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TAVIANI VITTORIO (1929- ) & PAOLO (1931- )

Ils sont deux frères. Vittorio et Paolo, nés à San Miniato di Pisa. Deux frères cinéastes, jusqu'ici inséparables. « Faire un film, dit Vittorio, c'est comme respirer : tant que nos poumons, mystérieusement, respireront au même rythme, nous ferons des films ensemble. » Idéologues et militants, attachés à un système formel aisément repérable d'un film à l'autre, ce sont également des musiciens : Vittorio a étudié le piano et Paolo le violon ; ils tentent de retrouver dans leurs images la structure et la respiration d'une symphonie ou d'un opéra.

Dans Padre Padrone (1977), un jeune berger entend un jour une valse de Strauss jouée à l'accordéon par des musiciens ambulants. Cette rencontre va marquer le destin de Gavino Ledda. Plus tard, il découvrira le Concerto pour clarinette de Mozart qui accompagne le dernier mouvement du film. Analphabète, c'est par l'oreille que le gamin perdu au milieu de ses moutons découvre le besoin de communiquer. Avant la parole il y a le son, le cri, le souffle, le balbutiement qui sort du corps et traverse le silence de la montagne. À son « padre padrone » qui lui a appris à se taire pour écouter les bruits de la nuit, Gavino répond en se taillant les lèvres. Bouche cousue, il accomplit la loi du père pour mieux s'y soustraire : il joue de l'accordéon. Devenu professeur, le petit paysan finira par enseigner la linguistique et écrire des romans.

Grand prix du festival de Cannes de 1977, Padre Padrone, plus qu'une fable sur la découverte du savoir, est un opéra sur la conquête de la parole, un poème sur l'avènement de la voix humaine. Par le lyrisme qui parcourt leur œuvre entière, les frères Taviani se montrent en fait plus proches de Visconti que de Rossellini (bien que la vision de Païsa dans leur jeunesse ait été à l'origine de leur vocation de cinéastes). Leurs films sont faits d'élans et de retenue, de fougue et d'ironie. Marcello Mastroianni, dans Allonsanfan (1974), le plus « stendhalien » de leurs films, est déchiré entre le désir d'aller vers les a […]

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GUERRA ANTONIO, dit TONINO (1920- )

Écrit par :  Christian VIVIANI

… 1962 ; Un coin tranquille à la campagneUn tranquillo posto di campagna, 1968). *C'est probablement grâce à son sens ancestral de la narration et à son humour que les frères Taviani vont se détourner du didactisme au profit d'inspirations poétiques parfois cosmiques (La Nuit de San LorenzoLa Notte di San LorenzoLire la suite
VOLONTE GIAN MARIA (1933-1994)

Écrit par :  Jean-Pierre JEANCOLAS

…  commerciale : en 1963, Un homme à brûler (le premier film de long métrage des frères *Taviani, alors associés à Valentino Orsini), qui disait la geste de Salvatore Carnevale, un syndicaliste sicilien assassiné par la mafia. Puis, en 1964, Le Terroriste (première œuvre, là encore, de Gianfranco De Bosio, plus connu comme… Lire la suite

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