3. Urbanisation
Urbanisation rime avec simplification et intégration afin de répondre aux enjeux stratégiques, organisationnels et technologiques de l'entreprise. La démarche d'urbanisation de S.I. est née dans les années 1980 au sein des banques. En effet, à partir des années 1960, les S.I. se sont construits par ajout successifs d'applicatifs et de structures de données sans souci de cohérence globale. Les propositions d'évolution au sein de l'architecture venaient souvent de la direction informatique, indépendamment de l'évolution stratégique de l'entreprise. Les années 1980 ont donc vu naître les architectures complexes dites « spaghetti » difficiles à maîtriser et à faire évoluer (fig. 2).
Il est alors utopique de vouloir tout reconstruire et, comme dans une ville, le S.I. doit être en mesure de supporter des évolutions et réorganisations permanentes (fig. 3). Le défi de l'urbanisation est donc de construire une architecture de S.I. flexible. L'enjeu est alors le suivant : faire évoluer le système, voire refaire certains morceaux, sans détruire l'existant, en intégrant des composants divers et en exploitant les avancées technologiques dans un souci de cohérence générale, de réactivité et de flexibilité.
• Démarche d'urbanisation
La démarche d'urbanisation recentre le pilotage de l'évolution du S.I. sur la stratégie et les besoins des métiers de l'entreprise ou de l'organisation concernée. Elle est basée sur un modèle en quatre couches successives : métier, fonctionnelle, applicative et technique. À partir d'objectifs stratégiques clairement identifiés, les processus métiers à mettre en œuvre sont identifiés. Puis les fonctions et informations utilisées par les processus sont détaillées et enfin, les applications et l'architecture technique permettant d'implémenter ces fonctions sont spécifiées (démarche « top-down », ou de conception descendante). L'urbanisation consiste alors à passer d'un S.I. […]
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