2. Énergie de liaison dans les cristaux ioniques
Les cristaux ioniques sont généralement caractérisés par des forces de cohésion importantes ; il en résulte, pour ces composés, des températures de fusion relativement élevées. Au sein d'une même série, telle que les fluorures alcalins, elles diminuent quasi linéairement lorsque la distance internucléaire cation-anion augmente ; il en va donc de même pour l'énergie du réseau, ou énergie réticulaire.
M. Born et J. R. Mayer ont montré que l'énergie d'un cristal ionique pouvait se diviser en deux termes : une énergie d'interaction coulombienne entre les divers ions porteurs de charges électriques, dont la résultante négative ΔH1, diminue lorsque l'on déplace ces ions de l'infini pour assembler le cristal ; une énergie de répulsion positive ΔH2, qui apparaît et augmente brutalement lorsque les nuages électroniques des divers ions commencent à se superposer. La résultante de ces deux termes ΔH possède un minimum correspondant à la position d'équilibre D entre cations et anions. La valeur de l'énergie réticulaire ΔH est alors donnée par l'expression :

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