Stanislas de Sèze, né en 1903 à Paris, descendait d'une longue lignée de médecins (dont un frère du défenseur de Louis XVI) et, après s'être interrogé sur sa vocation, il ne tarda pas à s'engager avec ardeur dans ses études médicales pour obtenir successivement un poste d'externe puis, en 1926, celui d'interne des hôpitaux de Paris.
Il devait s'orienter d'abord vers la neurologie à la suite de Georges Guillain, à la Salpêtrière. Le parcours qui l'amena à la rhumatologie passa par sa rencontre de Henri Dausset (père du Prix Nobel) avec qui, après avoir soigné des vétérans de la Grande Guerre atteints d'affections ostéo-articulaires à l'hôpital des médaillés militaires, il entreprit de collaborer à la Revue du rhumatisme. Après le décès d'Henri Dausset, il fut appelé à diriger cette revue, dont il fit une publication médicale de premier plan et ce dès avant les années obscures de la Seconde Guerre mondiale. Il devait y publier son article princeps sur les conséquences pathologiques des hernies discales. Certes, les anatomistes et neurochirurgiens connaissaient déjà la protrusion du disque intervertébral, mais on méconnaissait le rôle de cet accident dans la compress […]
