiste, le plus souvent, à apposer un enduit de chaux et de colle sur un mur humide. La surface étant polie, les contours sont tracés, puis les couleurs appliquées. Zhabs-drung, grand peintre lui-même, fut l'instigateur de nombreuses… Lire la suiteÉcrit par : Claude DOUBINSKY, Régine LUSSAN
Dans le chapitre "Un art insolite" : … doute doit-il en partie à Michel-Ange qu'il admire cette puissance et cette pureté dans le dessin. *Blake passait un composé de colle à bois et de blanc d'œuf sur un emplâtre préparé sur de la toile, du bois ou du métal. Il appelait ces détrempes des fresques, à cause de leur ressemblance avec les peintures murales des primitifs italiens. Autre… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henri ROCQUET
Dans le chapitre "Analyses esthétiques" : … le peintre ? Un amateur espagnol du xvie siècle le louait de son « naturel ». *Van Mander admirait sa facture : « Sa manière était franche, prompte, aisée, et il parvenait à peindre nombre de ses tableaux en une fois. Il avait aussi, comme beaucoup de vieux maîtres, l'habitude d'esquisser et de dessiner les objets sur le fond… Lire la suiteÉcrit par : Catherine JOLIVET-LÉVY, Jean-Pierre SODINI
Dans le chapitre " Les enluminures" : … par la forme du support (le rouleau) comme par la technique (sorte d'esquisse coloriée) de ses *peintures qui sont d'un caractère antique prononcé et glorifient les victoires d'un empereur byzantin (Nicéphore Phocas ou Jean Tzimiskès) par le biais de l'épopée biblique de Josué conquérant la Terre promise. Progressivement s'élabore, aux x… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *Au sens strict du terme, le camaïeu désigne une peinture dont le motif principal, d'une seule couleur, se détache par contraste sur un fond d'une seule couleur nettement différente, le plus souvent un blanc par rapport à un bleu, un rouge, un noir ou un vert, procédé qui imite les camées. L'effet de silhouette de ce motif se trouve donc accentué au… Lire la suiteÉcrit par : Pascal DUBOURG-GLATIGNY
… et la narrativité, plus attentif à la description des détails qu'à la cohérence des ensembles. * Dans son traité, Cennini enseigne les différentes étapes de la réalisation d'une peinture qu'elle soit murale ou sur panneau. Il ouvre son propos par le dessin que l'on fait avec un style de plomb ou une plume, sur parchemin ou sur papier et que l'… Lire la suiteÉcrit par : Corinne DEBAINE-FRANCFORT, Daisy LION-GOLDSCHMIDT, Michel NURIDSANY, Madeleine PAUL-DAVID, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Pierre RYCKMANS, Alain THOTE
Dans le chapitre "Fresque et paysage au lavis sous les Tang" : … l'univers qui deviendra l'objet essentiel de la création artistique – se substitue aux figures. *Les procédés techniques hérités des fresquistes – brosse dure, couleurs (la peinture chinoise archaïque usait de couleurs rutilantes, comme l'atteste son ancienne appellation de danqing « art des rouges et des verts ») – sont abandonnés au… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… réactions optiques comptent dans la peinture. Le sujet est interdit et l'illusionnisme condamné. *La technique de stained color (« couleur tache ») adoptée par Helen Frankenthaler illustre parfaitement la direction formaliste que donne Greenberg à l'art pictural en rendant la surface et la couleur inséparables. En effet, cette artiste… Lire la suiteÉcrit par : Manlio BRUSATIN
Dans le chapitre "Techniques et traités au Moyen Âge" : … entre substances (soufre, mercure et cinabre) ainsi qu'une liste des matériaux utilisés en *peinture, sont les ouvrages très répandus au Moyen Âge, qui offraient aux artistes et aux artisans des connaissances techniques précises sur la couleur comme substance ou matière. Les élaborations chromatiques du Moyen Âge tiennent à coup sûr à la… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Dans le chapitre "Le peintre romantique" : … comme l'avait fait avant lui Géricault. C'est aussi chez Guérin qu'il a appris à maîtriser une *technique picturale sans cesse reprise, perfectionnée et même théorisée, le mélange des pigments, l'usage des liants et des siccatifs, bref le métier de peintre qui ne lui fera jamais défaut, au contraire de tant d'artistes romantiques qui ruineront… Lire la suiteÉcrit par : Robert FOHR, Geneviève MONNIER
