5. Le feuilletage symplectique
Soit U un ouvert d'une variété de Poisson M muni de coordonnées canoniques (p1, ..., ps, q1, ..., qs, z1, ..., zm–2s) ; quitte à le restreindre, on peut supposer que (p1, ..., ps, q1, ..., qs) varie dans un disque ouvert D de ℝ2s. Alors la sous-variété symplectique S, donnée par les équations z1 = ... = zm–2s = 0, est réunion des trajectoires du point de coordonnées nulles pour tous les champs hamiltoniens. En effet, un tel champ est de la forme(28)

Soit x un point de la variété de Poisson M. On note Sx l’ensemble des points y de M pour lesquels il existe une courbe continue de γ : [0, 1] → M, d'origine x [i.e. γ(0) = x], d'extrémité y [i.e. γ(1) = y] et formée en mettant bout à bout un nombre fini de portions de trajectoires de champs hamiltoniens (il existe une suite finie 0 = t0 < t1 ... < tr–1 < tr = 1 telle que la restriction de γ à chacun des intervalles [ti, ti+1] soit une trajectoire d'un champ hamiltonien). La remarque précédente permet de montrer, d'une part, que Sx est une sous-variété de M de dimension égale au rang de x, d'autre part, qu'elle est munie naturellement d'une structure de variété symplectique (elle a […]
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