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BUNCHO TANI (1764-1840)

Peu connu des historiens d'art occidentaux, Bunchō fut considéré par ses contemporains comme le plus grand peintre japonais de son temps. Mais il est malaisé de le classer dans une école. S'il a tout du lettré, vaste culture, formation intellectuelle (confucéenne), son art dépasse le cadre de l'école des Lettrés dite Bunjinga ou Nanga. Faut-il le considérer comme un rénovateur de génie de l'école Kanō, qui a su assimiler les traditions sino-japonaises ? En fait, son œuvre très abondante et composite reflète toutes les tendances picturales de son époque. L'éclectisme surprenant de Bunchō peut s'expliquer par sa formation artistique, sa culture et sa curiosité, son souci de la synthèse et la subtilité de son talent.

Très jeune, il manifesta des dispositions pour la peinture, que son père, samouraï et fin lettré, lui fit apprendre chez Katō Bunrei (1706-1782). Ce dernier le forma aux traditions de l'école Kanō. Mais cet adolescent talentueux ne pouvait suivre l'enseignement d'une école vivant d'une tradition bien établie sans chercher à la renouveler. Esprit curieux, le jeune Bunchō voulut parachever sa formation et d […]

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Autres références

« BUNCHO TANI (1764-1840) » est également traité dans :

HOKUSAI KATSUSHIKA (1760-1849)

Auteur :  Chantal KOZYREFF

Dans le chapitre "Une vie solitaire et orgueilleuse" : …  esiècle qu'il fut convié par le shōgun à participer à un concours de peinture avec *Tani Bunchō (1764-1840). En 1812, il entreprit son premier voyage dans la région de Kyōto et de Nagoya, où il conçut le projet de la fameuse Manga. L'étoile du vieux maître allait pâlir devant le succès remporté par le jeune Andō Hiroshige… Lire la suite
KAZAN WATANABE (1793-1841)

Auteur :  Chantal KOZYREFF

Dans le chapitre "Peintre traditionaliste et dessinateur original" : …  xviiie siècle, n'avait conquis Edo qu'avec un retard considérable, et ce grâce à *Tani Bunchō (1764-1840). Ce dernier lui donna, en fait, une empreinte spéciale faite d'éclectisme : aux traditions Nanga, il mêla les techniques nationales Tosa et Kanō, des éléments chinois Ming et Qing et même des principes européens. C'est dans l'… Lire la suite

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Bibliographie

Bunchō ihō (Souvenir de Bunchō), musée de Tōkyō, 1961

S. Suzuki, Kempi kinen Bunchō iboku tenrai-kai zūroku, catal. exposition commémorative des œuvres de Bunchō, Tōkyō, 1932.

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