Dans le chapitre "Le fusain" : … mais aussi l'un des plus fragiles. Facile à effacer et permettant donc toutes les corrections, *il est utilisé pour tracer les grandes lignes de peintures murales à la détrempe ou à la fresque – « Quand l'enduit est sec, écrit au début du xve siècle Cennino Cennini dans son Libro dell'arte, prends ton charbon et… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Dans le chapitre "Un manifeste rigoureusement construit" : … dans lequel, selon Signac, l'influence des peintres anglais, Constable et Turner, est considérable. *La discussion se resserre ensuite sur les aspects purement techniques de la couleur, avec « L'Apport des impressionnistes » (chap. iii) et « L'Apport des néo-impressionnistes » (chap. iv). Le cinquième chapitre fait la synthèse de… Lire la suiteÉcrit par : Philippe BOUCHET
… à tendance géométrique : des assemblages de formes découpées faisant référence au postcubisme. *Mais sa volonté d'obtenir une technique qui puisse rivaliser avec celles de l'industrie l'amène à rompre avec les facilités de la peinture traditionnelle et à adopter des matériaux – peintures glycérophtaliques, laques, émail à froid, Ripolin – et… Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Dans le chapitre "Une voie moyenne" : … être des derniers développements op et pop à l'étranger, s'est détachée de ses assises chinoises. *Il a pris pour point de départ la peinture de Matisse, dont les inflexions souples et elliptiques sont par elles-mêmes proches de l'esthétique chinoise, et il a renchéri encore sur l'aspect calligraphique de cet art, travaillant avec une matière très… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *L'expression italienne di sotto in sù (de dessous vers le haut) désigne les figures vues en raccourci de dessous ; grâce à un effet de perspective accusé, le peintre donne l'illusion que ses personnages occupent une position élevée et, dans certains cas, il crée même l'impression d'une ascension dans l'espace. Vasari, dans le chapitre … Lire la suiteÉcrit par : Maïten BOUISSET
… modestes. » Peter Doig utilise la technique la plus classique qui soit, la peinture à l'huile.* À partir de tout un arsenal de techniques remarquablement maîtrisées, il travaille ses surfaces en jouant sur les textures comme sur les matières, et utilise aussi bien les teintes pures que les mélanges les plus savants, sans oublier les effets de… Lire la suiteÉcrit par : Annie VERGER
Dans le chapitre "De l'apprentissage à l'enseignement de l'art" : … par les praticiens à l'usage de leurs confrères, commencent à circuler en Europe occidentale. *Un ensemble de questions spécifiques soulevées par la technique picturale ou décorative se trouve ainsi répertorié. Ce sont, par exemple, le De coloribus et artibus Romanorum d'Eraclius ou le célèbre Diversarum artium Schedula du… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MOUILLESEAUX
… *Forme première d'une œuvre, l'esquisse est la vision originelle matérialisée par le dessin, la peinture ou le relief. Aussi ce mot, qui vient de l'italien schizzare (jaillir, éclabousser), est-il attaché à l'idée de spontanéité et de rapidité dans la démarche d'un créateur. Fruit de l'imagination, l'esquisse ne répond à un souci ni de… Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth LEBOVICI
… *Helen Frankenthaler appartient à la seconde génération de peintres expressionnistes américains qui ont travaillé sur les apports des De Kooning et des Pollock tout en mettant ainsi en cause l'unité fictive de l'action painting. Helen Frankenthaler a utilisé la technique de la « couleur tache » (stained color, selon l'historien d'… Lire la suiteÉcrit par : Ève BORSOOK
*Dans son acception stricte, le mot italien fresco désigne une technique bien particulière de peinture murale. Cependant, dans le langage courant, le terme a pris le sens plus large de peinture murale en général, sans tenir compte de la technique utilisée. Il semble que le mot fresco, désignant une… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
