Les Mamelouks héritent de la principauté syro-égyptienne mise en place par Saladin en 1171 et dirigée par les Ayyoubides jusqu'en 1250. À cette date, ces esclaves militaires, qui constituent le régiment enrôlé au Caire par le dernier prince ayyoubide, se révoltent contre leurs maîtres. En 1260, l'un des chefs mamelouks, Baybars, après avoir participé à la victoire de ‘Ayn Djalūt contre les Mongols, prend la direction du mouvement, le titre de sultan et le nom de règne d'al-Mālik al-Zāhir. Il recrée un califat honorifique au profit d'un membre rescapé de la famille abbasside et met en place les principaux aspects de l'organisation administrative et militaire du sultanat, au point d'en être considéré comme le fondateur. Le régime est marqué par l'importation périodique de jeunes esclaves, turcs ou circassiens, formés dans les écoles militaires et hippiques du Caire, par la caution du calife abbasside, par les victoires contre les Mongols et contre les croisés. Le sultanat mamelouk du Caire disparaît, en 1517, sous les coups des Ottomans, après avoir constitué la dernière grande synthèse culturelle de l'Islam arabe.
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