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STOÏCISME

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5.  Logique des stoïciens et logique moderne

À l'époque hellénistique, la logique des stoïciens était plus importante que celle d'Aristote. Mais, dans la seconde moitié du ier siècle avant J.-C., on assiste à une renaissance de l'aristotélisme. À la fin de l'Antiquité, Simplikios (né vers 500 apr. J.-C.) dit que les œuvres des stoïciens étaient perdues. Dans les Temps modernes, on a longtemps estimé que l'enseignement des stoïciens, pédant et stérile, ne valait rien. En 1935, Jan Łukasiewicz montre qu'en réalité la logique des stoïciens est originale et s'apparente à la logique moderne. La syllogistique des stoïciens est une logique des propositions, tandis que celle d'Aristote est une logique des termes. Depuis lors, la logique des stoïciens a été étudiée du point de vue logique et du point de vue philologique. La réhabilitation entreprise par Łukasiewicz en a été pleinement justifiée.

  La logique comme théorie du langage

La logique des stoïciens comporte deux parties : la dialectique, qu'on peut traduire par théorie du langage, et la rhétorique. Cette théorie du langage contient une logique au sens moderne. Trois choses y sont étroitement liées : le signifiant, le signifié ou sémantème (lekton), et le corrélat de ceux-ci dans la réalité. Dans la théorie stoïcienne du signifiant apparaît une sorte de double articulation : le signifiant peut être conçu comme suite de phonèmes (lexis) où comme suite de mots (logos). La suite de mots est soit grammaticale, soit agrammaticale. La syntaxe du signifiant est une théorie des parties du discours et de la composition de phrases grammaticales à partir des mots, théorie reprise par les alexandrins. La théorie du signifiant traite également de la définition et de la subdivision des termes.

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AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la tradition classique"  : …  ne disposons que de fragments plus ou moins épars –, il semble bien qu'il y ait eu, dans l'ancien *stoïcisme, une conception double du pathos comme « passion » et comme « affect ». D'une part, en effet, les stoïciens soutiennent que « la passion (pathos) n'est pas différente de la raison (logos) » (Stoicorum VeterumLire la suite
ALEXANDRIE ÉCOLE PHILOSOPHIQUE D'

Écrit par :  Jean PÉPIN

Dans le chapitre "L'éclectisme du Ier siècle avant J.-C."  : …  , longtemps attribué à Aristote lui-même, et issu probablement d'un milieu alexandrin. Quant au *stoïcisme, il est représenté à Alexandrie par un Égyptien du nom de Chaerémon, chef de l'école des grammairiens de la ville et directeur du Musée ; il allait devenir l'un des précepteurs de Néron. Son originalité est d'avoir soumis à l'interprétation… Lire la suite
ÂME

Écrit par :  Pierre CLAIRHenri Dominique SAFFREY

Dans le chapitre "Éclipse et retour des doctrines sur l'âme à la période hellénistique et romaine"  : …  aux consolations du mysticisme astrologique. De toute façon, c'est le déclin du rationalisme. Le *stoïcisme fut essentiellement la philosophie d'un homme placé dans un monde considérablement agrandi : philosophie du cosmos (κόσμος) conçu comme un gigantesque vivant, philosophie de la « sympathie » ou des harmonies préétablies et des… Lire la suite
ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Les philosophies hellénistiques"  : …  mise en question sceptique de toute théorie. Trois courants se laissent ici aisément dégager. 1. Le *stoïcisme (du nom de l'école fondée vers 300 au lieu dénommé Στοά, Portique) n'est pas lié à la personnalité d'un fondateur, mais plutôt de trois : Zénon de Cittium (333-261), Cléanthe (env. 330-250) et Chrysippe (282-206). Tous trois étaient des… Lire la suite
AUTONOMIE

Écrit par :  François BOURRICAUD

Dans le chapitre "Autonomie et liberté stoïcienne"  : …  tels sont les sens principaux attachés à la notion d'autonomie par la réflexion classique.* Mais c'est sans doute chez les stoïciens – bien que le terme d'autonomie ne figure pas dans leur vocabulaire – qu'elle prend son expression la plus achevée. La pensée stoïcienne est construite sur la fameuse distinction entre les choses qui sont « … Lire la suite
BONHEUR

