En 2010, la Suisse rejoint les quelques pays où la majorité des postes ministériels sont détenus par des femmes. En septembre, le Parlement élit en effet Simonetta Sommaruga (Parti socialiste) pour remplacer le ministre des Transports sortant, Moritz Leuenberger, portant ainsi à quatre le nombre de femmes siégeant au Conseil fédéral (le gouvernement), constitué de sept membres. Dans le cadre du gouvernement de coalition qui fonctionne traditionnellement sur le principe du consensus, les sièges du Conseil fédéral sont répartis entre les quatre principales formations politiques. Les socialistes (centre gauche) et l'Union démocratique du centre (droite) dénoncent cependant des tricheries quand les deux partis de centre droit demandent les portefeuilles les plus prestigieux du nouveau cabinet alors qu'ils sont nettement minoritaires au Parlement.
L'ancien président suisse Joseph Deiss est élu à la tête de l'Assemblée générale des Nations unies en juin. Sa nomination à ce poste essentiellement honorifique intervient en dépit du tumulte provoqué sur la scène internationale par le référendum de 2009 interdisant la construction de nouveaux minarets. En mars, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies soutient une résolution proscrivant les « actes d'islamophobie », et le département d'État américain cite cet interdit comme exemple de discrimination envers les musulmans en Europe.
Un long conflit diplomatique avec la Libye s'apaise en juin après la libération par Tripoli d'un homme d'affaires suisse qui a été retenu durant près de deux ans, dont quatre mois en prison, pour avoir enfreint la législation sur les visas. Sa détention était largement perçue comme une mesure de représailles adoptée par Tripoli après l'arrestation, à Genève, en 2008, du fils du colonel M'uammar al-Kadhafi.
En juillet, le ministre de la Justice suisse ordonne la libération du cinéaste Roman Polanski, interpellé en septembre 2009 puis assigné à résidence dans son chalet alpin. Il invoque les « insuffisances de la demande d'ex […]
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