2. Le pendule avec frottement linéaire, un système structurellement stable
Nous avons pu déterminer exactement les courbes intégrales de l'équation du pendule sans frottement en utilisant la conservation de la fonction H le long de ces courbes.
Si on suppose maintenant, ce qui est plus réaliste, que le pendule possède un certain frottement, la détermination explicite de ces courbes intégrales se complique énormément mais, au moins dans le cas d'un frottement dépendant linéairement de la vitesse, leur allure qualitative peut être encore facilement décrite en mêlant analyse locale par linéarisation aux équilibres et propriétés globales de la fonction H.
Plus précisément, si le frottement est proportionnel à la vitesse, l'équation de Newton devient :


L'allure des courbes intégrales est en grande partie dictée par l'observation suivante : la fonction H définie à propos de (P1) est non croissante le long d'une courbe intégrale de (P2) (dissipation de l'énergie) ; elle est même strictement décroissante en tous les points où y ≠ 0 (on dit que H est une fonction de Liapounov pour (P2) dans le complémentaire de y = 0). En effet,

Corrélativement, la divergence du champ de vecteurs défini par (P2) est − ρ : le flot associé « diminue » les aires.
D'autre part, les deux équilibres sont maintenant hyperboliques : au voisinage de (0, 0), (P2) s'écrit :


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