… *Formé auprès de l'aquarelliste Edward Dayes, dont l'œuvre est bien représentatif de l'agréable tradition topographique du xviiie siècle, le peintre anglais Thomas Girtin va révolutionner cette dernière. Vers la même époque, en copiant et en coloriant des gravures d'après Rubens, le Canaletto, Richard Wilson, John Robert Cozens,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Dans le chapitre "Le théoricien et l'artiste" : … plausible et pourtant singulier. Aux maîtres Song, Gong Xian a emprunté cette technique d'une *peinture lente, à la texture dense, nourrie de couches successives qui peuvent aller jusqu'à six et sept épaisseurs de surpeints. Aussi chez lui l'« encre » (les valeurs tonales) prend-elle le pas sur le « pinceau » (le graphisme) : le trait a… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *Terme dérivé de l'italien guazzo (synonyme de « très mouillé »), qui désigne une variété de détrempe à base d'eau, de gomme arabique fondue à chaud et de glycérine. Il s'agit donc d'une pâte dense, opaque, qui, en séchant, devient mate. La technique de la gouache, contrairement à celle de l'aquarelle, n'utilise pas l'effet de transparence… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DEVAMBEZ, Agnès ROUVERET
… certains héros comme Héraclès et Thésée tiendront une place importante dans ce répertoire figuré. *La technique est celle dite de la figure noire ; sur le fond rougeâtre de la terre cuite se détachent des silhouettes noires : les détails (musculature, vêtements) sont rendus par des incisions pratiquées au burin, des rehauts d'un rouge pourpre ou d… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *Le terme de grisaille désigne une peinture traitée en monochromie pour imiter le bas-relief à l'aide d'une dégradation entre le noir et le blanc de valeurs grises. Cette monochromie peut être établie également à partir d'une gamme chromatique différente à base de vert, par exemple, comme dans les fresques du chiostro verde peintes par… Lire la suiteÉcrit par : Cécile GODEFROY
… présente en 1953 à la galerie dont André Breton assure la direction artistique, À l'étoile scellée, *révèlent l'emploi de techniques variées – collage, frottage, graffiti et, déjà, pliage – et de matériaux hétéroclites – os et crânes d'animaux, arêtes de poissons, miroirs, journaux –, qui donnent forme à un bestiaire de violentes créatures. Lorsqu'… Lire la suiteÉcrit par : Guitemie MALDONADO
Dans le chapitre "Naturalisme et artifice" : … c'est faire des peintures sur scène. » Un même esprit de recherche anime Hockney lorsqu'il explore *les ressources de différentes techniques, en particulier d'impression : les peintures acryliques à compter de ses premiers séjours en Californie ; les papiers compressés colorés dans la masse pour les Paper Pools réalisées en 1978 à l'… Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth LEBOVICI
Dans le chapitre "Procédures et procédés" : … », quand d'autres les trouvent dans les magazines en couleurs ou des journaux en noir et blanc. *Ces peintres sont nombreux à transposer l'image sur toile par épiscope. Ils dessinent alors le contour des objets, ou peignent directement l'image projetée. Certains utilisent des pochoirs, comme Audrey Flack (née en 1931) ; d'autres encore se… Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT, Catherine JOLIVET-LÉVY
Dans le chapitre "Technique" : … Les deux grandes techniques de la *peinture d'icônes, toutes deux héritées de l'Antiquité, sont l'encaustique et la détrempe. La première, qui consiste à mélanger les pigments colorés à de la cire chauffée, fut surtout utilisée aux vie et viie siècles. À partir du viiie siècle, c'est la… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Thérèse de MALLMANN, Rita RÉGNIER
Dans le chapitre "La préparation des matériaux" : … *Le bâtonnet avec lequel on dessinait était fait d'une mixture où dominait l'argile, la bouse de vache ou le noir de fumée. Ensuite intervenait tout un jeu de pinceaux : épais, en poils d'oreille de veau, ils servaient à étendre les teintes locales ; moyens, en poils de ventre de bouc, ils servaient à indiquer le modelé ; avec les pinceaux fins, en… Lire la suiteÉcrit par : François BERTHIER, François CHASLIN, Nicolas FIÉVÉ, Chantal KOZYREFF, Hervé LE GOFF, Françoise LEVAILLANT, Daisy LION-GOLDSCHMIDT, Madeleine PAUL-DAVID, Universalis
Dans le chapitre "Apparition du suiboku" : … monochrome des Song et des Yuan qui devait exercer sur les Japonais une véritable fascination. *Le lavis (suiboku) permettait de modeler les formes, au moyen de touches et de taches, et de suggérer, grâce à l'encre plus ou moins diluée d'eau, les valeurs aériennes. Dès la fin du xiiie siècle, les moines s'exercent à… Lire la suiteÉcrit par : Bertrand ROUGÉ, Universalis
