Nom donné à la tige des formes végétales arborescentes lorsqu'elle pousse sans se ramifier, le diamètre étant à peu près constant de la base au sommet. Les fougères arborescentes (tropicales) ont un stipe dressé atteignant dix et même vingt mètres, couronné par un bouquet de grandes frondes. Les monocotylédones arborescentes, palmiers notamment, ont un stipe qui peut atteindre chez les cocotiers vingt à trente mètres de hauteur, mais qui ne dépasse pas quelques centimètres chez certains palmiers (phœnix, sabal). Au sommet du stipe, on trouve le plus souvent un bouquet de feuilles ou palmes qui, à la fin de leur vie, se déchirent par leur base et laissent des débris fibreux persistants sur le stipe. Certains stipes ont un port de liane, tel celui du rotang qui peut atteindre trois à quatre cents mètres de long et qui fournit le rotin.
Chez les thallophytes, le terme « stipe » désigne une sorte d'axe cylindrique et rigide que l'on trouve, par exemple, chez les algues du groupe des laminaires et qui relie le thalle aux crampons fixateurs (accrochés aux rochers). Chez certaines laminaires, le stipe, pouvant atteindre deux mètres, est vivace tandis que les frondes découpées sont annuelles : on peut même évaluer l'âge de l'individu au nombre de stries d'accroissement du stipe.
Jacques DAUTA
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