Écrit par :  André COMTE-SPONVILLE

Dans le chapitre "Le bonheur en acte"  : …  ce que nous sommes (puisque nous ne sommes rien), mais ce que nous vivons, connaissons ou faisons. *C'est le point essentiel, sur quoi se rejoignent les deux grandes sagesses d'Occident, l'épicurienne et la stoïcienne, et que l'Orient, à sa façon, confirme. Il s'agit de désirer le réel – de l'aimer, si l'on peut, de l'accepter, si l'on ne peut pas… Lire la suite
CATON D'UTIQUE (~95-~46)

Écrit par :  Joël SCHMIDT

… *Arrière-petit-fils de Caton l'Ancien, Marcus Portius Cato, dit Caton d'Utique, est devenu au cours de la période qui précède la prise du pouvoir par César le symbole de la République romaine vertueuse et agonisante. Caton d'Utique ne se contente pas seulement, comme le fit son bisaïeul, d'exiger de la cité et des citoyens une intégrité morale au-… Lire la suite
CHARITÉ

Écrit par :  Michel MESLIN

…  sur l'amour de Dieu, est ouverture à l'autre jusqu'à l'oubli de soi. Dans l'Antiquité classique,* les stoïciens ont affirmé l'égalité des hommes, tous citoyens du monde, en tant qu'ils partagent la même raison. Ils ont fortement insisté sur la valeur sociale d'une caritas qui, en réalité, est une philanthropie : « un amour des hommes au… Lire la suite
CHRYSIPPE (~281-~208)

Écrit par :  Pierre HADOT

… *Philosophe grec, Chrysippe a joué un rôle capital dans la formation du système stoïcien. De son œuvre immense (705 livres selon Diogène Laërce, Vie des philosophes, livre VII, 180) il ne reste que des fragments (réunis par H. von Arnim, Stoicorum veterum fragmenta, 4 vol., Leipzig, 1903-1924), dans lesquels il est souvent… Lire la suite
CONVERSION

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Formes historiques de la conversion"  : …  cité, la cité entière sera ainsi « convertie » vers l'idée du Bien. Après Platon, dans les écoles *stoïciennes, épicuriennes et néo-platoniciennes, il s'agira moins de convertir la cité que de convertir les individus. La philosophie devient essentiellement un acte de conversion. Cette conversion est un événement provoqué dans l'âme de l'auditeur… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "L'assentiment"  : …  *On doit aux stoïciens d'avoir ajouté un troisième trait à la philosophie grecque de l'opinion ; ce troisième trait devait conduire de façon décisive à la philosophie moderne (cartésienne, humienne, kantienne) du jugement. C'est d'une tout autre distribution des notions que cette dernière procède, à savoir d'une véritable analyse psychologique de l'… Lire la suite
DEVOIR

Écrit par :  Michaël FOESSEL

… Kant (« Devoir ! mot grand et sublime »), une réflexion sur ce thème se trouve déjà engagée par les *stoïciens. Absent des éthiques socratique comme aristotélicienne, qui sont davantage retenues par le concept de « vertu », le devoir est compris par Cicéron comme une forme de convenance et de rectitude dans l'action (De officiis). De ce… Lire la suite
ÉPICTÈTE (50 env.-env. 130)

Écrit par :  Ilsetraut HADOT

Dans le chapitre "La doctrine"  : …  qui concerne la doctrine philosophique d'Épictète, les travaux d'A. Bonhöffer restent fondamentaux. *Il a pu démontrer qu'Épictète est resté fidèle aux doctrines de l'Ancienne Stoa. Au centre de toutes les considérations d'Épictète dans les Entretiens, figure le dogme fondamental de la théorie stoïcienne des biens, à savoir que les biens et… Lire la suite
JUGEMENT

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "L'analyse logique du jugement"  : …  du contenu des concepts et l'attestation d'une liaison ontologique désignée par la copule. *Avec la logique stoïcienne, l'analyse progresse vers des vues plus modernes. Le jugement (ἀξίωμα) est interprété, à l'intérieur d'une doctrine du langage, comme interconnexion des signes et liaison de ceux-ci avec les objets signifiés. La partie « … Lire la suite
LETTRES À LUCILIUS, Sénèque