Dans le chapitre "La rupture avec l'expressionnisme abstrait" : … Toutefois, sa technique originale annonce déjà le caractère très personnel de sa démarche. La *technique de la peinture à l'encaustique, appliquée sur une toile encollée de journaux et de photos visibles par transparence, sèche presque instantanément, figeant dans la cire les gestes du peintre. Elle donne à ses toiles une force et une présence… Lire la suiteÉcrit par : Denys RIOUT
Dans le chapitre "Les « Anthropométries », le feu" : … présentait devant quelques personnes réunies chez l'un de ses amis, Robert Godet, une expérience : *le 5 juin 1958, une jeune femme, le corps nu enduit de peinture, réalisait un monochrome bleu par des mouvements de reptation accomplis sur une grande feuille de papier posée à même le sol. Le 23 février 1960, Klein conviait Pierre Restany dans son… Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Dans le chapitre "La peinture au trait" : … Wu Daozi, Han Gan, Yan Liben, Li Gonglin réussit à développer une formule originale, celle de la *peinture au trait sans nul rehaut de lavis ni couleurs (bai miao), exécutée généralement sur papier (un papier dont la fabrication venait à cette époque de prendre un large développement). Il semble que Li ait réservé l'usage de la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Dans le chapitre "Un art de cour" : … diamétralement opposés – calligraphique et elliptique pour Wu, décoratif et minutieux pour Li. *On sait d'autre part que Li cultivait principalement la technique picturale dite « or et azur » (jinbi), laquelle, avec ses irréels rehauts de verts et de bleus et ses contours poudrés d'or, dote le paysage d'une sorte de raideur ornementale… Lire la suiteÉcrit par : Denys RIOUT, Universalis
Dans le chapitre "Tableaux sans peinture et lignes sans dessin" : … de liberté ouvert par de tels tableaux. Peu après, Manzoni réalise ses premiers Achromes.* Au lieu d'employer de la peinture, il utilise du plâtre, puis du kaolin – une argile blanche, réfractaire, qui participe à la composition de la porcelaine. L'artiste en sature la toile, qu'il plisse selon ses désirs, avant de la fixer sur un châssis… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *Procédé au cours duquel on applique une toile peinte que l'on appelle toile marouflée sur une surface murale à l'aide d'une colle très forte (la maroufle) à base de seigle, ou le plus souvent d'un encollage, l'or couleur (céruse, litharge, terre d'ombre et huile). La pratique du marouflage, qui se développe avec la peinture à l'huile sur support… Lire la suiteÉcrit par : Pierre RYCKMANS
Dans le chapitre "Une nouvelle conception de la peinture" : … registre est étroit et semble s'être limité à un seul type de paysage, les « montagnes embrumées ». *Sa plus fameuse innovation technique, les « points à la manière de Mi », constitue une manière audacieuse d'abréger les procédés d'exécution : un simple jeu de larges taches se substitue aux contours et aux « rides », sert indifféremment à jeter la… Lire la suiteÉcrit par : Andrée BUSSON, André GUIMBRETIÈRE, Mark ZEBROWSKI
Dans le chapitre "Technique" : … sur palme, étoffe, bois ou papier à base de soie, de bambou, de jute, de coton ou de lin. Pour *réaliser une miniature sur papier, l'artiste utilisait un papier fait à la main, dont il superposait deux ou trois feuilles réunies par de la colle de pâte ; la surface, rendue lisse par le frottement d'une bille d'agate, subissait alors un… Lire la suiteÉcrit par : Alain THOTE
Écrit par : Jean RUDEL
… *L'emploi de l'or en peinture, sur le fond d'un panneau, sur un mur ou sur toute surface picturale, est une pratique très ancienne qu'évoquent presque tous les traités conservés. Ces techniques sont encore employées, mais certains produits naturels ont été remplacés par des substances chimiques. Il faut distinguer la dorure sur panneau (plus… Lire la suiteÉcrit par : Bernard MARCADÉ
… et qui en reste au seul déploiement de la peinture, hors de tout message et de toute transcendance. *À la fin de 1965, Parmentier peint ses premières bandes et met au point une procédure qu'il appliquera jusqu'en 1968. « De 1965 à 1968, j'ai peint des bandes horizontales, de couleur unique, de 38 cm de largeur, qui alternaient avec les bandes (de… Lire la suiteÉcrit par : Eugenio BATTISTI
