3. Les stéroïdes hormonaux naturels
• Stéroïdes endocriniens des mammifères
Chez les mammifères, les hormones stéroïdes proviennent de la transformation que le cholestérol subit dans des glandes endocrines. Les quantités de ce stérol dont disposent ces glandes ont différentes origines. En effet, bien qu'elles puissent en biosynthétiser par elles-mêmes de petites quantités, elles utilisent principalement le cholestérol hépatique qui leur parvient sous forme d'esters d'acides gras solubles dans le plasma. Ces glandes endocrines produisent respectivement :
– des gluco- et des minéralo-corticoïdes (glandes corticosurrénales),
– des androgènes (testicules et glandes corticosurrénales),
– des estrogènes (graphie remplaçant désormais « œstrogènes » jadis usité) et de la progestérone (ovaires).
D'autres tissus sont également capables de produire certaines hormones : le cerveau synthétise de la prégnénolone et de la déhydroépiandrostérone (DHEA), tandis que la peau est apte à transformer, comme la prostate et le sinus urogénital, la testostérone en un dérivé plus actif, la dihydrotestostérone (DHT). Le placenta, qui supplée dans certaines espèces la fonction ovarienne pendant la gestation, assure la synthèse de stéroïdes, en particulier celle de progestérone et d'estrogènes. Les stéroïdes sécrétés par les glandes endocrines sont déversés dans le sang, d'où ils gagnent les tissus où leur action doit s'exercer (tissus cibles).
Les mécanismes moléculaires par lesquels les stéroïdes hormonaux induisent une réponse physiologique sont de mieux en mieux connus et présentent de grandes analogies d'une hormone à l'autre. Leur biosynthèse, leur transport, leur catabolisme et leur élimination procèdent finalement de certains principes généraux communs examinés schématiquement ci-dessous.
Les aspects physiologiques et thérapeutiques, ainsi que […]
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