Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jean-Claude MILNER
Dans le chapitre "Vers le structuralisme" : … , la grammaire comparée se relie ainsi constamment à des hypothèses et des conclusions de portée générale.* C'est par là d'abord que Benveniste prend sa place dans la révolution scientifique qu'a connue la linguistique au xxe siècle et qui a reçu le nom de « structuralisme ». Du reste, le structuralisme européen consistait… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Lorsqu'on souhaite segmenter un énoncé en unités plus petites et ainsi de suite jusqu'à des éléments indécomposables, les morphèmes, on est conduit à user de procédures purement formelles qui permettent de décomposer l'ensemble et chaque sous-ensemble obtenu en sous-ensembles de rang immédiatement inférieur : on établit ainsi une hiérarchie de… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Ensemble homogène et significatif de données linguistiques observées et à partir desquelles pourra s'élaborer la théorie. La notion de corpus est évidemment fondamentale dans la linguistique structurale : désireuse de substituer à la normativité de la grammaire ou aux fondements pseudo-logiques de la signification un enregistrement de l'usage,… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
On désigne sous le nom de distributionnalisme un courant linguistique d'inspiration* structuraliste qui s'est développé aux États-Unis à partir des travaux de Leonard Bloomfield (1887-1949), rassemblés dans Language (1933), et qui a dominé la linguistique américaine jusqu'au début des années 1950. Né en réaction… Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
Dans le chapitre "La notion de « champ linguistique »" : … 1919) que, par une sorte de malentendu, les étymologistes à sa suite négligèrent de tirer profit du *structuralisme naissant. Inversement, par réaction contre l'historicisme, l'école structuraliste s'intéressa peu à l'étymologie. Il reste que la géographie linguistique (et les recherches dialectologiques auxquelles elle est liée) révéla ou mit en… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MILNER
Dans le chapitre "Grammaire et linguistique" : … régnante, dans les années soixante, au moment où la linguistique revêtait essentiellement la forme *structuraliste. Seule la linguistique structurale pouvait alors se présenter comme une science ; quant au terme grammaire, il désignait un discours à la fois trop marqué par les nécessités matérielles de l'enseignement (lesquelles entraînent… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude CHEVALIER, Jean STÉFANINI, Universalis
Dans le chapitre "L'héritage du structuralisme : quelle science de la grammaire ?" : … Le structuralisme *des années 1920-1930 a des sources multiples, jusque dans l'organicisme du xixe siècle (Koerner), convergeant dans l'œuvre de Saussure et dans celle de Bloomfield. Le premier dégage de la pratique de la grammaire comparée principes et concepts qui la fondent (arbitraire du signe ; prise en considération des… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *Linguiste danois, animateur du cercle linguistique de Copenhague, Louis Hjelmslev se situe dans la perspective structurale issue de l'enseignement de Ferdinand de Saussure. Sa théorie « glossématique » constitue un approfondissement et une tentative de formalisation de la plupart des concepts de ce dernier. Il retient, en effet, du Cours de… Lire la suiteÉcrit par : Nicolas RUWET
Dans le chapitre "Le cercle linguistique de Prague : la phonologie" : … ses « Remarques sur l'évolution phonologique du russe... » (1929), il entreprend de montrer que la *structure d'un système phonologique joue un rôle crucial dans l'évolution. Il prend ainsi le contre-pied de la conception atomistique des néo-grammairiens, dépassant en même temps Saussure qui, « structuraliste » en synchronie, était proche des néo-… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR, Jan SEBESTIK
Dans le chapitre "La linguistique structurale" : … *Saussure isolait la langue, comme système social, de la parole, comme exécution individuelle ; dans la langue, il éliminait la « substance » sonore et psychique pour ne retenir que la « forme », c'est-à-dire les rapports purement différentiels et oppositifs entre éléments, qu'il s'agisse des phonèmes ou des valeurs lexicales ; pour appréhender la… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Les structuralistes" : … Le *structuralisme linguistique ne constitue pas une école unique se référant à une doctrine précise ; il s'agit bien plutôt d'un ensemble de courants, voire d'individus, qui ont développé des théories diverses mais qui se fondent sur certains principes généraux communs. Le nom même de « structuralisme » indique que la langue est conçue comme une… Lire la suiteÉcrit par : Claude HAGÈGE
… et de R. Jakobson, le Manifeste considéré comme l'acte fondateur de la phonologie, et par là, du* structuralisme européen en linguistique. André Martinet rencontre en 1933 Troubetzkoy de passage à Paris, et commence d'entretenir une correspondance avec le savant russe, qui apprécie la manière dont ce jeune linguiste français applique à la… Lire la suiteÉcrit par : Raymond BOUDON, Hubert DAMISCH, Jean GOGUEL, Sylvanie GUINAND, Bernard JAULIN, Noël MOULOUD, Jean-François RICHARD, Bernard VICTORRI