Écrit par :  Francis WYBRANDS

…  cette suite de lettres qui ont pour but de faire progresser le disciple sur la voie de la sagesse. *Épicurisme, stoïcisme et même cynisme sont exposés et mis au service d'un apprentissage progressif de ce qu'il faut savoir et faire afin de mener la vie la meilleure. Sénèque développe ici pour la première fois dans le monde romain une conception de… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

Dans le chapitre "Mégariques et stoïciens"  : …  n'est pas vrai ni ne le sera. Il démontrait cette proposition par un argument jugé irrésistible. *C'est sur l'enseignement des mégariques que se fonde la logique des stoïciens. La réputation de Chrysippe comme logicien égalait, dans l'Antiquité, celle d'Aristote. La différence essentielle entre les deux logiques est que les variables des… Lire la suite
MANILIUS MARCUS (Ier s. env.)

Écrit par :  Universalis

… *Le dernier des poètes didactiques latins. On sait fort peu de chose de lui. Il est l'auteur d'Astronomica, poème inachevé traitant d'astronomie et d'astrologie, probablement écrit entre 9 et 14, c'est-à-dire du vivant d'Auguste, pour les deux premiers livres, puis entre 14 et 17, sous le règne de Tibère. Stoïcien, Manilius met l'accent sur… Lire la suite
MANUEL, Épictète

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Épictète *Exclusivement oral, l'enseignement d'Épictète (50 env.-130 env.) nous est parvenu par l'intermédiaire de son disciple Arrien (105 env.-180 env.), qui nous a conservé des Entretiens et le Manuel : ce dernier est, avec les Pensées de Marc Aurèle, le plus connu etLire la suite
MARC AURÈLE (121-180)

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Les « Pensées »"  : …  Sans doute, les Pensées donnent bien l'impression d'avoir été écrites au jour le jour, *mais on peut y reconnaître facilement la pratique de divers exercices spirituels, codifiés par les stoïciens, qui recommandaient précisément de s'y exercer tous les jours par écrit (Épictète, Entretiens, I, ii, 25 et III, xxivLire la suite
MARIAGE

Écrit par :  Catherine CLÉMENTCatherine LABRUSSE-RIOUMarie-Odile MÉTRAL-STIKER Universalis

Dans le chapitre "Le mariage en Occident"  : …  Sa théologie ? La relation établie entre le péché et la chair ? Son système de pouvoir ? Le *stoïcisme tardif, peut-être dans la logique de la fraternité universelle, semble réduire l'inégalité entre l'homme et la femme, au point d'envisager la relation conjugale comme un compagnonnage affectueux, raisonnable et spirituel. On pourrait, à la… Lire la suite
MICROCOSME ET MACROCOSME

Écrit par :  Hélène VÉDRINE

Dans le chapitre "Primat de l'unité et hiérarchie des êtres"  : …  un sens. Toutes les philosophies antiques ont insisté sur cette liaison de l'homme au cosmos. Le *stoïcisme en a fait un mot d'ordre : « Réunion fortuite d'atomes, ou bien nature particulière, qu'il soit établi en principe que je suis une partie du tout qui est administré par la nature universelle ; ensuite, qu'il existe une sorte d'affinité… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "La logique modale traditionnelle"  : …  1976 ; Seel, 1982). Certaines sont dues au fait qu'Aristote ne dispose pas, comme plus tard les* stoïciens, d'une théorie du calcul des propositions modales non analysées. La logique modale sera ultérieurement développée par ceux-ci et par les mégariques, qui cherchent en particulier à définir l'implication en termes modaux. Celle-ci… Lire la suite
MORT - Les sociétés devant la mort

Écrit par :  Louis-Vincent THOMAS

Dans le chapitre "Dédramatisation de la mort"  : …  vie, ni après sa mort » (Platon, Apologie de Socrate, 35 d). N'est-ce pas plus encore le *point de vue des stoïciens ? Pour Sénèque, par exemple, l'existence d'ici-bas n'est qu'une propédeutique pour l'au-delà : « Comme le sein maternel qui nous porte neuf mois ne nous forme pas pour l'habiter toujours, mais bien pour ce monde, où il nous… Lire la suite
NATUREL DROIT