Dans le chapitre "Complexité d'un genre" : … critique connue où il souligne la fonction imaginaire, et non seulement documentaire, du paysage. *Dernière observation : le paysage a besoin pour se constituer d'un système assez complexe de corrélations entre divers éléments naturels ou architectoniques et entre des tons, des lumières, des couleurs et des mesures ; il ne se limite pas à une… Lire la suiteÉcrit par : Gilles SAURON
Écrit par : Erik VERHAGEN
Dans le chapitre "Une esthétique du doute : le travail sur la photographie" : … Polke dans ses travaux photographiques rejaillit dans les années 1980 sur sa pratique picturale. *L'utilisation de résines artificielles ou de matières chimiques, souvent dangereuses, comme le vert de Schweinfurt (arséniate de cuivre) ou l'arsenic vont ouvrir l'artiste à un éventail de possibilités jamais exploitées dans la peinture. Ce choix… Lire la suiteÉcrit par : Yve-Alain BOIS
Dans le chapitre "Le « all-over »" : … rapport de celui-ci avec la surface du fond. Quelques mois plus tard, cela débouchera sur la célèbre* technique du dripping, chaque tableau devenant un palimpseste de déversements ou de dégouttements décomposable en couches successives. Peindre, dès lors, consiste à effacer toute marque particulière, à généraliser les tensions en supprimant… Lire la suiteÉcrit par : Stéphane LOIRE
Dans le chapitre "Poussin à Rome : la maturité et les dernières années" : … s'en imprégner. L'œuvre naissait ainsi de la méditation, que des croquis successifs explicitaient.* L'idée générale de la composition une fois arrêtée, Poussin la développait à l'aide de petites figures de cire qu'il drapait avec soin et installait dans une sorte de théâtre dont il pouvait contrôler l'éclairage. En déplaçant ses figurines, il… Lire la suiteÉcrit par : Laurence DENÈS, Jean-Loïc LE QUELLEC, Michel ORLIAC, Madeleine PAUL-DAVID, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Denis VIALOU
Dans le chapitre "Techniques et styles" : … toujours figuratives (animalières), œuvres des Solutréens et des Magdaléniens. Sous la rubrique « *peinture », plusieurs types de représentations sont groupés, non sans quelque abus ou imprécision. Le caractère commun est celui de l'apposition sur un support lithique ou osseux de matières colorantes d'origine minérale (oxydes ferriques, manganèse… Lire la suiteÉcrit par : Caroline GYSS
Dans le chapitre "« Peinture de fleurs et d'oiseaux » : un héritage renouvelé" : … *Comme tous les peintres Yuan, Qian Xuan abandonne la soie, support favori des artistes Song, et lui substitue le papier. Ce choix délibéré constitue un caractère essentiel de la peinture Yuan. La soie permet la diffusion de l'encre et se prête donc aux grandes étendues de lavis qui font la qualité atmosphérique de la peinture Song. Loin de… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *Terme désignant un effet visuel qui tend à exagérer la perspective par une réduction de celle-ci. La théorie perspective a considérablement facilité la représentation du raccourci. En Italie, dès le xve siècle — en dépit des conseils de prudence d'un Alberi —, le scorcio était devenu l'un des thèmes fondamentaux de l'… Lire la suiteÉcrit par : Gerald M. ACKERMAN, Henri MITTERAND
Dans le chapitre "Art" : … comme Courbet, très attaché à ses modèles, et de les représenter avec une rigoureuse fidélité.* Pour exprimer picturalement ce qu'il voyait, Manet avait mis au point une technique originale : tandis que Courbet peint sur un fond sombre traditionnel et progresse lentement vers les couleurs claires, Manet peint sur un fond blanc à l'aide de tons… Lire la suiteÉcrit par : Martine VASSELIN
Dans le chapitre "Motifs, styles et techniques : un expérimentateur infatigable" : … mise en espace, et la variété des signes graphiques en fonction de la nature des éléments figurés. *« Et j'ai remarqué que, dans ses débuts, il a employé beaucoup plus de patience pour exécuter ses œuvres que plus tard », écrit Houbraken en 1718, opposant la manière fine, les glacis lisses et les tons fondus de nombreux tableaux de 1628 jusque vers… Lire la suiteÉcrit par : Eugenio BATTISTI, Jacques CHOMARAT, Jean-Claude MARGOLIN, Jean MEYER
