3. Le modèle relationnel
Une grande partie de la complexité des services fournis par un S.G.B.D. est cachée aux utilisateurs et développeurs de programmes grâce à des modèles de bases de données de haut niveau qui obéissent à deux principes fondamentaux :
– principe d'indépendance des données : la base des données est structurée et manipulée par l'utilisateur au moyen de langages abstraits ou « logiques », indépendamment du niveau « physique », c'est-à-dire du support matériel (processeur, disque, réseau...) et informatique (système d'exploitation, système de gestion de fichiers...) utilisé pour le stockage et l'accès aux données ;
– vue ensembliste des données : l'information est organisée en ensembles homogènes d'objets structurés.
L'indépendance des données garantit que les utilisateurs d'une base de données n'ont pas à s'encombrer des détails d'implémentation, laquelle est complexe, varie au cours du temps et d'une plate-forme à une autre. La structuration de l'information en ensembles homogènes d'objets permet la définition de langages puissants et efficaces pour la gestion de grands volumes de données.
• Représentation relationnelle de l'information
Le modèle relationnel a donné naissance à un standard d'interrogation et de manipulation, le langage SQL (structured query language, langage structuré de requêtes), et à trois S.G.B.D. relationnels, System R d'IBM, Ingres de l'université de Berkeley, et SDL qui sera renommé, en 1983, Oracle.
Le modèle relationnel s'est imposé grâce à la simplicité de son modèle logique où l'information est vue sous forme d'ensembles appelés relations. Les relations peuvent être représentées sous forme de tables où chaque ligne, appelée n-uplet, correspond à un élément de l'ensemble (fig. 1).
Un schéma de base de données est un ensemble de noms de tables avec leurs noms d'attributs. Chaque attribut prend ses valeurs dans un domaine de définition. Les entiers, les chaînes de … ]
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