5. Rôle du système neurovégétatif dans l'économie générale de l'organisme
Après avoir analysé les structures anatomiques, périphériques et centrales, les mécanismes biochimiques, les actions et les mécanismes de mise en jeu des divers éléments qui composent le système neurovégétatif, il faut replacer dans la réalité vivante ces éléments, regroupés pour l'accomplissement de fonctions physiologiques (circulation, respiration, métabolismes variés, etc.), pour l'ajustement de ces fonctions entre elles et enfin pour la coopération entre les fonctions végétatives et les fonctions de relations avec le monde extérieur (système nerveux somatique) en vue du maintien de l'économie générale de l'organisme.
Il n'est évidemment pas possible ici d'exposer ces différents aspects de la physiologie neurovégétative dans le cas particulier de chacune des fonctions de l'organisme ; il faut indiquer par contre les quelques grands principes de fonctionnement du système neurovégétatif.
• Activité tonique « autonome » des effecteurs et des centres
Le système neurovégétatif a été appelé également « autonome » parce qu'apparemment la plupart de ses composantes continuent de fonctionner après avoir été déconnectées de l'ensemble et également parce qu'il n'est que très partiellement sous le contrôle de la volonté (d'où le qualificatif d'« involontaire »). Ces notions, introduites à une époque où les connaissances physiologiques étaient encore fort imparfaites, peuvent être exposées de façon plus précise aujourd'hui.
La plupart des effecteurs végétatifs continuent à fonctionner de façon tonique ou rythmique après suppression de leur innervation ; le myocarde, la musculature lisse des vaisseaux et des viscères, certaines glandes, en particulier les glandes endocrines, ne dépendent ni dans leur intégrité anatomique, ni dans leurs contractions ou sécrétions de leur innervation. Le système neurovégétatif n'est pas un système moteur mais plutôt un système capable d'intensifier ou de freiner, donc de régler, l' […]
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