3. Relations internationales
Le 3 février 1994, la Cour internationale de justice rétablit la souveraineté du Tchad sur la bande d'Aouzou. Le 4 avril, un accord signé entre Ndjamena et Tripoli prévoit que le retrait libyen devra être achevé le 30 mai.
Le 3 février 1998, un coopérant français et trois de ses amis sont enlevés dans le sud du pays, près de Sarh. Aucun étranger n'a été enlevé au Tchad depuis la Française Françoise Claustre, en 1974. Le 5, l'enlèvement est revendiqué par l'Union des forces démocratiques du docteur Mahmout Nahor, petite formation sudiste qui combat le régime du président Idriss Déby. Le 8, les quatre Français sont abandonnés par leurs ravisseurs qui fuient devant les forces de sécurité.
En mars, huit autres Européens sont enlevés dans le Tibesti par un groupe armé du Front national du Tchad rénové. Ils seront également libérés.
En août, le Tchad envoie des troupes en République démocratique du Congo pour soutenir le régime du président Laurent-Désiré Kabila menacé par une rébellion interne.
En 2004, l'afflux de dizaines de milliers de réfugiés soudanais fuyant la région du Darfour, ravagée par la guerre, fait naître des tensions.
Le 15 novembre 2005, l'ancien président Hissène Habré, qui se trouve sous le coup d'un mandat d'arrêt international délivré le 19 septembre par la justice belge, est interpellé au Sénégal où il est réfugié depuis 1990. Il est poursuivi pour la torture et la mort de nombreux opposants sous sa présidence.
Le 23 décembre, après une tentative d'incursion sur le territoire tchadien de combattants du R.D.L. stationnés au Soudan, le gouvernement se déclare « en état de belligérance » avec ce pays qu'il accuse de soutenir les rebelles. Le 26, l'Organisation de la Conférence islamique annonce la création d'une mission de médiation.
Le 8 février 2006, Idriss Déby et son homologue soudanais Omar Hassan Ahmed el-Béchir signent à Tripoli un accord de paix sous l'égide du président libyen Muammar al-Kadhafi et d […]
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