5. Influence et réception
Une légende veut que Stendhal de son vivant ait été méconnu et qu'il n'ait écrit que pour les lecteurs de 1880, date où le « stendhalisme » a pris son essor. La vérité est que, s'il n'a pas eu les gros tirages et les succès de masse, Stendhal a connu la gloire, moins peut-être pour ses romans que pour son esthétique et ses essais, qu'il a été médité par Delacroix ou Baudelaire, et qu'après sa mort sa présence n'a cessé de s'affirmer. Ses « disciples », ce sont Taine ou Barbey d'Aurevilly. Avec Bourget qui en fait un « contemporain » et Zola qui en fait un « naturaliste », Stendhal devient la référence presque obligatoire de la « modernité » ; tant que la littérature s'est bien portée, il aura été le « classique » des modernes, le modèle de ceux qui n'en veulent pas, mais qui ont voulu faire comme lui, et s'assimiler son intransigeance égotiste, sa liberté d'esprit, la tonalité d'un style-moi, l'absence de préjugés d'un esprit fort.
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