Écrit par :  Marie-Odile MÉTRAL-STIKER

Dans le chapitre "La signification ontologique de la loi naturelle"  : …  dit une orientation fixe et rigoureusement déterminée, l'homme se détermine à lui-même ses propres fins. *Tout individu humain a donc une dignité naturelle que le stoïcisme thématise, en élaborant la notion de loi naturelle. À l'époque où cette philosophie se développe, la cité-État disparaît au profit d'une structure impériale beaucoup plus… Lire la suite
PANÉTIUS DE RHODES (~180 env.-env. ~110)

Écrit par :  Pierre HADOT

… *Philosophe stoïcien grec, originaire de Rhodes, Panétius (ou Panaitios) fut le disciple de Diogène de Babylonie et d'Antipater de Tarse, puis le maître de Posidonius. Son œuvre est totalement perdue (fragments réunis par M. Van Straaten, Panaetii Rhodii Fragmenta, 1962) : elle comprenait notamment un traité Du devoir, que Cicéron… Lire la suite
PANTHÉISME

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "Les stoïciens"  : …  les difficultés insurmontables créées par le dualisme et les philosophies de la transcendance. Le *stoïcisme antique, notamment avec Zénon de Citium, est la première doctrine qui affirme clairement que le monde est Dieu. Le monde comme totalité est un être raisonnable et sage, et c'est en cela qu'il est divin. Derrière cette métaphysique se trouve… Lire la suite
PERSE (34-62)

Écrit par :  Élizabeth BINE

… *Né en Étrurie, à Volaterrae, dans une famille appartenant à l'ordre équestre, Perse (lat. Aulus Persius Flaccus) est encore petit enfant lorsqu'il perd son père, et dès lors il est élevé par sa mère. Ses études sont des plus studieuses, tout d'abord à Volaterrae, puis à Rome, chez le grammairien Remmius Palaemon et chez le rhéteur Virginius Flaccus… Lire la suite
PHÉNOMÈNE

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Le relativisme"  : …  peuvent saisir ou voir d'une manière spéculative ou théorétique. Après l'Académie et le Lycée,* les stoïciens, qui pour leur part reviendront à un strict empirisme, et par conséquent refuseront l'existence d'intelligibles, devront s'efforcer de justifier que l'imagination est à même, dans la plupart des cas, d'imaginer correctement ou d'… Lire la suite
PHYSIS

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Dualisme et naturalisme"  : …  *C'est précisément ce dualisme de la nature et de la matière, ou encore de la nature et du hasard, que refuseront les stoïciens. La nature n'est pour eux rien d'autre que le Logos répandu dans la totalité des parties du monde et présent dans chacun de ses événements. Cette nature omniprésente et toute-puissante se confond avec Dieu, dont elle… Lire la suite
POSIDONIUS D'APAMÉE (~135-~51)

Écrit par :  Pierre HADOT

… *Philosophe stoïcien grec, élève de Panétius, Posidonius d'Apamée, après de nombreux voyages, se fixa à Rhodes, où Cicéron et Pompée vinrent entendre ses leçons. Tous ses écrits sont perdus : on n'en possède que des fragments (recueillis par L. Edelstein et I. G. Kidd). À la fin du xixe siècle et au début du xxeLire la suite
PROVIDENCE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Si l'on s'en tient à l'histoire des idées, le concept de providence n'est pas d'origine judéo-chrétienne : il est d'origine hellénique, de facture stoïcienne. En contexte stoïcien, « providence » ne signifie pas vigilance ou bienveillance personnelle d'un dieu sage et bon qui prend soin de chacune de ses créatures ; le terme est synonyme de « … Lire la suite
RATIONALISME

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Quelques variantes historiques du rationalisme"  : …  une apparence, doit, pour être représentation, s'exprimer sous la forme linguistique d'un énoncé. *Platon, Aristote, les stoïciens analysent de façons différentes cette mise en forme dans un langage : liaison entre le nom d'un substrat et le nom d'une propriété, chez l'un, affirmation ou négation d'un fait existant chez les autres. Mais, dans tous… Lire la suite
ROME ET EMPIRE ROMAIN - Rome et la pensée grecque