Dans le chapitre "Les outils mathématiques" : … est pas étonnante. Elle est en fait une conséquence directe, au moins pour les modèles internes, du *structuralisme tel qu'il s'est imposé, après avoir rompu tout lien avec la Gestalttheorie : définir les unités linguistiques des différents niveaux comme des unités discrètes s'opposant par des traits distinctifs et se combinant pour former… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD, Michel BRAUDEAU
… *Au sens traditionnel du terme, un paradigme est l'ensemble caractéristique des formes fléchies d'un morphème lexical. Ainsi, dans une langue à cas, le nom, le pronom, l'adjectif prennent, selon le genre, le nombre, la personne qui leur sont propres et les rapports qu'ils ont aux autres éléments de la phrase, des désinences particulières : on dit qu… Lire la suiteÉcrit par : Jean Léonce DONEUX, Véronique REY, Robert VION
… aussi différents que l'ethnologie, la sémiologie des comportements humains, la littérature. *Ce succès, la linguistique le doit principalement à sa méthode structurale, énoncée par Saussure dans son Cours de linguistique générale publié en 1916, et mise en application par les développements de la phonologie au seuil des années 1930… Lire la suiteÉcrit par : Gabriel BERGOUNIOUX
Dans le chapitre "Un système de dépendances" : … *Pour le structuralisme linguistique, dont la glossématique est une variante, le système est fondé sur des relations – ou des rapports – et non sur des entités. Prolongeant l'intuition de Saussure – « la langue est forme et non substance » –, Hjelmslev propose de définir la structure comme une « entité autonome de dépendances internes ». Selon qu'… Lire la suiteÉcrit par : Zlatka GUENTCHÉVA
… *Connu comme le créateur du modèle génératif applicationnel, S. K. Šaumjan (ou Chaoumian) a été membre du conseil scientifique de l'Académie des sciences de l'U.R.S.S. et chef de la section des méthodes structurales dans l'étude des langues à l'Institut de la langue russe à Moscou. À partir de 1975, il travaille aux États-Unis (Yale University). La… Lire la suiteÉcrit par : André MARTINET
… auditeurs n'avaient pas atteint, et il a fallu maturation et fécondation pour que s'en dégage la *linguistique fonctionnelle et structurale d'aujourd'hui. Si Saussure n'a pas écrit lui-même le livre qui devait assurer sa survie, et si l'on relève dans sa correspondance des signes de découragement, c'est sans doute qu'il avait aperçu l'ampleur de… Lire la suiteÉcrit par : Catherine KERBRAT-ORECCHIONI
Dans le chapitre "L'analyse « componentielle »" : … le même : il s'agit de rendre compte de l'organisation structurale des contenus lexicaux. *Or, si l'on veut faire une description structurale du lexique (envisagé du point de vue du contenu), il faut comparer (du point de vue du contenu) ses éléments constitutifs ; et si l'on veut comparer les différents signifiés lexicaux, il… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Signe et sens en linguistique structurale" : … pour autant les enjeux philosophiques. On peut dire, en première approximation, que la linguistique *structurale place à nouveau la notion de sens sous l'empire de celle du signe (nous disons : en première approximation, afin de réserver l'éventualité d'un renversement de priorité, similaire à ceux que la longue histoire du problème révèle… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis CHISS, Michel IZARD, Christian PUECH
Dans le chapitre "Le structuralisme linguistique" : … *Le structuralisme ne constitue pas à proprement parler une communauté de doctrine. Il se caractérise plutôt par le partage d'un ensemble de principes très généraux qui peuvent orienter ou infléchir les recherches dans des directions différentes : attention portée au signifiant phonique, tentative pour rendre compte de la langue en termes de pure… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Le concept de syntagme, dans les théories structurales de la linguistique, s'oppose à paradigme et renvoie à la succession chronologique des unités mises en œuvre dans l'énoncé réalisé : au sens étroit, « renverrons » est un syntagme, car il consiste en une suite de quatre morphèmes, à savoir le préfixe (qui commute à cette place avec zéro), le… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *En linguistique, la conception taxinomique de la grammaire caractérise la plupart des théories structurales qui veulent aboutir, selon l'expression de Z. Harris, à une « grammaire de listes » ayant pour souci d'inventorier les classes d'items et celles, plus complexes, des séquences d'items ; il est bien clair qu'à l'image des sciences exactes qui… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre " Le débat sur la relativité linguistique" : … autre » : cette affirmation d'André Martinet (1908-1999) explique que, pendant plusieurs décennies,* les linguistes issus de cette tradition structuraliste se soient attachés à étudier chaque langue comme un système spécifique, évitant par prudence méthodologique de postuler l'existence de quelconques catégories, structures ou contenus universels.… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *On appelle valeur le sens d'une unité linguistique considéré comme le produit des relations que cette unité entretient avec les autres unités du système, et non pas comme un contenu intrinsèque. C'est Ferdinand de Saussure qui a le premier utilisé cette notion, qu'il illustrait par une comparaison de la langue avec le jeu d'échecs : n'importe… Lire la suite
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