1. Auteur
Originaire de Bohême, Dvorák assoit sa renommée de compositeur en 1873, avec Hymnus, pour chœur et orchestre. Il effectue de nombreux voyages en Europe et dirige le Conservatoire national de New York de 1892 à 1895. Considéré dans son pays comme une gloire nationale, il est nommé directeur du Conservatoire de Prague en 1901. On lui doit neuf symphonies, des poèmes symphoniques, des concertos (dont un Concerto pour violoncelle, 1896), des opéras (le plus connu est Rusalka, 1901), de la musique chorale et sacrée (dont un Stabat mater, 1880, et un Requiem, 1891) et de la musique de chambre.
2. Genre - Symphonie
Au XIXe siècle, la symphonie s'engage dans deux voies principales. Schubert, Schumann, Brahms et Bruckner vont développer les formes haydnienne puis beethovénienne classiques. En prenant pour modèle les troisième et sixième symphonies de Beethoven, d'autres compositeurs bâtissent un nouvel univers, qui aboutit à la symphonie à programme (Berlioz) et au poème symphonique (Liszt, Richard Strauss). Tchaïkovski et Dvorák (dans sa Symphonie «Du Nouveau Monde», notamment) établissent une synthèse entre ces deux tendances. L'avenir de la symphonie appartient à Mahler.
3. Forme
Composée et créée en 1893, durant son séjour aux États-Unis, la Neuvième Symphonie de Dvorák fait écho aux musiques des Indiens et des Noirs d'Amérique, mais demeure cependant slave par ses thèmes mélodiques et rythmiques. Certaines pages de cette œuvre (deuxième mouvement, Largo, et scherzo du troisième) ont été inspirées par le poème The Song of Hiawatha de l'Américain Longfellow. Le scherzo, censé dépeindre une fête indienne dans la forêt, emprunte son rythme à une danse d'Europe centrale.
4. Esthétique
L'originalité de Dvorák réside dans son tempérament, sa veine mélodique - qui peut évoquer celle de Schubert -, la richesse de son inspiration, la fraîcheur de son imaginati […]
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