Bien que le secteur financier du Tadjikistan soit protégé des effets directs de la crise économique mondiale en raison de sa faible intégration au sein du système financier international, le pays subit en 2009 de très graves répercussions indirectes de la récession. En effet, l'économie nationale dépend fortement des transferts d'argent effectués par les travailleurs expatriés, principalement en Russie et au Kazakhstan, où la crise économique sévit. La baisse de ces transferts est estimée à 34 p. 100 en glissement annuel pour le premier trimestre.
Le gouvernement tadjik élabore un ensemble de mesures de relance. La plupart d'entre elles, qui se révéleraient très bénéfiques si elles étaient appliquées, n'en demeurent pas moins conçues pour le long terme. Ce plan propose ainsi notamment de revaloriser l'enseignement professionnel et technique, décision qui pourrait permettre aux jeunes générations d'acquérir les compétences techniques dont le pays a besoin. Afin de soulager immédiatement la population des effets de la crise, le Tadjikistan se tourne vers la communauté internationale, utilisant comme argument son emplacement sur la ligne de front avec l'Afghanistan et le danger que constituerait une propagation de l'insurrection afghane à l'extérieur des frontières de ce pays. Le Tadjikistan signe ainsi un accord le 21 avril par lequel il autorise les États-Unis à emprunter son territoire pour acheminer l'approvisionnement en matériel non militaire de la force internationale en Afghanistan. Plusieurs grandes institutions financières internationales, dont le F.M.I., la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, apportent une aide supplémentaire à Douchanbé, notamment un soutien budgétaire. Le président tadjik Emomali Rakhmonov déclare en septembre, devant l'Assemblée générale des Nations unies, que les pays riches et développés qui ont provoqué la crise financière devraient aider les pays moins développés à surmonter les ré […]
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