2. Genre « Streptococcus »
• Classification
Depuis une dizaine d'années, la classification des espèces constituant ce genre connaît des modifications importantes. Les critères sérologiques, divers tests biochimiques et le comportement hémolytique des bactéries qui ont été à la base des différents schémas de classification qui se sont succédé depuis les travaux de Lancefield et de Sherman dans les années 1933-1938 ont progressivement fait place, depuis 1980, à de nouvelles méthodologies génétiques, biochimiques et immunologiques à visée taxinomique : hybridation ADN-ADN, analyse des séquences de l'ARN ribosomique 16S et hybridation ADN-ARNr, amplification génique (PCR : polymerase chain reaction), pourcentage du contenu C + G de l'ADN, type de peptidoglycanne, constituants polyosidiques de la paroi bactérienne, immuno-empreintes (Western blot), utilisation d'anticorps monoclonaux, etc. La classification actuelle n'est pas encore entièrement satisfaisante.
Dans la pratique courante, seuls des caractères bactériologiques ou biochimiques sont actuellement utilisés pour l'identification des différentes espèces : présence ou non d'antigènes polyosidiques (antigènes de groupe) ou d'acides lipotéichoïques spécifiques, capacité d'hémolyser les érythrocytes, tests biochimiques.
Antigènes polyosidiques de groupe (classification de Lancefield)
Actuellement, la classification la plus utilisée reste en partie fondée sur la présence ou l'absence des dix-neuf marqueurs antigéniques classiques distincts (groupes A, B, C, D, E, F, G, H, K, L, M, N, O, P, R, S, T et U et V liés à la présence du polyoside C pariétal, excepté pour les groupes D et N dont les antigènes spécifiques de groupe sont des acides teichoïques). En effet, les travaux de Rebecca Lancefield à partir de 1933, puis ceux de nombreux microbiologistes ont mis en évidence un polyoside immunogénique (polyoside ou antigène C) dans la paroi de nombreux streptocoques. L'utilisation d'immumsérums de lapins antipolyosides a permis de distinguer les dix-neuf groupes cit […]
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