Dans le chapitre "Peinture" : … et tendent à un art profane, soit par l'expression d'une ambiance, soit par le choix des sujets. *Cependant, la peinture italienne reste plus longtemps attachée que la peinture flamande, ne fût-ce qu'en raison du travail de la fresque, aux techniques du xive siècle, aux compositions hiérarchiques de la peinture religieuse, à l… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *Terme désignant une modification apportée à une peinture. Le repentir implique un travail beaucoup plus important que celui d'une simple retouche, car il intervient généralement pour des raisons esthétiques ou iconographiques. De nombreuses œuvres ont été modifiées, ce que révèlent la photographie aux rayons infrarouges, la radiographie (on citera… Lire la suiteÉcrit par : Colette DI MATTEO, Piero GAZZOLA
Dans le chapitre "La restauration des peintures" : … la main sur des œuvres respectables, ou de Guerchin qui estime valoir mieux qu'un « retoucheur ». *Au xviiie siècle, les traités de technique picturale font mention des préoccupations de restauration, en définissant le rôle des repeints, des revernissages de rajeunissement, des rentoilages et des marouflages, courants depuis le… Lire la suiteÉcrit par : Marcel DURLIAT
Dans le chapitre "Les problèmes de la peinture" : … de l'œuvre confirme qu'ils venaient de cette ville, distante d'une cinquantaine de kilomètres. *Faute d'analyses suffisamment nombreuses et précises, les techniques demeurent elles aussi assez obscures, surtout en ce qui concerne la décoration murale. Assez généralement, tout au moins en dehors de l'Italie, on avait renoncé à la vraie fresque,… Lire la suiteÉcrit par : Éric DARRAGON
Dans le chapitre "Vers une « formule optique »" : … comme une « fumisterie ». Avec son génie de critique, Fénéon publie alors, dans La Vogue, *une analyse qui donne au lecteur les moyens de comprendre le principe de la division du ton et de la touche. Le critique prélève un « décimètre carré » de la pelouse du premier plan pour montrer comment la teinte locale, le vert, sert de base à une… Lire la suiteÉcrit par : Anne MALHERBE
Dans le chapitre "Le travail de la matière" : … essentielle du travail de Nicolas de Staël, du moins jusqu'en 1953, c'est la puissance de *la matière picturale. Dans les années 1950, la forte matérialité des œuvres est un trait récurrent chez nombre d'artistes : Karel Appel, Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Antonì Tàpies en sont les exemples les plus frappants, même si leurs travaux ne… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL
… *Bien que le terme de tachisme ne s'emploie pas encore couramment avec une valeur générale, il peut désigner l'ensemble des techniques artistiques qui utilisent des taches. En fait, ces techniques se divisent en deux catégories, correspondant aux deux acceptions principales du mot tache. Dans le premier cas, tache signifie à peu près touche : la… Lire la suiteÉcrit par : Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS
Dans le chapitre "Une œuvre aux multiples facettes" : … à Tang Yin, qui va donner très tôt une transposition plus libre de la manière de Li Tang. *Tang Yin utilise souvent une technique impressionniste du pinceau pour rendre la résonance de la vie (qiyun), dans ses paysages comme dans ses études de fleurs et d'oiseaux. Ces peintures perpétuent des impressions fugitives recueillies dans… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *Mot dont l'acception comporte une équivoque. Le terme italien signifie littéralement « tremper » ou « détremper » des pigments de couleur dans un liquide qui les véhiculera et les liera entre eux et au support. Dans les textes anciens, Cennini (Libro dell'arte) ou Vasari (Le Vite de' più eccellenti pittori scultori ed architetti… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *Mot italien signifiant « forme ronde » et désignant un tableau de forme circulaire très en vogue au xve siècle en Italie. Le tondo est généralement constitué par un panneau de bois entouré d'un cadre d'assez large dimension qui évoque les guirlandes « à l'antique » entourant la même forme circulaire en sculpture :… Lire la suiteÉcrit par : Jean RUDEL
… *L'expression « ton local » désigne la couleur propre d'un objet, sans tenir compte des valeurs accidentelles de la lumière. Le ton local correspond très souvent à la première couche picturale déterminant la forme selon son dessin (silhouette) de l'ensemble, constituant ainsi la première structure « décorative » de la peinture, ainsi que la base des… Lire la suiteÉcrit par : Martine VASSELIN