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

…  Lucrèce et Sénèque ont plus fait pour la gloire et l'influence durable de l'épicurisme et du *stoïcisme que les écrits – pour la plupart perdus dès la fin de l'Antiquité – de leurs inspirateurs grecs. Et, sans les œuvres philosophiques de Cicéron, on ne saurait presque rien ni de la Nouvelle Académie ni du moyen stoïcisme ni de tant d'autres… Lire la suite
SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980)

Écrit par :  Jacques LECARMEJuliette SIMONT

Dans le chapitre "Image et émotion"  : …  de façon qu'il donne prise à un meilleur agencement des moyens aux fins, elle se modifie elle-même. *Telle est l'attitude du stoïcien : « se vaincre soi-même plutôt que la fortune » –  devise à l'égard de laquelle Sartre se montrera constamment critique. L'attitude émotive est à la fois similaire et inverse. Comme le stoïcisme, elle est retrait hors… Lire la suite
SCEPTICISME

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "Évolution du relativisme"  : …  avant J.-C. est marqué par un bouleversement profond touchant la théorie de la perception, et *les principaux responsables de cette évolution scientifique sont les stoïciens. Zénon et surtout Chrysippe se distinguent de leurs prédécesseurs sur deux points essentiels. D'une part, ils refusent absolument d'admettre, comme Platon ou Aristote, l'… Lire la suite
SÉMIOLOGIE

Écrit par :  Julia KRISTEVA

Dans le chapitre "Le problème du signe, de l'Antiquité au XVIIIe siècle"  : …  La question du signe semble apparaître pour la première fois dans l'aire culturelle occidentale avec* les stoïciens (iiie siècle av. J.-C.). Elle leur est nécessaire pour fonder la théorie logique très détaillée du syllogisme (la proposition conditionnelle ou disjonctive qui dévoile le mécanisme d'une preuve), articulée comme une… Lire la suite
SÉNÈQUE (~4-65)

Écrit par :  Ilsetraut HADOT

Dans le chapitre "Signification philosophique de l'œuvre"  : …  les plus diverses ont d'ailleurs été proposées en ce qui concerne les doctrines de Sénèque. *Les uns le considèrent comme un stoïcien orthodoxe, les autres rattachent son œuvre à la doctrine du « moyen stoïcisme », conformément auquel il aurait refusé le rigorisme de l'ancien stoïcisme. D'autres encore découvrent chez lui une évolution par… Lire la suite
SEXTUS EMPIRICUS (2e moitié IIe-déb. IIIe s.)

Écrit par :  Pierre HADOT

… *Du philosophe sceptique grec Sextus Empiricus on possède trois grandes œuvres : les Hypotyposes pyrrhoniennes en six livres ; le traité Contre les professeurs (Adversus mathematicos) en trois livres (contre les grammairiens, contre les rhéteurs, contre les géomètres, contre les arithméticiens, contre les astrologues,… Lire la suite
SUICIDE

Écrit par :  René ARLABOSSEJean-Pierre BLANADETBaldine SAINT GIRONS Universalis

Dans le chapitre "Le paradoxe d'un désir de mort"  : …  morne, mais être ému d'un généreux mépris pour une existence soudain déchue. Cependant, si le sage *stoïcien suscite parfois l'estime et l'admiration, il ne nous émeut point. Car cette éthique de la raison pure apparaît trop rigide, et cette sérénité trop absolue pour n'être point forcée. « Personne n'est juge en sa propre cause », rappelle saint… Lire la suite
UN PHILOSOPHIES DE L'

Écrit par :  Jean TROUILLARD

Dans le chapitre "Quelques modèles d'unité"  : …  affirment que l'individu est une illusion destinée à se résoudre dans un Tout indifférencié. *On a vu une parenté entre cette perspective et celle des stoïciens, qui croyaient que l'universalité des choses est constituée par le feu ou la lumière, manifestation de la Raison dont tout émane par développement immanent et en quoi tout se résorbe… Lire la suite
VIRTUS

Écrit par :  Jean-Paul BRISSON

… *Littéralement, la « virtus » est la qualité propre du vir, c'est-à-dire du mâle. Aussi la première acception du mot fut-elle de désigner le courage physique dont doit faire preuve le soldat sur le champ de bataille. En ce sens, la notion de virtus entre en couple avec fortuna, la chance : courage et chance… Lire la suite

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Zénon de Cittium Syllogismes de base de Chrysippe

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