Le 21 mars 1990, Lee Teng-hui, seul candidat et président sortant, est élu par les députés président de la République.
Le 21 décembre 1991, les Taïwanais élisent une nouvelle Assemblée nationale, appelée à réviser la Constitution. Le Parti démocratique progressiste (D.P.P.), qui a fait campagne en faveur de l'indépendance de l'île, n'obtient que 23% des suffrages, alors que le Kuomintang (K.M.T.), au pouvoir depuis 1949, en remporte 71% (plus des trois quarts des sièges).
Le 19 décembre 1992, les élections législatives sont marquées par le net recul du K.M.T., qui n'obtient que 96 des 161 sièges du Parlement. Avec 50 élus, le D.P.P. effectue une percée. Les 15 derniers sièges reviennent à des candidats indépendants. Ces résultats provoquent une vive inquiétude en Chine populaire. Ils déstabilisent le K.M.T., en proie à des divisions internes et dont les malversations ont été dénoncées par l'opposition durant la campagne électorale.