Dans le chapitre "Un traité en triptyque sur un modèle rhétorique" : … *Le Traité de la peinture se divise en trois livres. Le premier, « tout mathématique » selon la formule de son auteur, renferme les rudiments géométriques de l'art de peindre empruntés à Euclide : points, lignes, surfaces, angles, présentés selon une complexité croissante. Le couronnement en est l'exposé d'une méthode à la fois pratique et… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE
… *On pourrait dire que le trompe-l'œil est une représentation destinée à donner l'illusion de la réalité, si cette définition n'était également applicable à presque toutes les œuvres d'art de conception réaliste. Le trompe-l'œil naît quand la volonté de « tromper » l'emporte sur l'intention esthétique et incite l'artiste à utiliser tous les artifices… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELOUET
… *Terme apparu en 1792 à une époque où règne l'académisme davidien le plus strict, la valeur n'a cessé, depuis lors, d'être opposée en peinture à la couleur ou d'être associée à celle-ci pour exprimer des rapports aussi ambigus que mal définis. C'est par rapport aux tons que peut se déterminer la notion de valeur : les tons sont en effet plus ou… Lire la suiteÉcrit par : Jacques FOUCART
Dans le chapitre "La première période anversoise (jusqu'en 1621)" : … hui très dispersée. Ces œuvres sont souvent confondues avec des œuvres équivalentes de Jordaens. Un* faire frémissant, des accents lumineux dans le regard, des épaisseurs de pâte dans les parties éclairées, un dédain du correct et du sage au point de ne pas savoir éviter certaines outrances presque ridicules (par exemple, la mine un peu stupide de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre CUZIN
Dans le chapitre "Une technique maîtrisée" : … de la technique est capital. Vasari cite, en 1550, « Jean de Bruges » comme l'inventeur de la *peinture à l'huile, et cette affirmation est, depuis, souvent répétée. Il s'agit en fait d'une légende, et Van Eyck ne fit que perfectionner une technique déjà connue, en en tirant toutes les conséquences : sur un panneau, le plus souvent de chêne,… Lire la suiteÉcrit par : Albert BLANKERT
Dans le chapitre "Vermeer et ses contemporains" : … et pas seulement des morceaux et des croquis préalables, ce qui était inaccoutumé à l'époque. *Pour ce faire il se servait vraisemblablement d'une chambre noire. Vermeer modifia sa technique de façon à faire ressortir limpidement le déroulement spatial et à provoquer la sensation non seulement visuelle mais pour ainsi dire tactile des… Lire la suiteÉcrit par : Caroline GYSS
Dans le chapitre "Évolution vers une composition fermée, à structure complexe" : … d'« horreur du vide », attitude nouvelle dans la peinture chinoise, caractéristique de Wang Meng. *Les rides en fibre de chanvre (bima cun), en chanvre emmêlé (luanma cun), en poil de bœuf (niumao cun), les points noirs à l'encre « brûlée » qui escaladent les pentes et se massent dans les accidents du relief, confèrent… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIÉNY, Ching-lang HOU
Dans le chapitre "Toute peinture est poésie" : … de l'artiste dans la peinture murale représentant la villa Wangchuan, au monastère Qingyuanshi. *En outre, Zhang Yanyuan atteste avoir vu des paysages de Wang Wei peints en lavis direct, selon le procédé de l'encre brisée (pomo). Cette technique, personnelle à l'artiste et qui devient par la suite caractéristique de la peinture des… Lire la suiteÉcrit par : Marianne ROLAND MICHEL
Dans le chapitre "Watteau peintre" : … que cette réticence à peindre, accompagnée d'une hâte de se débarrasser d'une toile commencée, *amenait le jeune peintre à de mauvaises pratiques techniques : ainsi ne préparait-il guère ses fonds, et usait-il d'huiles grasses pour diluer ses pigments, rajoutant des couches picturales avant que celles de dessous ne fussent sèches, entraînant… Lire la suiteÉcrit par : Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS
Dans le chapitre "Deux styles de paysage" : … la falaise et de la cascade. L'espace ouvert est ici réduit à un angle au sommet de la composition. *Rameaux et branches sont rendus par des traits acérés dont la violence calligraphique ressort sur l'encrage assez mouillé des feuillages. Les points ronds, pleins, sont identiques à ceux du rouleau conservé à la Honolulu Academy of Arts. Ces points,… Lire la suite
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