Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Marc RICHIR
Dans le chapitre "Difficultés du concept" : … alors qu'ils sont censés être endogènes. L'affectivité suppose donc la distinction entre la *subjectivité, en tant qu'intériorité de la psyché, et l'extériorité du monde extérieur. Le terme « affect » est cependant d'origine plus ancienne, puisqu'il remonte à la seconde moitié du xviiie siècle, et semble désigner, plus ou… Lire la suiteÉcrit par : Henri EY
Dans le chapitre "Une définition opératoire" : … de l'« être-pour-soi », c'est-à-dire de l'être pour qui il est question de son être (Sartre). *L'apparition du phénomène de la conscience à la conscience se fait donc dans la catégorie de la « subjectivité », celle du sujet, du « cogito », bien sûr, mais aussi celle de l'autre, de tous les autres « sujets », auxquels elle nous renvoie et avec… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
Dans le chapitre "La critique des thèmes, de la conscience et des profondeurs" : … sur l'étude des sensations. La catégorie fondamentale reste l'imaginaire et l'hypothèse essentielle est toujours l'unité d'une conscience créatrice, donc de l'œuvre entière d'un écrivain. Toutes les variantes de la critique interprétative ont en commun l'idée qu'une *subjectivité profonde, cohérente et unifiée, préside à la totalité d'une œuvre… Lire la suiteÉcrit par : Philippe MALRIEU
Dans le chapitre "De la naissance à l'âge de 6 ans" : … la première année, le couple enfant-éducateurs installe une « conscience à double foyer » (Wallon) :* forme élémentaire de subjectivité, dans laquelle l'enfant vit tour à tour l'attente plus ou moins anxieuse d'autrui et le triomphe de l'action avec et sur autrui. Quand vient à manquer cette communication affective, on observe des états d'angoisse… Lire la suiteÉcrit par : Mikel DUFRENNE
Dans le chapitre "L'objet de l'esthétique" : … : cette tulipe est belle. Beau, c'est un prédicat qui qualifie les objets offerts à la perception. *Ces objets n'exercent l'entendement qu'en sollicitant d'abord la subjectivité. D'où le piège toujours tendu à l'esthétique ; car la sensibilité est subjective, rebelle au discours logique, impuissante à se justifier : l'esthétique doit toujours se… Lire la suiteÉcrit par : Daniel CHARLES
Dans le chapitre "De Descartes à Kant" : … de l'esthétique. Sa recherche d'un tel fondement renvoyait au cogito, c'est-à-dire à *l'affirmation de la certitude du sujet comme garantie de toute objectivité, et à l'idée que le jugement suppose l'« assentiment de la volonté ». Que l'art, comme spécimen de l'Être, dépende du sujet en tant que celui-ci est certain de ce qu'il… Lire la suiteÉcrit par : Daniel CHARLES
La notion d'« expérience esthétique » recouvre des acceptions très distinctes. *De nos jours, le sens « subjectiviste » qu'a légué le xixe siècle paraît avoir prévalu, sans qu'il faille pour autant privilégier le point de vue du spectateur : nous trouvons normal, par exemple, qu'un compositeur nous parle de… Lire la suiteÉcrit par : Pascal ENGEL
Dans le chapitre "La subjectivité de l'expérience" : … sur le fait que nous les avons. On résume souvent ces traits en disant que les expériences sont *subjectives, c'est-à-dire semblent indissociables d'un je ou d'un moi qui en est le sujet. Le caractère propre de l'expérience consciente en général est ce que l'on peut appeler l'égocentricité : le fait que cette expérience n'est accessible qu'à… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric GROS
Dans le chapitre "Les techniques de subjectivité" : … du sujet comme résistance au pouvoir, conduit Foucault à se tourner vers la philosophie antique. *À la dénonciation farouche des procédures modernes d'assujettissement succède ainsi la description sereine des techniques de subjectivation. Ce recentrage heureux autour de l'idée de subjectivité portera trois rameaux principaux : une lecture de l'… Lire la suiteÉcrit par : Yannick OURY-PULLIERO
… ? (1991, avec G. Deleuze), Félix Guattari reprend son thème essentiel : la question de la *subjectivité. « Comment la produire, la capter, l'enrichir, la réinventer en permanence de façon à la rendre compatible avec des Univers de valeur mutants ? Comment travailler à sa libération, c'est-à-dire à sa re-singularisation ? [...] Toutes les… Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "La subjectivité" : … *Car il n'y a aucune contradiction à ce que le rationalisme soit aussi le fondateur de cette même subjectivité. Celle-ci a été longtemps exaltée comme la principale découverte ou la plus grande conquête de la pensée moderne. Il n'est pas sûr que le cadeau ne soit pas un cadeau grec. Timeo Danaos... Le repli de l'existence humaine sur une… Lire la suiteÉcrit par : Jacques d' HONDT
