5. Les systèmes à infrastructure spatiale
La plupart de ces systèmes relèvent de l'appellation de G.N.S.S. (Global Navigation Satellite System).
Le 4 octobre 1957, un satellite artificiel tourne autour de la Terre. Cette réalisation annonce la prochaine relève de la navigation astronomique par la navigation spatiale, de même que la radioélectricité avait précédemment prolongé la navigation en vue de terre. Dans un cas comme dans l'autre, l'onde électrique supplée au rayon lumineux. Les stations embarquées sur satellites peuvent utiliser des fréquences élevées qui travaillent toujours en visibilité directe des mobiles et ne sont limitées que par l'absorption atmosphérique.
Un système de navigation par satellites est composé par nature de trois éléments que l'usage a qualifiés de « segments ». Le segment spatial est constitué de l'ensemble des satellites du système, qui émettent en permanence des messages synchronisés contenant leur identité, leur position, leur état et l'heure. Le segment de contrôle est constitué de stations au sol qui déterminent les trajectoires et éphémérides des satellites, surveillent leurs horloges et envoient à chacun d'eux les données à introduire dans leurs messages. Enfin, le segment utilisateur comprend les récepteurs, embarqués sur les mobiles, qui décodent les messages en provenance du segment spatial pour en déduire, après traitement, leur position.
• Les systèmes Transit, Argos et Cospas-Sarsat
Dès le début de l'ère spatiale, la radionavigation est apparue comme une application militaire indispensable. En 1957, les scientifiques américains sont parvenus à déterminer avec précision l'orbite de Spoutnik en étudiant l'effet Doppler du signal émis par ce satellite. L'idée d'utiliser le même phénomène pour l'opération inverse s'est alors imposée : le mouvement du satellite étant connu, la réception de ses signaux devait fournir, à chaque instant, un lieu de position à la surface de la terre. Le principe du premier système de navigation par satellite, le système Transit (encore appelé système N […]
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