Le syndrome d'apnées du sommeil (SAS) est une pathologie fréquente –o environ 5 p. 100 de la population humaine est touchée – et grave. Le SAS s'inscrit à côté d'autres troubles tels que la respiration périodique et les apnées centrales au cours de l'insuffisance cardiaque (respiration de Cheyne-Stokes) ou la baisse de la ventilation lors du sommeil chez l'obèse (hypoventilation). La plupart des anomalies de la respiration durant le sommeil, comme le ronflement ou les apnées, procèdent d'une altération du fonctionnement du pharynx, en particulier lorsque les muscles dilatateurs ne permettent pas l'inspiration.
1. Définition et symptômes caractéristiques
Une apnée correspond à une interruption de la respiration de plus de 10 secondes. Celle-ci peut être soit obstructive avec une poursuite des mouvements respiratoires, soit centrale avec une interruption complète des mouvements thoraciques et abdominaux, ou mixte. L'interruption de la respiration peut être incomplète, une diminution de la ventilation supérieure ou égale à 50 p. 100 définissant une hypopnée. Dans l'immense majorité des cas, les apnées ou hypopnées obstructives sont prédominantes, correspondant à un collapsus complet ou incomplet du pharynx survenant au cours du sommeil. La survenue de plus de 5 apnées avec des hypopnées par heure de sommeil et l'existence de symptômes nocturnes (le ronflement, essentiellement) et diurnes (la somnolence excessive, notamment) définissent le SAS.
• Le ronflement et les arrêts respiratoires
Le ronflement existe chez pratiquement tous les apnéiques. Il est sonore, constitue une plainte fréquente du conjoint et un motif de consultation. Cette vibration du voile du palais et des parties molles pharyngées, qui peut atteindre une amplitude de 80 à 100 décibels, est généralement accrue par une position de sommeil sur le dos, aggravée par le niveau de poids, une prise d'alcool, même à faible dose, ou de produits anesthésiques, myorelaxants, sédatifs ou neuroleptiques. Seuls 10 p. 100 des ronfleurs présentent un syndrome d'apnées obstructives du sommeil.
Lors d'arrêts respiratoires perçus a […]
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