Dans le chapitre "Un gouffre entre l'homme et la nature" : … entièrement. Car il ne se rallie nullement au sensualisme empirique de Berkeley ou de Hume. *La subjectivité dont il se fait l'apologiste revêt un autre sens. Elle est celle d'un sujet intellectuel, volontaire, absolument actif : l'activité radicale du sujet pensant. Schelling tentera de restituer à la nature ses prérogatives. Fichte ne… Lire la suiteÉcrit par : Robert MISRAHI
Dans le chapitre "La transcendance intériorisée" : … de Kierkegaard ne prétend certes pas être un immanentisme : pourtant la découverte de la *subjectivité, la description de la passion et de l'angoisse de cette subjectivité qui est la vérité pouvaient permettre de construire une doctrine de l'existence livrée à elle-même et à elle seule. En fait, cette longue orchestration de l'histoire… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT
… domaine effectue la transposition. L'individu fait le lien entre la biologie et la sociologie. *Mais, pour ce qui relève de la subjectivité, l'impasse théorique semble plus difficile à franchir : car différencier les sujets les uns des autres, autrement que par des procédés rhétoriques relevant de la littérature romanesque ou poétique… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BORNE
Écrit par : Noël MOULOUD
Dans le chapitre "Concept et jugement" : … porte l'acte judicatif au niveau d'un « fiat » inconditionné de la conscience constituante, *Hegel conteste la priorité du jugement, qu'il assimile au moment de la subjectivité, ou de la conscience abstraite qui relie, du dehors, les données de l'expérience. Le moment fondamental du savoir redevient le concept, lien immédiat et implicite de… Lire la suiteÉcrit par : Jean BRUN
Dans le chapitre "Une pensée tragique" : … sur la forêt font oublier que celle-ci est composée d'arbres. Mais il faut dire également : *La subjectivité est l'erreur ; elle est l'erreur face à la transcendance de Dieu, ce Tout-Autre que l'homme n'est pas. Ainsi la subjectivité est dans une situation paradoxale et tragique ; c'est pourquoi l'existence est une quête qui peut se… Lire la suiteÉcrit par : Jean GREISCH
Dans le chapitre "Autrui me regarde : l'épiphanie du visage" : … idée d'Infini, telle que Descartes l'a exposée dans la troisième Méditation métaphysique. *L'extériorité fonde ici une défense paradoxale de la subjectivité, ancrée directement dans la responsabilité « infinie » pour autrui. Tout au long de l'ouvrage, on voit se déployer l'idée nouvelle de « la subjectivité comme accueillant Autrui, comme… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Le troisième discours : liberté et ontologie" : … d'un autre trait de la philosophie d'Aristote, à savoir l'absence d'un concept exprès de liberté. *Mais, s'il n'y a pas de concept de liberté, chez Aristote, n'est-ce pas parce qu'il n'y a pas non plus chez lui de concept de sujet et de subjectivité ? Et si ce manque est pour nous manifeste, n'est-ce pas parce que nous appartenons à une autre… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Jean-Pierre DIÉNY, Jean-Michel MAULPOIX, Vincent MONTEIL, René SIEFFERT
Dans le chapitre "Les paradoxes du sujet lyrique" : … caractérise. Prince du manque et de la perte, il accède par la négativité même à l'identité, et se proclame ainsi prince de la *subjectivité. Mais cette subjectivité est en quête d'un objet perdu. Elle réclame l'existence au « tu » qui lui rendra la lumière, la couleur, la vie. L'existence du sujet lyrique apparaît alors suspendue à l'amour d'autrui… Lire la suiteÉcrit par : Henri GOUHIER
… par le nom de Condillac, il élabore une psychologie de ce que nous appelons aujourd'hui la *subjectivité. Parti d'un agnosticisme discrètement teinté de religiosité sous l'influence de Rousseau, il aboutit à une métaphysique fondée sur ce que nous appelons aujourd'hui l'expérience religieuse. Ici et là, Maine de Biran entend rester le plus… Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "Désaveu de la science" : … : les données de la psychologie étant ce qu'elles sont, quel statut d'être faut-il conférer à la *subjectivité qui les anime, comme à la réalité à laquelle cette subjectivité permet d'accéder ? Cette enquête mène à la découverte d'un cercle. Il consiste en ce que ces données n'ont été recueillies et élaborées, par le savant, que sous l'horizon d'… Lire la suiteÉcrit par : François BOURRICAUD
