3. Système à nombre impair d'électrons
Considérons par exemple l'ion CH+4, dérivant de la molécule de méthane par arrachement d'un électron. La cohésion de l'édifice n'est plus assurée que par sept électrons au lieu de huit. Dans ce cas, la localisation des électrons par paires n'est plus possible, à moins de détruire la symétrie de l'édifice. L'ion n'est plus représentable par la graphie classique. En revanche, pour l'ion NH+3 qui dérive de NH3, l'arrachement d'un électron se faisant à partir de la paire libre, les trois liaisons N−H sont respectées.
La même difficulté se présente pour les états électroniquement excités des molécules, même si celles-ci ont un nombre pair d'électrons, car apparaissent alors des niveaux simplement occupés.
La stéréochimie classique est donc une manière soutenable, du point de vue théorique, de concevoir, avec quelques approximations, la structure des molécules, commode pour l'expérimentateur aussi bien que pour l'enseignant lorsqu'on veut éviter d'aborder le problème du point de vue mathématique d'une façon détaillée. Mais elle ne présente pas un caractère absolu. Seule la considération de l'édifice moléculaire dans son ensemble a un sens.
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