Président de la République de Chypre. Dès son retour de Londres où il a fait des études de droit, Papadopoulos prend part à la vie politique de Chypre (il est né à Nicosie) qui est alors sous domination coloniale britannique, au sein de l'Organisation nationale des combattants chypriotes (E.O.K.A.). Après l'indépendance de l'île en 1960, il occupe plusieurs portefeuilles ministériels jusqu'en 1970, avant de devenir député. Élu à la tête du Parti démocratique Diko en 2003, il accède, la même année, à la présidence de la République. Représentant l'aile dure du nationalisme chypriote-grec, il appelle à voter non au référendum d'avril 2004, sur le projet de réunification de l'île proposé par l'O.N.U. Massivement rejeté par les Chypriotes-grecs, mais accepté par les Chypriotes-turcs, le plan Annan entérine le statu quo sur une île divisée depuis l'invasion de sa partie nord par l'armée turque en 1974. Ainsi, seule la République de Chypre présidée par Papadopoulos entre dans l'Union européenne en mai 2004. Bien que celui-ci ait rencontré en tête à tête le dirigeant de la République turque de Chypre du Nord, Mehmet Ali Talat, en 2006 et 2007, le dialogue est resté dans l'impasse. Battu dès le premier tour de l'élection présidentielle de février 2008, Papadopoulos se retire de la vie politique, permettant ainsi de débloquer les négociations sur la réunification de l'île.
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