Dans le chapitre "La morale subjective et la moralité réalisée" : … En second lieu, l'autonomie de la règle morale peut être interprétée comme l'expression de la *subjectivité transcendantale de l'acteur moral. Hegel va jusqu'à voir dans le droit à la liberté subjective une caractéristique de la modernité par opposition avec le Moyen Âge. Mais Hegel entend d'une manière bien différente de celle de Kant le… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT, Henry DUMÉRY
Dans le chapitre "Mirages de la pureté" : … authentique, différent de l'inauthentique, et cependant sans cesse falsifié par les pièges de la *subjectivité. Mais, en même temps, les déroulements de la subjectivité dans les poèmes philosophiques de Valéry font apparaître les thèmes philosophiques du sujet comme permanence, du moi comme invariance. Ainsi :Écrit par : Fausta GARAVINI
Dans le chapitre "Le sujet en questions" : … Le texte se bâtit tout en faisant voler en éclats l'illusion d'un moi entièrement saisissable : la *subjectivité n'est que l'unité imaginaire du multiple, l'individu n'est qu'une diversité incompréhensible de sujets instantanés, une mosaïque de « je » qui varient selon les contingences et les occasions du discours : « Moi à cette heure et moi… Lire la suiteÉcrit par : Jean GRANIER
Dans le chapitre "Nihilisme et oubli de l'être" : … , tandis que, de son côté, le thème du surhomme est l'expression paroxystique de la « * subjectivité » de l'homme en tant qu'animal raisonnable, conformément à la conception d'Aristote. Simplement, la hiérarchie des termes est inversée, c'est désormais l'animalité qui s'exhibe dans le déchaînement des instincts, de même que, par l'… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Dans le chapitre "L'effet de la nomination sur la subjectivité" : … rapportées en des versions plus discursives par les ethnologues ; décrire, en un second temps, *le surgissement de la subjectivité sous ce que certains ont appelé un « effet de nomination ». La réception passive du nom redouble la réception passive de l'être et de la vie. Elle est la marque conjointe du désir parental (prénom principal) et des… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… la voie à une nouvelle conception de la passion, comme mode de réalisation par excellence de la *subjectivité. Rapportant, en effet, la passion non au sentiment de plaisir et de peine mais à la faculté de désirer, Kant y voit une folie qui contredit la raison dans son principe formel : un élément est pris pour le tout, si bien qu'est rendue… Lire la suiteÉcrit par : Georges THINÈS
Dans le chapitre "Référence sensible et référence rationnelle" : … organisme dans son milieu. Cette physique, que l'on pourrait assez justement qualifier de physique *subjective, est entièrement indépendante de tout problème de vérité, tel qu'il se pose au niveau de la logique et de l'épistémologie. La référence au sensible n'est pas, dans ces conditions, une opération orientée vers un quelconque mécanisme de … Lire la suiteÉcrit par : Lucien JERPHAGNON
Expression ultime de cette « découverte de la *subjectivité » qui, selon Merleau-Ponty, s'est approfondie en trois siècles, de Montaigne à Kierkegaard, les philosophies de la personne ne se sont guère systématisées qu'au xxe siècle, sous la double pression d'un « … Lire la suiteÉcrit par : Renaud BARBARAS, Jean GREISCH
Dans le chapitre "L'« épochè » phénoménologique" : … au moins deux champs de problèmes spécifiques, qui retiendront longuement l'attention de Husserl. * Tout d'abord, la conscience transcendantale n'est pas anonyme ; tout vécu est vécu d'un moi pur qui vit en lui et, par lui, se dirige vers tel objet : le moi représente donc une forme de transcendance dans l'immanence du flux de conscience. Une… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BILLARD, Jean LEFRANC, Jean-Jacques WUNENBURGER
