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SUPERFLUIDITÉ

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2.  Condensation de Bose-Einstein, superfluidité, modèle à deux fluides

La superfluidité est une propriété essentiellement quantique, qui n'aurait pu être interprétée dans le cadre de la mécanique classique. On distingue, en mécanique quantique, deux types de particules appelées fermions ou bosons selon le type de statistique qui en régit le comportement. L'important ici est qu'à température nulle, dans un gaz de bosons identiques toutes les particules occupent l'état d'énergie la plus basse, et ont ainsi la même vitesse. En fait, dès que la longueur d'onde de Broglie qui caractérise l'agitation thermique est inférieure à la distance entre particules, au-dessous donc d'une valeur critique de la température qui dépend de la densité et de la masse des bosons, une proportion finie de celles-ci occupe le même état et l'on dit qu'il y a « condensation de Bose-Einstein ».

Or l'atome d'hélium 4 est un boson, car il est constitué d'un nombre pair de particules de spin demi-entier, et l'on admet que la transition superfluide est associée à une condensation de Bose-Einstein, bien qu'aucune théorie microscopique détaillée n'en existe encore à ce jour. Les électrons en revanche sont des fermions et doivent donc s'associer par paires pour devenir bosons et se condenser. Il en est de même des atomes d'hélium 3, ce qui explique que, bien qu'ayant seulement un neutron de moins que leur isotope plus répandu l'hélium 4, ils se condensent à une température mille fois plus basse. Mais le problème théorique de ce système, soulevé par F. London dès 1938, réside dans le fait que l'hélium 4 vers 2 K est un liquide, non un gaz, et qu'il existe des interactions non négligeables entre atomes, ce qui a au moins trois conséquences essentielles : la température de transition est plus basse que s'il s'agissait d'un gaz (environ 2,2 K au lieu de 3,1 K), 10 p. 100 seulement environ des atomes se condensent à température nulle (O. Penrose et L. Onsager, 1956) et, surtout, les excitations élémentaires sont des modes collectifs qui se propagent avec une vitesse m […]

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Dans le chapitre "Quelques types de fluides"  : …  un champ électrique, qui modifie les propriétés optiques extrêmement anisotropes des nématiques. *Signalons enfin le cas des superfluides. L'isotope 4 de l'hélium liquide (4He) perd sa viscosité au-dessous de 2,17 kelvins. L'existence d'écoulements persistants et la capacité de s'écouler à travers des pores de taille atomique… Lire la suite
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Dans le chapitre "Hélium I et hélium II"  : …  écoulement de fluide à faible vitesse à travers des capillaires très fins ; d'où le qualificatif de *superfluide donné à l'hélium II. Une éprouvette plongée partiellement dans un bain d'hélium II se remplit ou se vide lentement de telle manière que les niveaux s'égalisent toujours. Le transfert se fait par l'intermédiaire d'un filmLire la suite
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LANDAU LEV DAVIDOVITCH (1908-1968)

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LEE DAVID (1931- )

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…  que l'hélium 3, isotope d'hélium dont le noyau contient deux protons mais un seul neutron, devient *superfluide à une température de quelque 2 millikelvins. Ce résultat, qui ne peut être compris que dans le cadre de la physique quantique, leur valut de se partager le prix Nobel de physique 1996. La superfluidité –  phénomène spectaculaire d'absence… Lire la suite
LEGGETT ANTHONY J. (1938- )

Écrit par :  Bernard PIRE

… *Né le 26 mars 1938 à Londres (Royaume-Uni), le physicien théoricien Anthony J. Leggett a largement contribué à la compréhension moderne des phénomènes de superfluidité de certains matériaux à très basse température. Après des études à l'université d'Oxford où il soutient sa thèse en 1964, il partage ses premières années de recherches entre Oxford… Lire la suite
LONDON FRITZ (1900-1954)

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…  de London lui doivent leur nom.) Il se penche alors sur les phénomènes de supraconductivité et de *superfluidité à basse température, qu'il considère comme des effets quantiques macroscopiques. Avec son frère, Heinz London, il met au point en 1935 la première théorie phénoménologique valide de la supraconductivité, étroitement liée à l'existence d… Lire la suite
MATIÈRE (physique) - États de la matière

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Dans le chapitre "Modèle rotationnel"  : …  sortes de bosons, les paires de Cooper, imprime à une part du « liquide nucléaire » un comportement *superfluide comparable à celui de l'hélium 4 à basse température. Dans ce schéma, la goutte nucléaire comporterait deux phases dont la superfluide, par essence non visqueuse et donc non entraînée en rotation, ne contribuerait pas au moment d'inertie… Lire la suite
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Écrit par :  Bernard PIRE

… que l'hélium 3, isotope d'hélium dont le noyau contient deux protons mais un seul neutron, devient *superfluide à une température de quelque 2 millikelvins. Ce résultat, qui ne peut être compris que dans le cadre de la physique quantique, leur valut de se partager le prix Nobel de physique 1996. Osheroff était devenu professeur à l'université… Lire la suite
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RICHARDSON ROBERT COLEMAN (1937- )

Écrit par :  Bernard PIRE

…  que l'hélium 3, isotope d'hélium dont le noyau contient deux protons mais un seul neutron, devient *superfluide à une température de quelque 2 millikelvins. Ce résultat, qui ne peut être compris que dans le cadre de la physique quantique, leur valut de se partager le prix Nobel de physique 1996. La superfluidité –  phénomène spectaculaire d'absence… Lire la suite

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