4. Le modèle d'accrétion
• Accrétion par décélération rotatoire du Soleil
Aucun astrophysicien ne peut prétendre disposer d'un modèle évolutif couvrant 4,5 milliards d'années (l'âge estimé du système solaire), capable de rendre compte de toutes les propriétés mécaniques et physico-chimiques des planètes, de leurs satellites, des astéroïdes et des comètes, telles qu'elles sont connues aujourd'hui. Faute d'une approche globale, les astronomes sont contraints d'identifier un nombre minimal de faits observationnels majeurs auxquels ils tentent d'apporter en priorité une explication. La cosmogonie moderne repose sur l'emploi de techniques d'analyses théoriques ou de simulations numériques très sophistiquées sur ordinateur. Pour l'étude tant de la formation des grandes structures de l'Univers à l'aide de codes numériques utilisant des instabilités gravitationnelles que, plus localement, de la formation d'un système planétaire, la conjugaison des observations au télescope et des simulations a ouvert des horizons très prometteurs.
Pour certitude de départ, trois facteurs essentiels caractérisent le système solaire : d'abord, les orbites des planètes se situent au voisinage d'un plan qui coïncide avec l'équateur solaire à 70 près ; ensuite, toutes les planètes effectuent leur révolution dans le même sens ; enfin, ces orbites sont presque circulaires. Ces critères sont suffisamment pertinents pour que les cosmogonistes préfèrent aux hypothèses « catastrophiques », qui font naître les planètes de quelque accident (collision du Soleil avec un astre ou simples rapprochements avec effets de marée), les hypothèses « nébulaires », supposant l'existence d'une nébuleuse primitive. Même si des difficultés subsistent, la théorie de Laplace, moyennant quelques retouches, apparaît certainement comme la mieux adaptée pour interpréter les données de l'observation ; elle est aussi la plus acceptable dans la mesure où elle intègre le phénomène planétaire dans l'évolution stellaire, évitant ainsi de faire d […]
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