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Capitale de la Géorgie, Tbilissi, l'ancienne Tiflis, comptait 1 081 679 habitants selon les estimations de 2006. Elle doit son importance à sa situation, à distance égale des trois zones les plus peuplées et les plus actives de Transcaucasie (la vallée inférieure de la Koura avec Bakou, le cœur de l'Arménie autour d'Erevan, la Géorgie occidentale au climat subtropical), au débouché de la seule route franchissant le Caucase dans la partie centrale.
Photographie
Maisons d'habitation, Tbilissi, Géorgie Maisons en partie souterraine, couvertes de coupoles en encorbellement, Tbilissi, Géorgie.
Crédits: Istituto Geografico De Agostini Consulter
Carte
Géorgie Carte politique de la Géorgie
Crédits: 2005 Encyclopædia Universalis France S.A. Consulter
Créée au début du ve siècle, la ville doit son nom aux sources sulfureuses chaudes qui s'y trouvent (tbili signifie chaud) ; la première de ses périodes de prospérité se place aux xiie et xiiie siècles, lorsque s'affirme sa vocation commerciale due à sa situation à l'intersection de la route allant de la mer Noire à la mer Caspienne avec celle qui joint l'Iran à la Russie par le col de la Croix et le défilé du Darial. Après que les invasions et les migrations de population eurent, au xve siècle, détourné de la Caucasie les itinéraires commerciaux, la ville, disputée entre le sultan turc et le shah de Perse, végète, si bien que, lors de l'arrivée des armées russes au début du xixe siècle, Tiflis ne compte guère que 20 000 habitants, encore que son commerce et son artisanat soient fort actifs.
Le travail de la laine, de la soie et du cuir, le commerce du vin et des denrées alimentaires font la fortune de la ville et, vers 1860, on y dénombre 70 000 habitants. Les voies ferrées, puis les conduites de pétrole et de gaz, que l'on met en place autour de la cité, renforcent son rôle de place de commerce et expliquent qu'elle compte un quart de million d'habitants en 1913, puis un demi-million en 1939. La « vieille » ville est marquée par l'architecture russe du xixe siècle, puis par l'Art nouveau, mais ses immeubles s'effondrent et, depuis le début du xxie siècle, ils sont rasés pour laisser la place à des constructions neuves bon marché. Tbilissi, qui était une ville industrielle à l'époque soviétique, a vu toutes ses usines fermer leurs portes. La ville continue toutefois à attirer les provinciaux. Par ailleurs, elle se trouve sur le trajet de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, inauguré en 2005, qui achemine le pétrole de la mer Caspienne vers la Méditerranée en contournant la Russie.
Pierre CARRIÈRE
Universalis
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