1. Politique intérieure
Le 24 août 1990, la république socialiste soviétique du Tadjikistan proclame sa souveraineté.
Le 9 septembre 1991, le Tadjikistan proclame son indépendance. Le 21, le Parti communiste se transforme en Parti socialiste. Le 23, Rakhmon Nabiev, un ancien communiste conservateur, est nommé à la tête du Parlement, ce qui provoque d'importantes manifestations à Douchanbé, la capitale. Le 24 novembre, il parvient à se faire élire à la tête de la république, au suffrage universel, avec 58 p. 100 des voix.
Le 22 avril 1992, Safareli Kendjaev démissionne de ses fonctions de président du Parlement à majorité communiste élu en novembre 1991, après un mois de manifestations de l'opposition islamiste et démocrate.
Le 3 mai, il est rétabli dans ses fonctions. Le 5, à Douchanbé, de violents affrontements ont lieu entre manifestants islamistes et forces gouvernementales. Le 8, l'opposition contrôle Douchanbé. Rakhmon Nabiev doit accepter de participer à un conseil représentatif des différentes forces politiques chargées d'assurer la transition vers un régime non communiste. Le 11, un accord est conclu sur la formation d'un gouvernement d'union nationale.
Le 7 septembre, le président Nabiev, qui s'est placé sous la protection des militaires russes faisant partie des forces de la Communauté des États indépendants (C.E.I.), est contraint par l'opposition de se démettre de ses pouvoirs. Le président du Parlement Akbarshah Iskanderov assure l'intérim.
Le 10 novembre, Akbarshah Iskanderov et le gouvernement, qui représentaient les autorités « islamistes » et « démocrates », démissionnent, cédant aux exigences des partisans du président déchu, qui menaçaient de lancer une nouvelle attaque contre Douchanbé. Le 19, le Parlement élit à sa tête Emomali Charifovitch Rakhmonov, gouverneur de la région de Koulab, fief communiste. Le Parlement entérine la démission d'Akbarshah Iskanderov et de Rakhmon Nabiev et confirme à son poste le Premier ministre Abdoulmalik Abdoulladjanov. Le 25, après six mois d'une guerre civile qui aurait fait quelque 50 000 morts, selon […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…