Dans le chapitre "Réduction phénoménologique" : … la condition pour que toute chose soit présente et accessible au regard qui se dirige vers elle. *Cet invisible, sans quoi rien n'apparaît, faut-il le reconnaître dans la subjectivité, la conscience transcendantale, comme l'avaient fait Husserl lui-même, Kant et déjà Descartes, au risque de retomber dans l'alternative, ruineuse pour la… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Dans le chapitre "Une épistémologie non fondationnelle et non subjective" : … et des néo-positivistes – commet l'erreur de prétendre trouver les fondements en question dans la *subjectivité. Tous « partagent avec Descartes cette opinion que les expériences subjectives sont particulièrement assurées et constituent pour cela un point de départ solide ou une assise adéquate ». Au souci du fondement, Popper oppose celui de la… Lire la suiteÉcrit par : John COHEN
… et ainsi de suite. Cette réduction graduelle de l'incertitude se traduit par un gain d'information *subjective qui, dans ce cas, peut être exprimée en bits subjectifs. Dans d'autres circonstances, la probabilité subjective peut être évaluée indirectement par le temps que prend un sujet à répondre « oui » ou « non » à la question : « Réussirez-vous… Lire la suiteÉcrit par : Jacques HENRIOT
Dans le chapitre "L'attitude de responsabilité" : … satisfait à une interrogation déterminée : celle qui porte sur l'identité de l'auteur de l'acte. *À la question « qui ? » le sujet répond en se désignant. Réponse minimale qui met au jour la face subjective d'une déclaration d'être dont la désignation par autrui forme le revers objectif. Le champ de la responsabilité ne s'établit que par l'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME, Juliette SIMONT
Dans le chapitre "Une philosophie de la liberté" : … La philosophie de Jean-Paul Sartre est une philosophie de la *subjectivité ou de la conscience. Contre cet attachement à la subjectivité s'édifièrent les structuralismes ; désormais, il ne s'agirait plus de donner à voir l'être-au-monde d'un sujet, mais de systématiser les constantes différenciées autour desquelles se forme le groupe humain :… Lire la suiteÉcrit par : Edmond ORTIGUES
Dans le chapitre "Subjectivité et communication" : … une façon contingente parmi d'autres de qualifier ce qui se passe. L'individualité psychologique ou* « subjectivité » est un cas limite au sens où, en géométrie, la limite est une asymptote qui permet de classer un ensemble de points convergents. La limite n'est pas une classe, mais elle justifie la classification, par rapport à elle, de ce qui se… Lire la suiteÉcrit par : Michel BOZON
Dans le chapitre "Intimité, construction des sujets et des relations" : … La sexualité s'inscrit désormais *au cœur d'une nouvelle expérience sociale de la subjectivité. En s'allongeant et en se diversifiant, la vie sexuelle a pris la forme d'une trajectoire non totalement prévisible, succession de relations qui devient le cœur même des parcours subjectifs et intimes. La diversification des pratiques, la succession de… Lire la suiteÉcrit par : Georges THINÈS
… *L'œuvre d'Erwin Straus, chercheur d'origine allemande, installé aux États-Unis à la suite des persécutions nazies, constitue une contribution capitale à la psychopathologie et à la psychiatrie clinique, et elle a exercé une influence profonde sur la conception du pathologique comme phénomène vécu. Parmi les nombreuses publications de Straus… Lire la suiteÉcrit par : Mikel DUFRENNE
Dans le chapitre "Style et subjectivité" : … surtout une manière personnelle d'user des codes. Ce qui est systématique ici, c'est la marque d'une* subjectivité dans le geste créateur : ce n'est pas le pinceau, c'est la touche ; ce n'est pas la langue, c'est l'accent. Nous revenons à l'analyse de Barthes : dans le travail qui met le code en œuvre s'insinue et se révèle un être au monde… Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIVET
… valeurs et démontrer l'autonomie du normatif par rapport au factuel, peut avoir des effets pervers. *Si les valeurs ne se fondent pas sur les faits, elles renverront à l'arbitraire des motivations subjectives. Nos valeurs seront simplement les façons de voir que nous projetterons sur le monde. Les valeurs n'auront gagné leur autonomie que pour… Lire la suiteÉcrit par : Georges THINÈS
… *L'œuvre de V. von Weizsäcker est, au même titre que celle de Kurt Goldstein, issue de l'observation neurologique. Elle tend comme telle à l'instauration d'une psychologie centrée sur le sujet vivant, c'est-à-dire vers cette biologie particulière de la conduite qui n'est pas concevable comme un pur domaine d'application de la biologie générale.… Lire la suite
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