4. Harunobu et son temps
Maître adulé et incontesté durant les six dernières années de sa vie. Harunobu a marqué profondément, par son style et sa vision des choses, l'esthétique de l'estampe pendant l'ère Meiwa (1764-1772). L'engouement du public pour son art ne s'éteignit pas avec la mort de l'artiste. Dans ses mémoires, Shiba Kōkan (1747-1818), l'un des diffuseurs de la peinture et de la gravure européennes, avoue avoir dessiné dans sa jeunesse des estampes signées Harunobu, et d'autres à la manière de Harunobu, signées Suzuki Harushige, pour satisfaire à la demande du public.
L'art de Harunobu s'élève à un niveau comparable à celui de Moronobu, d'Okumura Masanobu, de Kiyonaga ou d'Utamaro, et tous ces artistes ont dominé leur époque en créant un nouveau canon de la beauté féminine, ou tout au moins en interprétant avec génie l'idéal féminin de leur temps.
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